| Boris Vian (1920-1959)
Il fut à la fois ingénieur, écrivain, musicien, chroniqueur de jazz, parolier et
chanteur. Touche à tout de génie, Boris Vian a vécu en restant inconnu du grand public.
Ce n'est qu'en 1962, trois ans après sa mort, que son uvre rencontre ses lecteurs.
C'est d'abord son recueil de nouvelles Je voudrais pas crever, puis L'Herbe
rouge, l'Arrache-cur et l'Ecume des jours
qui connaissent des succès de plus en plus importants. Son refus du réalisme, son esprit
ludique, sa résistance aux règles en vigueur, son univers onirique font de lui un
funambule entraînant le lecteur dans "une farandole de mots qui réveillent
l'imaginaire" . Comme le note Michel Rybalka qui publia sur lui un essai en 1969, le
succès de Vian excède le cas de la littérature pour acquérir une dimension
sociologique. Par son esprit de révolte, son refus de la morale, ses tribunes au vitriol,
Boris Vian incarne à jamais l'esprit libre ayant fait fi des contraintes pour prôner la
libération de l'esprit. Il est mort à trente neuf ans.
Virginie Delisle
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portrait de Boris Vian
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