1821 |
Naissance de
Gustave Flaubert, le 12 Décembre à l'Hôtel Dieu, l'hôpital de Rouen. Son père,
Achille-Cléophas, est chirurgien en chef de cet hôpital. Sa mère, Justine-Caroline, est
elle aussi, fille de médecin. Gustave a un frère aîné né en 1813. Il aura également
une sur, Caroline, qui naîtra en 1824.
Ses parents habitent un pavillon rattaché à l'hôpital. Le petit
Gustave passe une enfance assez triste dans l'atmosphère austère de l'hôpital;
délaissé par rapport à son frère aîné, brillant élève, porteur de toutes les
ambitions de la famille, il se sent lui-même passif, instable, différent, et se réfugie
dans la littérature. |
1824 |
Naissance de
Caroline, sa sur |
1825 |
Julie entre au
service de la famille Flaubert, comme nourrice, puis comme domestique. Elle y restera
jusqu'à la mort de Gustave, à qui elle survivra trois ans. Gustave Flaubert la
dépeindra sous les traits de Félicité dans Un cur simple |
1829 |
Début de
l'amitié avec Ernest Chevalier, à qui il écrira la première lettre de la
Correspondance le 31 Décembre 1830 |
1830 |
Premiers
textes : Louis XIII, Eloge de Corneille, bientôt suivis d'une Belle explication
de la fameuse constipation. |
1832 |
En février
Gustave entre au collège royal de Rouen.
Avec ses camarades de collège, il crée le personnage rabelaisien du Garçon,
au travers duquel les adolescents se moquent des bourgeois |
1833 |
Voyages
familiaux en Normandie, à Nogent-sur-Seine, à Versailles, Fontainebleau, Paris |
1834 |
Chaque été,
la famille Flaubert passe ses vacances à Trouville
Au collège, rédaction, avec Ernest Chevalier, de Art et Progrès,
journal manuscrit contenant des nouvelles et une rubrique Théâtre. |
1835 |
Deuxième (et
dernier) numéro d'Art et Progrès où Gustave publie un Voyage en enfer |
1836 |
Lors de se
vacances à Trouville, Gustave rencontre Elisa Schlésinger, épouse de Maurice
Schlésinger, directeur de la Gazette et revue musicale de Paris. Début d'une
longue passion impossible. Gustave Flaubert évoquera cette rencontre déterminante dans les
Mémoires d'un fou et les deux versions de l'Education
sentimentale. Elisa Schlésinger, " le fantôme de Trouville", incarnera
la femme inaccessible.
Il travaille à une première uvre : Bibliomanie |
1837 |
Gustave
Flaubert rencontre Alfred Le Poittevin qui deviendra l'un de ses grands amis.
Sa vocation littéraire se précise. Il publie ses premières
uvres dans le Colibri, une revue littéraire de Rouen : Bibliomanie, Une
leçon d'histoire naturelle. |
1838 |
Gustave
Flaubert entre en classe de rhétorique.
Rédaction de textes autobiographiques : Agonies, pensées
sceptiques et Mémoires d'un fou, dédiées à Alfred Le Poittevin. |
1839 |
Gustave
Flaubert entre en classe de philosophie en octobre et en est exclu en décembre.
Il écrit Smarh. |
1840 |
Il est reçu
au baccalauréat, il part en voyage dans les Pyrénées et en Corse.
De passage à Marseille, il rencontre Eulalie Foucaud de Langlade et
aura une brève idylle avec elle. Il évoquera cette rencontre dans Souvenirs, notes et
pensées intimes et dans Novembre. |
1841 |
Son père
l'oblige à faire son droit à Paris. Il s'inscrit à la Faculté de Droit de Paris. Il
n'y rentrera qu'en décembre. |
1842 |
" Je
me fous pas mal du Droit, pourvu que j'ai celui de fumer ma pipe et de regarder les nuages
rouler au ciel, couché sur le dos en fermant à demi les yeux. C'est tout ce que je veux.
"
Il poursuit ses études sans enthousiasme. Il sera toutefois reçu en
seconde année.
Il rédige Novembre. |
1843 |
Il commence la
rédaction de la première version de l'Education
sentimentale.
Il rencontre Maxime Du Camp, homme de lettres mondain.
Il mène une vie agitée. Il fréquente l'atelier du sculpteur Pradier,
atelier où il fera la connaissance de Victor Hugo.
Il échoue à son examen de deuxième année de Droit. |
1844 |
En Janvier, il
est victime d'une crise nerveuse d'une extrême violence, la première d'une longue
série. " Je me suis senti tout à coup emporté par un torrent de flammes."
