Chapitre
I : Le 2 mai 1819, Jeanne qui a maintenant 17 ans quitte le couvent de Rouen où
elle est rentrée à lâge de 12 ans. Elle est la fille unique du baron
Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds et dAdélaïde, et regagne en compagnie de son
père et sa mère, le château des Peuples, sur la côte normande, près
dYport, lancienne propriété familiale où elle a passé son enfance.
Le
voyage a lieu sous la pluie. Arrivée aux Peuples. Jeanne goûte avec son père la
joie de redécouvrir le château de son enfance. Elle passe sa première nuit, à la
fenêtre de sa chambre, à rêver au clair de lune. Elle attend un prince charmant
dont « elle savait seulement quelle ladorerait de toute son âme et
quil la chérirait de toutes ses forces ».
Chapitre
II : Une vie d insouciance et de liberté commence. Jeanne passe ses journées
à lire, à rêver et à goûter aux joies de la nature. Un après-midi, labbé
Picot, labbé du village, vient faire une visite de courtoisie aux Peuples.
Il évoque incidemment le vicomte Julien de Lamare : il est jeune, il est libre, il
est noble. Le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds accepte de le recevoir un jour
prochain
Chapitre
III : Le dimanche suivant, la baronne et sa fille vont à la messe. Labbé
Picot sempresse de leur présenter Julien de Lamare . Les deux femmes sont conquises
par le vicomte.
Un
soir, un pêcheur travaillant pour le baron propose à Jeanne et à Julien une promenade
en mer jusquà Etretat. Pour la première fois, Jeanne et le vicomte échangent des
propos intimes. Le soir, Jeanne repense à cette journée et aux sensations nouvelles
quelle a connues au contact du vicomte. Elle se prend à rêver au jeune homme.
Les
jours passent. Un soir, le baron demande à sa fille, sans plus de précision, de se faire
belle pour le lendemain. Ils sont invités au baptême dun voilier nommé Jeanne.
Jeanne et le vicomte de Lamare en sont le parrain et la marraine. Lambiance est à
la fois solennelle et festive. Jeanne, très émue, abandonne sa main dans celle du jeune
homme.
Chapitre
IV : Le père de Jeanne lui annonce que le vicomte lui a demandé sa main. La jeune
fille « étranglée par lémotion » accepte. Le mariage est fixé au 15
août. Ce jour là tout saccélère dans la vie de Jeanne : « elle
sétait endormie jeune femme : elle était femme maintenant » . Les
jeunes gens séchappent de la soirée pour goûter quelques instants de complicité,
mais Jeanne refuse de se laisser embrasser.
La
nuit de noces offre à Jeanne ses premières désillusions.
Julien la possède avec brutalité puis sendort grossièrement. Jeanne, elle,
médite seule, choquée et désenchantée.
Chapitre
V : Selon les vux de Jeanne, les jeunes mariés partent en Corse pour leur
voyage de noces. Avant leur départ la baronne remet sous les yeux de Julien une somme de
deux mille francs à Jeanne. La traversée pour la Corse est un grand moment de bonheur
pour Jeanne. Mais très vite Julien se montre irascible et avare. Lors dune
promenade en montagne, charmée par lardeur du climat méditerranéen, Jeanne
découvre lamour physique et « connaît la révélation du plaisir des
sens ». Lors du retour pour la Normandie, les mariés sarrêtent à Paris.
Jeanne demande à Julien largent que sa mère lui a donné. Celui-ci ne lui donne
que cent francs. Jeanne est contrariée par cette attitude mesquine et inquiétante.
Souhaitant
fréquenter la noblesse locale, il fait peindre de nouvelles armoiries sur la calèche
familiale . Ils rendent des visites de courtoisie aux représentants de
laristocratie locale : les Briseville, une famille hautaine mais sans envergure. Les
parents de Jeanne quittent les Peuples pour passer lhiver dans lune de leurs
résidences, à Rouen.
Chapitre
VII : Jeanne et Julien vivent maintenant seuls aux Peuples. La servante
Rosalie, la sur de lait de Jeanne, est à leur service. La servante met au monde un
petit garçon dont elle souhaite taire le nom du père. Julien, au nom de la morale,
souhaite sanctionner Rosalie en la congédiant, mais Jeanne s y oppose. Par une
sinistre nuit dhiver Jeanne, malade, appelle Rosalie qui ne lentend pas. Elle
découvre alors sa domestique dans le lit de son mari. Elle senfuit, prête à se
suicider sur la falaise. Elle est rejointe par son mari et est ramenée chez elle dans un
état de profonde prostration.
Ses
parents sont rappelés à son chevet . Jeanne tente de se confier à eux car ils la
croient victime de son imagination. Le médecin de famille apprend à Jeanne quelle
attend un enfant. Labbé Picot tente dapaiser la situation et de réconcilier
les époux. Rosalie est évincée. Le prêtre promet de lui trouver un époux à condition
quon lui offre une dot assez importante.
