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Une Vie de Guy de Maupassant

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Guy de Maupassant

Résumé d'Une Vie

Ce roman de Guy de Maupassant a été publié en feuilleton à Paris en février et mars 1883. Il a été publié en volume la même année.

Il est composé de 14 chapitres et relate les rêves et les désillusions de Jeanne, la fille d'un baron  qui n'a longtemps imaginé sa vie qu'au travers " du prisme idéalisant de ses rêves".

Première partie : les rêves d’une jeune fille

Chapitre I : Le 2 mai 1819, Jeanne qui a maintenant 17 ans quitte le couvent de Rouen où elle est rentrée à l’âge de 12 ans. Elle est la fille unique  du baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds et d’Adélaïde, et regagne en compagnie de son père et sa mère, le château des Peuples, sur la côte normande, près  d’Yport, l’ancienne propriété familiale où elle a passé son enfance.

Le voyage a lieu sous la pluie. Arrivée aux Peuples. Jeanne goûte avec son père la joie de redécouvrir le château de son enfance. Elle passe sa première nuit, à la fenêtre de sa chambre, à rêver au clair de lune. Elle attend un prince charmant dont « elle savait seulement qu’elle l’adorerait de toute son âme et qu’il la chérirait de toutes ses forces ».

Chapitre II : Une vie d’ insouciance et de liberté commence. Jeanne passe ses journées à lire, à rêver et à goûter aux joies de la nature. Un après-midi, l’abbé Picot, l’abbé du village, vient faire une visite de courtoisie aux Peuples. Il évoque incidemment le vicomte Julien de Lamare : il est jeune, il est libre, il est noble. Le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds accepte de le recevoir un jour prochain …

Chapitre III : Le dimanche suivant, la baronne et sa fille vont à la messe. L’abbé Picot s’empresse de leur présenter Julien de Lamare . Les deux femmes sont conquises par le vicomte.

Un soir, un pêcheur travaillant pour le baron propose à Jeanne et à Julien une promenade en mer jusqu’à Etretat. Pour la première fois, Jeanne et le vicomte échangent des propos intimes. Le soir, Jeanne repense à cette journée et aux sensations nouvelles qu’elle a connues au contact du vicomte. Elle se prend à rêver au jeune homme.

Les jours passent. Un soir, le baron demande à sa fille, sans plus de précision, de se faire belle pour le lendemain. Ils sont invités au baptême d’un voilier nommé Jeanne. Jeanne et le vicomte de Lamare en sont le parrain et la marraine. L’ambiance est à la fois solennelle et festive. Jeanne, très émue, abandonne sa main dans celle du jeune homme.

Chapitre IV : Le père de Jeanne lui annonce que le vicomte lui a demandé sa main. La jeune fille « étranglée par l’émotion » accepte. Le mariage est fixé au 15 août. Ce jour là tout s’accélère dans la vie de Jeanne : « elle s’était endormie jeune femme : elle était femme maintenant » . Les jeunes gens s’échappent de la soirée pour goûter quelques instants de complicité, mais Jeanne refuse de se laisser embrasser.

La nuit de noces offre à Jeanne ses premières désillusions. Julien la possède avec brutalité puis s’endort grossièrement. Jeanne, elle, médite seule, choquée et désenchantée.

Chapitre V : Selon les vœux de Jeanne, les jeunes mariés partent en Corse pour leur voyage de noces. Avant leur départ la baronne remet sous les yeux de Julien une somme de deux mille francs à Jeanne. La traversée pour la Corse est un grand moment de bonheur pour Jeanne. Mais très vite Julien se montre irascible et avare. Lors d’une promenade en montagne, charmée par l’ardeur du climat méditerranéen, Jeanne découvre l’amour physique et « connaît la révélation du plaisir des sens ». Lors du retour pour la Normandie, les mariés s’arrêtent à Paris. Jeanne demande à Julien l’argent que sa mère lui a donné. Celui-ci ne lui donne que cent francs. Jeanne est contrariée par cette attitude mesquine et inquiétante.

Deuxième partie : les désillusions

Chapitre VI : Retour aux Peuples. La vie de Jeanne est monotone. Elle s’ennuie et se dit que le bonheur tant désiré est déjà du passé. Julien décide d'abandonner le lit conjugal. Jeanne le regarde maintenant comme un étranger . Il règne en despote et se montre perfide, avare et vaniteux.

Souhaitant fréquenter la noblesse locale, il fait peindre de nouvelles armoiries sur la calèche familiale . Ils rendent des visites de courtoisie aux représentants de l’aristocratie locale : les Briseville, une famille hautaine mais sans envergure. Les parents de Jeanne quittent les Peuples pour passer l’hiver dans l’une de leurs résidences, à Rouen.

Chapitre VII : Jeanne et Julien vivent maintenant seuls aux Peuples. La servante Rosalie, la sœur de lait de Jeanne, est à leur service. La servante met au monde un petit garçon dont elle souhaite taire le nom du père. Julien, au nom de la morale, souhaite sanctionner Rosalie en la congédiant, mais Jeanne s ‘y oppose. Par une sinistre nuit d’hiver Jeanne, malade, appelle Rosalie qui ne l’entend pas. Elle découvre alors sa domestique dans le lit de son mari. Elle s’enfuit, prête à se suicider sur la falaise. Elle est rejointe par son mari et est ramenée chez elle dans un état de profonde prostration.

