1840 |
Naissance le
13 mai, à Nimes, d'Alphonse Daudet.
Il est issu d'une famille bourgeoise. Son père, catholique et
royaliste, est tisserand et négociant en soieries.
Le jeune Alphonse Daudet est de santé fragile. Il passe 3 ans en
Provence chez des paysans. Il y découvre et apprend le parler provençal. |
1849 |
La fabrique du
père d'Alphonse Daudet périclite et doit être fermée. C'est un drame pour toute la
famille qui s'exile à Lyon, capitale de la soierie.
Alphonse Daudet bénéficie d'une bourse qui lui permettra de
poursuivre ses études au lycée Ampère de Lyon jusqu'en 1856. Il est plutôt un bon
élève , mais il traîne sa condition modeste comme un boulet . Il doit essuyer brimades
et humiliations : " Eh, vous le petit chose...", expression qu'il
reprendra pour le titre du roman qu'il publiera en 1868. |
1857 |
C'est la
faillite définitive de son père. Ses parents se séparent. Alphonse doit interrompre ses
études avant le bac. Il occupe alors un poste de surveillant au collège d'Alès. Cette
expérience, plutôt décevante, ne dure que quelques mois. A la fin de l'année, Il va
rejoindre son frère Ernest à Paris. Ce dernier le guidera pour ses premiers pas dans la
capitale. |
1858 |
Alphonse
Daudet est alors totalement désargenté. Il vit dans de modestes chambres de bonne, au
sein de groupes très animés qui discutent avec fougue sur la politique, la littérature,
le pouvoir, les femmes ... Alphonse Daudet est un brillant orateur et a la plume vive. Il
publie cette année-là un recueil de poèmes, Les Amoureuses. Le succès est
immédiat. Paris s'enthousiasme pour ce recueil aux images naïves et généreuses. Ces
poèmes séduisent l'impératrice Eugénie ; ce qui lui permettra de devenir secrétaire
du duc de Morny (demi-frère de Napoléon III) : fonction qui le met à l'abri des soucis
matériels. Il utilisera cette expérience pour écrire le Nabab (1877). |
1860 |
Alphonse Daudet rencontre
Fréderic Mistral, le poète occitan qui vient de fonder le Félibrige, un
mouvement littéraire qui s'est fixé comme objectif d'enrayer le déclin de la langue
provençale. Lui, qui n'était "que Nimois", se découvre une identité
provençale . La Provence inspirera plusieurs de ses succès : Lettres de mon
moulin,
Tartarin de Tarascon... |
1862 |
Il publie La
Dernière Idole, une première pièce de théâtre. |
1864 |
Il publie Les Absents, une
nouvelle pièce de théâtre. Ces pièces lui permettent de rejoindre le groupe des
"auteur sifflés" ( Flaubert, Zola, Les Frères Goncourt...), souvenir qu'il
évoque dans son recueil autobiographique , Trente ans de Paris ( 1888) . Alphonse
Daudet effectue plusieurs séjours en Provence. Il séjourne chez des cousins au château
de Montauban , près de Fontvielle. Des liens d'étroites amitiés se créent
immédiatement avec les habitants de la région. Plus tard, il se plaira à dire que ses
récits sont issus des histoires du berger dont il écoutait les conversations à la
veillée. C'est à cette époque qu'il découvre "Le" Moulin Tissot , celui des Lettres.
Alphonse Daudet qui est souvent malade et qui redoute la tuberculose effectue un voyage
en Corse et un autre en Algérie. Ces voyages développent son imaginaire personnel. |
1865 |
Mort du Duc de
Morny. Alphonse Daudet rencontre Paul Arène (1843-1896). Pendant un an , ils vont écrire
ensemble douze premières lettres qui paraissant sous le titre de Chroniques
Provençales dans l'Evénement. |
1867 |
Il épouse
Julia Allard. Voyage de noces en Provence.
Ils auront trois enfants, Léon (1867), Lucien et Edmée. |
1868 |
Les époux
Daudet achètent une maison à Champrosay, près de Paris. Ils y réunissent des amis
écrivains et artistes. Alphonse Daudet est l'un des premiers à apprécier et à prendre
la défense des impressionnistes. Auguste Renoir peint un portrait de son épouse.
Le Petit Chose |
1869 |
La suite des
Lettres parait en deux temps dans le Figaro, sous leur titre définitif,
Les
lettres de mon moulin. Le succès n'est pas au rendez vous mais Daudet obtient une
reconnaissance littéraire et mondaine. Apparaissent également contre lui, des
accusations de plagiat. |
1870 |
Première
parution dans le Figaro de Bartarin de Tarascon qui deviendra Tartarin de
Tarascon en 1872.
Pendant la guerre, Alphonse Daudet sert au fort de Montrouge. Il
reçoit la Légion d'honneur. |
1872 |
Tartarin de
Tarascon
Représentation au Vaudeville de l'Arlésienne , opéra de
Bizet, d'après l'une des Lettres de Daudet. |
1873 |
Contes du
lundi, publiés en trois séries dans Le Soir.
Alphonse Daudet rencontre les frères Goncourt. |
1874 |
Fromont
jeune et Risler aîné. Ce roman paraît en feuilleton dans le Bien Public. |
1876 |
Jack,
Ce roman où l'on pressent l'influence de Dickens ( David Copperfield et Oliver Twist) connaît
un grand succès. |
1877 |
Le Nabab |
1879 |
Les Rois en
exil |
1881 |
Publication de
Numa Roumestan, murs parisiennes |
1883 |
L'Evangéliste,
roman parisien |
1884 |
Sapho Alphonse Daudet
est atteint d'une maladie qu'il sait incurable. Bientôt il ne se déplace plus qu'avec
une canne et l'horrible douleur le poursuit jour et nuit. Il quitte à plusieurs reprises
son domicile parisien pour faire des cures à Lamalou-les bains.
Il fait partie du groupe d'écrivains dont les réunions aboutiront une vingtaine
d'années plus tard ( 1903) à la création de l'Académie Goncourt. |
1887 |
Daudet qui
était assez proche d'Emile Zola (il se voulait un romancier naturaliste) voit du fait de
leurs idées esthétiques et politiques divergentes ses relations de distendre avec
l'auteur des Rougon-Macquart . En Août, il écrit un violent pamphlet contre La
Terre. Zola minimisera cet incident |
1888 |
L'Immortel
A travers ma vie et mes livres
Souvenirs d'un homme de lettres |
1897 |
Le 16
Décembre Alphonse Daudet s'éteint à Paris loin de sa Provence. Il est enterré au
cimetière du Père Lachaise
En pleine affaire Dreyfus, et malgré les opinions qui les opposaient,
Emile Zola prononce un discours ému aux obsèques de son ami à qui il consacre plusieurs
articles élogieux. |