Cette grave crise oblige sa famille à accepter qu'il arrête ses
études. La famille Flaubert achète, en avril, une grande maison, au bord de la Seine, à
Croisset, près de Rouen. Gustave y passera sa longue convalescence. |
1845 |
Sa sur
Caroline épouse Emile Hamard. Gustave Flaubert les accompagne lors de leur voyage de
noces en Italie.
A Gênes, il admire un tableau de Bruegel, la Tentation de Saint-
Antoine, qui lui inspirera le récit éponyme |
1846 |
Le 15 Janvier,
mort du Docteur Flaubert.
En Mars, mort de sa sur Caroline, après avoir mis au monde une
petite fille, prénommée elle aussi Caroline
En Mai, mariage d'Alfred Le Poittevin.
En Juin, il rencontre Louise Colet, femme de lettres en vogue, dans
l'atelier du sculpteur Pradier. Ils auront une liaison orageuse jusqu'en 1848, puis à
nouveau de 1851 à 1854.
Début de l'amitié avec Louis Bouilhet |
1847 |
Trois mois de
voyage à pied en Anjou, Bretagne et Normandie avec Maxime Du Camp
Ils en rapporteront Par les champs et par les grèves : Flaubert
écrit les chapitres impairs, Du Camp les chapitres pairs. Ils renonceront à publier ce
journal de leur randonnée.
Flaubert commence à travailler à la rédaction de La tentation de
Saint Antoine |
1848 |
Mort d'Alfred
Le Poittevin
Flaubert et Du Camp vont voir l'émeute à Paris, qui sera décrite
dans L'Education sentimentale
Première rupture avec Louise Colet. |
1849 |
Le premier
septembre, Flaubert achève la rédaction de La tentation de Saint Antoine
Il en fait la lecture à Bouilhet et Du Camp qui jugent "qu'il
faut jeter cela au feu et n'en jamais reparler"
Le 29 octobre, il par pour l'Orient avec Du Camp. Il commence par
l'Egypte |
1850 |
Suite de son
voyage en Orient ( Palestine, Syrie, Liban, Turquie) |
1851 |
Il rentre de
son voyage d'Orient par l'Italie : Naples, Rome, Florence, Venise, Milan.
Il renoue avec Louise Colet
Il commence Madame Bovary
le 19 Septembre. Il y travaillera jusqu'en mai 1856 : 56 mois d'un travail acharné. |
1854 |
Seconde
rupture avec Louise Colet |
1855 |
Flaubert
s'installe à Paris, 42 boulevard du Temple. Il se partagera désormais entre Croisset et
Paris.
Rupture définitive avec Louise Colet |
1856 |
Il termine Madame Bovary en avril
Parution en feuilleton dans la Revue de Paris de Du Camp.
Flaubert découvrira, après coup, que certains passages ont été coupés (notamment la
scène du fiacre). Il proteste.
Seconde version de la Tentation de Saint Antoine, dont des
fragments paraissent dans l'Artiste |
1857 |
Madame
Bovary sort en librairie. Le procès pour "atteinte aux bonnes murs et à
la religion" vaut au roman un grand succès.
Flaubert est finalement acquitté, mais ce procès le rend célèbre.
En septembre Flaubert se lance dans la rédaction de Salammbô. |
1858 |
Il interrompt
l'écriture de Salammbô d'avril à juin pour un voyage en Algérie et Tunisie.
De retour à Paris, il commence à fréquenter les milieux littéraires
: les Goncourt, Sainte-Beuve, Baudelaire, Gautier
|
1862 |
Publication de
Salammbô le 24 Novembre 1862. Le "solitaire de Croisset" passe l'hiver
à Paris et mène une vie mondaine : diners littéraires chez Magny. Il y retrouve Les
Goncourt, Sainte-Beuve, Théophile Gautier... C'est lors de l'un de ces dîners qu'il
rencontre George Sand. Début d'une amitié profonde entre l'auteur de Madame Bovary et
l'auteur de Consuelo. |
1863 |
Il rencontre
Tourgueniev et la Princesse Mathilde |
1864 |
Il commence L'Education sentimentale et prépare le plan avec
son ami Bouilhet. Il travaillera à la rédaction de L'Education sentimentale
jusqu'en 1869.
Flaubert est invité à Compiègne chez l'Empereur Napoléon III |
1865 |
Plusieurs
voyages : Londres, Baden-Baden, où séjourne Maxime Du Camp |
1866 |
Durant
l'été, il retrouve secrètement à Londres, Juliet Herbert, l'ancienne gouvernante des
Flaubert.
Il reçoit la Légion d'honneur
Séjour de George Sand à Croisset |
1867 |
Le 10 juin, il
est invité à la réception donnée par l'empereur aux Tuileries, en l'honneur du tsar
Alexandre II. |
1868 |
Séjour à
Croisset de George Sand.