Ses parents sont rappelés à son chevet . Jeanne tente de se confier à eux car ils la croient victime de son imagination. Le médecin de famille apprend à Jeanne qu’elle attend un enfant. L’abbé Picot tente d’apaiser la situation et de réconcilier les époux. Rosalie est évincée. Le prêtre promet de lui trouver un époux à condition qu’on lui offre une dot assez importante.

Chapitre VIII : Jeanne vit une grossesse sans joie. Un après-midi Julien et Jeanne reçoivent la visite des Fourville, une famille de la noblesse locale. Jeanne sympathise avec la jeune femme. En juillet 1820 elle accouche dans de terribles souffrances. Déçue par le mariage Jeanne reporte toute son affection sur son fils et éprouve pour lui un amour excessif.

En contrepartie d’une dot de 20 000 F, un paysan débrouillard, Désiré Lecoq, accepte d’épouser Rosalie et de prendre en charge son enfant.

Chapitre IX : Dès que Jeanne s’est remise de l’accouchement, le couple rend visite aux Fourville qui les reçoivent chaleureusement. Au printemps suivant, les deux couples effectuent ensemble plusieurs sorties à cheval. Puis Jeanne découvre que Julien est l’amant de Gilberte de Fourville. A la douleur de l’infidélité de son mari, s’ajoute la déception d’avoir été trahie par la Comtesse.

Les parents de Jeanne viennent passer quelques jours aux Peuples.

La baronne Adélaïde a beaucoup vieilli et est très faible. Elle meurt quelques semaines après son arrivée aux Peuples. Durant la nuit de la veillée funèbre, Jeanne trouve dans les papiers de la défunte des lettres prouvant que sa mère a entretenu une liaison durable, alors qu’elle était mariée, avec un ami de la famille. De peur que son père ne trouve cette correspondance compromettante, Jeanne brûle ces lettres. Son idéalisme de jeune femme est une nouvelle fois bléssé .

Chapitre X : La vie monotone reprend aux Peuples. Paul, connaît de graves problèmes de santé. Jeanne a très peur de perdre son fils et de se retrouver seule. Elle souhaiterait avoir un autre enfant, mais elle se sent tellement loin de son mari. Elle se confie à l’abbé Picot qui promet d’intercéder pour elle auprès de Julien. Jeanne tombe enceinte et attend son second enfant. L’abbé Picot est remplacé par Tolbiac, un jeune mystique intransigeant qui ne tarde pas à se faire détester de tout le monde. L’abbé Tolbiac ne tarde pas à découvrir que le vicomte est l’amant de Gilberte de Fourville. Il ne le supporte pas. Il dénonce cette liaison à Jeanne et lui demande d’avertir  le comte de Fourville. En vain.

Un autre jour, M. de Fourville vient aux Peuples, très troublé, et demande sa femme. Il part à sa recherche et découvre sur le bord de la falaise une roulotte où s’est réfugié le couple adultère. Ivre de colère il précipite la roulotte du haut d’un ravin . Gilberte et Julien sont tués. L’enquête conclut à un accident. Le même jour, Jeanne accouche d’une fille mort-née.

Troisième partie : l'angoisse d'une mère

Chapitre XI : Deux années s'écoulent. Depuis la mort de son mari, Jeanne ne se rend plus à l’église soupçonnant l’abbé Tolbiac d’être la cause de cet accident. Paul, sa seule consolation, grandit , aimé et couvé de tous. A 15 ans, il est mis en pension au collège du Havre où il poursuit des études très médiocres au grand désespoir de sa famille. Puis il fait une fugue à Londres. Il se contente d’écrire  annonçant régulièrement sa venue prochaine et demandant à chaque fois de l’argent. Le baron meurt. Quelques mois plus tard, c’est tante Lison qui disparaît à son tour. Jeanne se retrouve seule. Après vingt quatre ans d’absence, Rosalie, en pleine forme, revient s’installer auprès d’elle.

Chapitre XII : Jeanne a pardonné à Rosalie. L’ancienne servante ne tarde pas à découvrir l’épouvantable situation financière de sa maîtresse. Ruinée, Jeanne est contrainte de vendre le château des Peuples. Avec Rosalie, elle se retire dans une modeste demeure à Batteville, emportant avec elle quelques souvenirs du chateau de son enfance.

Chapitre XIII : Jeanne tente vainement de revoir son fils. Elle lui envoie une lettre " éplorée ". La réponse de son fils la blesse . Il lui annonce son mariage avec une créature que Jeanne n’a jamais estimée. Elle effectue le voyage de Paris : elle tente de le retrouver et va se renseigner à la préfecture. En vain. Elle ne retrouve que des créanciers. Elle revient , seule et triste, à Batteville.

Chapitre XIV : Jeanne se cloître dans sa solitude et ressasse éternellement et vainement  ses vieux souvenirs. Elle se met à retracer son existence à partir de vieux calendriers retrouvés au grenier. Un jour, Rosalie lui propose d’effectuer une visite rapide aux Peuples. Jeanne est folle de  joie. Elle revoit le château de son enfance et goûte "  avec délice les souvenirs qui lui reviennent ".

De retour à Batteville, une lettre lui apprend que la femme de Paul est gravement malade. Jeanne accepte de prendre soin de leur petite fille.  Rosalie va la chercher à Paris et la ramène chez Jeanne.

Lily Bart

Source bibliographique

Une Vie de Maupassant , étude de Philippe Bonneu   (Editions Bréal)
Dictionnaire des Grandes Oeuvres de la Littérature française, Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty ( Editions larousse)
Kléber Haedens  Une Histoire de la Littérature française, Grasset 1970
Le Robert des Grands Ecrivains de langue française


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