Résumé de Vingt-quatre heures de la vie
dune femme de Stefan Zweig
Première adaptation au cinéma en 1968
Nouvelle adaptation en 2003 de
La Nouvelle de Stefan Zweig, Vingt-quatre heures de la vie dune femme
Vingt-quatre heures de la
vie dUne femme de Stefan Zweig
" Jamais encore, je navais vu un visage dans lequel
la passion du jeu jaillissait si bestiale dans sa nudité effrontée.... Jétais
fascinée par ce visage qui, soudain, devint morne et éteint tandis que la boule se
fixait sur un numéro : cet homme venait de tout perdre !....Il sélança hors du
Casino. Instinctivement, je le suivis
Commencèrent alors 24 heures qui allaient
bouleverser mon destin ! "
Ce double récit de Stefan Zweig débute en 1904 dans une petite
pension de la Riviera où séjournent quelques personnes bien nées. Le narrateur évoque
dans quelles circonstances Madame Henriette, lune des clientes, sest enfuie
avec un jeune homme qui navait pourtant passé là quune journée. Tout juste
la jeune femme a-t-elle laissé une lettre à son mari pour expliquer son acte. Un
scandale éclate dans la pension. Chaque pensionnaire y va de son propos acerbe pour
critiquer lattitude inqualifiable dHenriette. Il ny a guère que le
narrateur pour tenter de comprendre le comportement de cette "créature sans
moralité ". Il y a aussi Mrs C., une vielle dame anglaise, qui pose beaucoup de
questions au narrateur. Mrs C. se décide alors de confier au narrateur quels feux mal
éteints cette aventure a ranimés chez elle.
Mrs C. avait alors quarante deux ans et avait perdu son mari deux ans
auparavant. Elle décide de se rendre à Monte Carlo et fréquente alors les casinos. Elle
aime à examiner les mains des joueurs. Ces gestes quelle observe lui permettent de
comprendre leur personnalité sans même avoir à regarder leur visage.
Un jour, elle est fascinée par des mains magnifiques. Elle ne peut
résister. Elle regarde alors ce joueur et découvre un beau jeune homme
denviron vingt quatre ans. Il semble totalement anéanti car il vient de perdre tout
son argent. Mrs C. limagine songeant au suicide. Elle décide alors de laider.
Elle se prend daffection pour ce jeune homme dévoré par la passion du jeu et voué
à lautodestruction. Pour la première fois depuis la mort de son mari, elle
éprouve à nouveau des sentiments. Cet épisode de sa vie ne dure que vingt quatre
heures. Et si cette passion foudroyante neut pas lissue heureuse
quespérait Mrs C.
, elle nen demeure pas moins un moment décisif de son
existence
Première adaptation au cinéma en 1968
En 1968 Dominique Delouche réalise une première adaptation de ce
récit de Stefan Zweig avec Danielle Darrieux et Robert Hoffman; film illuminé par la
grâce légère et mélancolique de l'héroïne de La Ronde.
Comme lécrivait Télérama, ce film ressemblait au poème
dApollinaire que Delouche avait mis en épigraphe : " J'ai cueilli
ce brin de bruyère/ L'automne est morte,
souviens-t'en/ Nous ne nous-verrons plus sur terre / Odeur du temps brin de bruyère/Et
souviens-toi que je t'attends "
Nouvelle adaptation en 2003 de
Vingt-quatre heures de la vie dUne femme
Daprès un scénario de Laurent Bounhik et Guillaume Taurand. Film réalisé par
Laurent Bounhik avec Agnès Jaoui, Michel Serrault, Nicolaj Coster-Waldau et Bérénice
Bejo

© MK2 Diffusion
Sortie le 8 janvier 2003
Au début du XXe siècle, dans un casino de la Riviera,
Marie Collins-Brown (Agnès Jaoui), une femme irréprochable, va vivre avec Anton , un
joueur inguérissable, les 24 heures les plus intenses de sa vie. Elle veut le
sauver ; elle ne réussira à créer qu'une liaison maudite.
Vingt ans plus tard, Marie Collins-Brown qui s'était emmurée dans le silence,
confie son secret à Louis, un adolescent révolté par la mauvaise conduite de sa mère.
A l'aube du troisième millénaire, Louis (Michel Serrault), l'héritier du secret, est
devenu un vieil homme désabusé. Il ne pense plus guère qu'à sa fin prochaine. Il
renontre par hasard Olivia, une jeune fille qui le déconcerte
par sa beauté et ranime ses souvenirs.

© MK2 Diffusion
Agnès Jaoui et Nicolas Coster-Walsdau
Laurent Bounhik et Guillaume Taurand ont donc imaginé une troisième partie qui
s'entremêle aux deux époques du récit de Stefan Zweig. En se déroulant ainsi à trois
époques différentes, le thème de la passion incandescente devient l'occasion d'un
voyage dans le temps et d'un jeu de miroir éternel.
Source bibliographique
Vingt-quatre heures de la vie dUne femme de Stefan Zweig
(Editions Stock)

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