Durant l'automne, Flaubert reçoit à Croisset le grand écrivain
russe, Tourgueniev. |
1869 |
Fin de la
rédaction de L'Education sentimentale et lecture publique chez la Princesse
Mathilde
Mort de son ami Louis Bouilhet en Juillet : "La moitié de mon
cerveau est resté à jamais au Cimetière monumental ( de Rouen) " écrit Flaubert
suite au décès de son ami.
Publication de L'Education sentimentale qui fut très mal
accueilli par la critique. Seuls Théodore de Banville, Emile Zola et George Sand prirent
la défense de Flaubert. Le livre se vendit très mal. En 1873, soit quatre ans après sa
parution, le tirage initial de 3000 exemplaires n'était toujours pas écoulé.
Flaubert passe les fêtes de Noël à Nohant, chez George Sand |
1870 |
En hommage à
son ami Bouilhet, dont il est l'executeur testamentaire, Flaubert commence à retravailler
sa pièce Le Sexe faible, et écrit une préface aux Dernières chansons.
Mort de Jules de Goncourt en Juin
Croisset occupé par les Prussiens, Flaubert et sa mère se réfugient
à Rouen, chez les Commanville |
1871 |
Visite à la
Princesse Mathilde à Bruxelles, et à Juliet Herbert à Londres
Flaubert se réinstalle à Croisset en avril et retravaille La
tentation de Saint Antoine
En novembre, il reçoit la visite d'Elisa Schlesinger, veuve depuis mai |
1872 |
Publication
des Dernières chansons de Bouilhet, avec une préface de Flaubert, et d'une
cinglante Lettre à la municipalité de Rouen pour son refus d'ériger une statue
en l'honneur de son ami.
Mort de sa mère le 6 avril
Achèvement de la troisième version de La tentation de Saint
Antoine, qui sera publiée en 1874.
Mort de Théophile Gautier en octobre
Séjour à Luchon
Il commence la rédaction de Bouvard et Pécuchet |
1873 |
Séjour à
Nohant, chez George Sand, avec Tourgueniev
Rédaction d'une "grande comédie politique", Le candidat
qui n'aura que quatre représentations début 1874
Mort de Feydau en octobre |
1874 |
Publication de
la version définitive de La tentation de Saint Antoine.
A nouveau l'uvre doit affronter l'incompréhension de la critique
: " Les injures s'accumulent! C'est un concerto, une symphonie, où tous
s'acharnent dans leurs instruments
ce qui m'étonne, c'est qu'il y a sous plusieurs
de ces critiques, une haine contre moi, contre mon individu, un parti pris de
dénigrement, dont je cherche la cause." écrit-il dans une lettre à George
Sand, datée du 1er mai.
Voyage en Normandie, où il trouve le décor de Bouvard et Pécuchet :
" Je placerai Bouvard et Pécuchet entre la vallée de l'Orne
et la vallée d'Auge, sur un plateau stupide, entre Caen et Falaise. "
Séjour en Suisse, sur ordre de son médecin |
1875 |
Rédaction de Bouvard
et Pécuchet.
Ruine de son neveu Commanville, l'époux de Caroline, à qui Flaubert
avait confié sa fortune : pour éviter la faillite, il vend une de ses fermes et quitte
son appartement parisien
Abandon, qu'il pense définitif, de la rédaction de Bouvard et
Pécuchet Séjour à Concarneau en septembre, où il commence La Légende de Saint
Julien l'Hospitalier qu'il termine en cinq mois |
1876 |
Début de la
rédaction d'Un cur simple
Mort de Louise Colet en mars
Mort George Sand en Juin
Fin de la rédaction d'Un cur simple et commencement d'Hérodias
|
1877 |
Fin de la
rédaction d'Hérodias en février.
Publication en avril de : Les trois contes. Ils sont bien
accueillis par la critique. "Trois chefs d'uvre absolus et parfaits"
dira Théodore de Banville.
Reprise de Bouvard et Pécuchet |
1878 |
Poursuite de
la rédaction de Bouvard et Pécuchet |
1879 |
Flaubert se
fracture la péroné
Les difficultés financières continuent. Il obtient, de Jules Ferry,
un poste de conservateur et une pension de 3000 F |
1880 |
Il commence le
chapitre X de Bouvard et Pécuchet. Il se sent épuisé, dégoûté de tout,
harcelé par les nouvelles traites à payer. Il meurt subitement au milieu de ses
manuscrits le 8 mai, foudroyé par une hémorragie cérébrale.
Enterrement le 11 Mai, en présence de Zola, Goncourt, Daudet,
Banville, Maupassant
Flaubert est inhumé au Cimetière monumental de Rouen, comme son ami
Bouilhet. |
1890 |
Inauguration
d'un monument à Flaubert à l'Hôtel Dieu de Rouen |