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Jean Cocteau (1889-1963)
« Un
Cocktail, des Cocteau »
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« Dramaturge
et romancier, cinéaste et essayiste, peintre et scénariste , Cocteau fit
de la poésie le dénominateur commun d’une œuvre abondante et protéiforme.
Enfant terrible des lettres , il passa avec éclat d’un domaine de la création
artistique à un autre, avec un brio qu’on lui envia et lui reprocha à la
fois. Arbitre de la vie intellectuelle , artistique et mondaine de son temps
, il reste paradoxalement mal connu , sa légende de touche-à-tout surdoué
et de « Paganini du violon D’Ingres ayant peut-être masqué sa véritable
stature ».
Le Robert des
Grands Ecrivains de langue française
« Chez
Cocteau, il y avait par moments la grandeur ; une grandeur étrange ,
très près d’une sorte de pouvoir occulte. C’était un médium ».
Marguerite
Yourcenar, Les Yeux ouverts, 1980
« C’est
sans nul doute avec Jean Cocteau que les termes : poète et poésie ont
pris leur définition la plus précise. Doué de tous les moyens
d’expression , il a réalisé le vœu de Nietzsche qui rêvait que l’on
fut « danseur dans la bataille » et que l’on tendît sur le
monde un ciel bleu plus terrible que les nuages et les fumées des
enchanteurs suspects ».
André
Fraigneau, Cocteau par lui-même, 1976
« Véritable
lien entre le monde d’hier (Proust) et l’avant-garde ( autour de
Picasso), entre les années Lumière et le cinéma de Godard, Cocteau avec un
sens inné du rebondissement , c’est l’éternel retour. Un fil de fer
qui court de Stravinsky à Genet, de Coco Chanel à Jean Marais, des anges
du symbolisme à l’éloge de Johnny Hallyday, de 1889, année où l’on
inaugure la Tour Eiffel, à 1963, l’assassinat de John Kennedy. «
Mondain et maudit » , méconnu à bien des égards, une véritable légende
du siècle avec sa grandeur et ses ambiguïtés »
François Baudot, Elle, 8
septembre 2003

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