Chapitre
VIII : Jeanne vit une grossesse sans joie. Un après-midi Julien et Jeanne reçoivent
la visite des Fourville, une famille de la noblesse locale. Jeanne sympathise avec la
jeune femme. En juillet 1820 elle accouche dans de terribles souffrances. Déçue par le
mariage Jeanne reporte toute son affection sur son fils et éprouve pour lui un amour
excessif.
En
contrepartie dune dot de 20 000 F, un paysan débrouillard, Désiré Lecoq, accepte
dépouser Rosalie et de prendre en charge son enfant.
Chapitre
IX : Dès que Jeanne sest remise de laccouchement, le couple rend visite
aux Fourville qui les reçoivent chaleureusement. Au printemps suivant, les deux couples
effectuent ensemble plusieurs sorties à cheval. Puis Jeanne découvre que Julien est
lamant de Gilberte de Fourville. A la douleur de linfidélité de son mari,
sajoute la déception davoir été trahie par la Comtesse.
Les parents de Jeanne viennent passer
quelques jours aux Peuples.
La baronne Adélaïde a beaucoup vieilli et
est très faible. Elle meurt quelques semaines après son arrivée aux Peuples. Durant la
nuit de la veillée funèbre, Jeanne trouve dans les papiers de la défunte des lettres
prouvant que sa mère a entretenu une liaison durable, alors quelle était mariée,
avec un ami de la famille. De peur que son père ne trouve cette correspondance
compromettante, Jeanne brûle ces lettres. Son idéalisme de jeune femme est une nouvelle
fois bléssé .
Chapitre X : La vie monotone reprend aux
Peuples. Paul, connaît de graves problèmes de santé. Jeanne a très peur de perdre
son fils et de se retrouver seule. Elle souhaiterait avoir un autre enfant, mais elle se
sent tellement loin de son mari. Elle se confie à labbé Picot qui promet
dintercéder pour elle auprès de Julien. Jeanne tombe enceinte et attend son second
enfant. Labbé Picot est remplacé par Tolbiac, un jeune mystique intransigeant qui
ne tarde pas à se faire détester de tout le monde. Labbé Tolbiac ne tarde pas à
découvrir que le vicomte est lamant de Gilberte de Fourville. Il ne le supporte pas.
Il dénonce cette liaison à Jeanne et lui demande davertir le comte de
Fourville. En vain.
Un autre jour, M. de Fourville vient aux
Peuples, très troublé, et demande sa femme. Il part à sa recherche et découvre sur le
bord de la falaise une roulotte où sest réfugié le couple adultère. Ivre de
colère il précipite la roulotte du haut dun ravin . Gilberte et Julien sont tués.
Lenquête conclut à un accident. Le même jour, Jeanne accouche dune fille
mort-née.
Troisième partie :
l'angoisse d'une mère
Chapitre XI : Deux années s'écoulent. Depuis la mort de son
mari, Jeanne ne se rend plus à léglise soupçonnant labbé Tolbiac
dêtre la cause de cet accident. Paul, sa seule consolation, grandit , aimé et
couvé de tous. A 15 ans, il est mis en pension au collège du Havre où il poursuit des
études très médiocres au grand désespoir de sa famille. Puis il fait une fugue à
Londres. Il se contente décrire annonçant régulièrement sa venue prochaine
et demandant à chaque fois de largent. Le baron meurt. Quelques mois plus tard,
cest tante Lison qui disparaît à son tour. Jeanne se retrouve seule. Après vingt
quatre ans dabsence, Rosalie, en pleine forme, revient sinstaller auprès
delle.
Chapitre XII : Jeanne a pardonné à Rosalie. Lancienne
servante ne tarde pas à découvrir lépouvantable situation financière de sa
maîtresse. Ruinée, Jeanne est contrainte de vendre le château des Peuples. Avec
Rosalie, elle se retire dans une modeste demeure à Batteville, emportant avec elle
quelques souvenirs du chateau de son enfance.
Chapitre XIII : Jeanne tente vainement de revoir son fils. Elle
lui envoie une lettre " éplorée ". La réponse de son fils la blesse
. Il lui annonce son mariage avec une créature que Jeanne na jamais estimée. Elle
effectue le voyage de Paris : elle tente de le retrouver et va se renseigner à la
préfecture. En vain. Elle ne retrouve que des créanciers. Elle revient , seule et
triste, à Batteville.
Chapitre XIV : Jeanne se cloître dans sa solitude et ressasse
éternellement et vainement ses vieux souvenirs. Elle se met à retracer son
existence à partir de vieux calendriers retrouvés au grenier. Un jour, Rosalie lui
propose deffectuer une visite rapide aux Peuples. Jeanne est folle de
joie. Elle revoit le château de son enfance et goûte " avec délice les
souvenirs qui lui reviennent ".
De retour à Batteville, une lettre lui apprend que la femme de Paul
est gravement malade. Jeanne accepte de prendre soin de leur petite fille. Rosalie
va la chercher à Paris et la ramène chez Jeanne.
Lily Bart