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 Mort de Maurice Blanchot

 

 

L'écrivain et essayiste français Maurice Blanchot, auteur notamment de "L'espace littéraire" (1955), est décédé jeudi 20 février 2003  soir à son domicile près de Paris à l'âge de 95 ans, ont annoncé les quotidiens Le Figaro et Libération lundi.

"Le décès a été confirmé durant le week-end par des proches, mais il n'a pas été, semble-t-il, question de l'annoncer officiellement", selon Libération.

 

 

 Il guillotine le moi, dissout les personnages, abolit le temps perdu ...

« Il n'est  plus. Mais rien ne change : qu'il soit mort ou vivant, toute étude sur Maurice Blanchot est une nécrologie. L'écrivain de «La Littérature et le droit à la mort » n'a pas attendu de mourir, à 96 ans, de sa mort empirique, pour disparaître - et prendre, comme on dit, ses dispositions. Son ouvre exigeante et désolée, on le sait, n'est que le ressassement d'un interminable suicide. Comme Mallarmé, dont il voulut étendre l'expérience poétique à l'art romanesque, Blanchot pourrait dire : «Je n'ai créé mon ouvre que par élimination ». Blanchot écrit pour éliminer Blanchot, donc. On connaît bien peu de photographies de cet homme reclus et invisible. Dans ses romans comme dans ses textes critiques, ce travailleur du néant fait «la part du feu ». Il guillotine le moi, dissout les personnages, abolit le temps perdu, efface les jérémiades biographiques, pour devenir un écrivain, c'est-à-dire, ce «lieu vide où s'annonce l'affirmation impersonnelle» ».

Fabrice Pliskin - Nouvel Observateur du 27 février 2003

 
collection S et G. Hansel
provenant du Nouvel Observateur du 27 février 2003

 

Extrait de l'Interview de Jean Daniel par Alexandra Guyard
(le lundi 24 février 2003) -
Parue sur le site du Nouvel Observateur

Comment expliquez vous que Maurice Blanchot soit aussi peu connu du grand public ?

Jean Daniel : Il l'a voulu. Il y a des gens qui sont peu connus et qui le regrettent, mais dont la postérité peut dire qu'ils ne méritaient pas d'être connus davantage. Et il y a des gens dont on dit qu'ils font partie des happy few. Lautréamont, tout le monde le connaît, car c'était le comte Isidore Ducasse. Saint-John Perse, dont il est bon de dire qu'il était le plus grand poète français, est connu par ses réseaux, son influence au Quai d'Orsay, par sa biographie très agitée.

Maurice Blanchot a ceci de particulier qu'il pouvait se permettre de ne rien faire pour être connu et n'avait pas besoin de la mise en scène médiatique comme nos écrivains, nos philosophes, nos poètes, qui viennent à la télévision parler de la dernière marque de dentifrice ou de la guerre du Vietnam. Maurice Blanchot, en revanche, a cultivé le secret comme William Faulkner ou Julien Gracq.

Il y a un divorce entre la notoriété réelle, par la lecture de l'ouvre, et celle du paraître. Sollers, s'il est plein de talent, est obsédé par le paraître. Maurice Blanchot a, lui, mené une existence d'une très grande sobriété. Sa compagne avait été la maîtresse de Georges Bataille et cette liaison était connue, cela le désolait.


Extrait de l'Interview de Jean Daniel par Alexandra Guyard
(le lundi 24 février 2003) -
Parue sur le site du Nouvel Observateur

 

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