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Les auteurs français contemporains (L)

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Christian Laborde

Christian Laborde est né en 1955 dans les Hautes-Pyrénées à quelques kilomètres du col du Tourmalet. "Tout petit, il est tombé dans le chaudron des mots" (il baigne dans la langue occitane, espagnole et française).

Sa grand-mère parle gascon, l’instituteur parle français, et le menuisier, espagnol. Le premier voisin est polonais et son épouse indochinoise. En 1985, il écrit sur son ami Claude Nougaro, l’homme aux semelles de swing (Grand prix du livre musical Charles-Cros), puis, en 1987, aux éditions Éché, L’Os de Dionysos, saisi à la suite d’une ordonnance de référé du tribunal de Tarbes. Il a récemment été réédité chez Pauvert).

En 1990 et 1991, Christian Laborde publie chez Régine Deforges Aquarium, L’archipel de Bird, puis Danse avec les ours, un pamphlet contre le percement du tunnel du Somport.
Passionné de cyclisme, il est également l’auteur de L’ange qui aimait la pluie (1994), Grand Prix de littérature sportive, de Le Roi Miguel (1995), portrait de Miguel Indurain et de Flammes ( 1999) .

Philippe Labro

Philippe Labro est né en 1936 à Montauban.

A 18 ans il part aux Etats-Unis et poursuit ses études en Virginie. Il va parcourir les Etats-Unis pendant quatre ans.

Il revient en France en 1957. Il est successivement reporter à Europe 1, à Marie-France puis à France-Soir.
Il effectue ensuite son service militaire en Algérie de 196à à 1962 pendant la guerre d'Algérie. Il reprend ensuite une activité de journaliste : Paris Match , rédaction du journal de 13h sur RTL.

Il travaille ensuite à Antenne 2 et y anime le journal de midi.
En 1985, il devient directeur général des programmes de RTL. Il publie cette année-là L'étudiant étranger (prix interallié), roman inspiré de son séjour universitaire aux Etats-Unis et qui connaît un grand succès.

Autres livres publiés par Philippe Labro :

  • Un Américain peu tranquille (1960)
  • Des feux mal éteints (1967)
  • Des bateaux dans la nuit (1982)
  • L'Étudiant étranger (1985)
  • Le Petit Garçon (1990)
  • Quinze Ans (1994)
  • La Traversée (1995)
  • Rendez-vous au Colorado
  • Manuella (1999)

Ysabelle Lacamp

Ysabelle Lacamp est d'origine cévenole et coréenne. Elle est diplomée des langues orientales.
Elle publie en 1987, Le baiser du dragon, un roman picaresque et truculent , dont l'intrigue se déroule dans la Chine du dixième siècle.

Elle a également publié La Fille du Ciel (1988), Mambo, Mambo, Une jeune fille bien comme il faut.

Jacques Laccarière

Ecrivain, poète et traducteur, Jacques Laccarière est né en 1925 à Limoges. Etudes à la Sorbonne et aux Langues-O. Grand voyageur, c'est aussi un authentique passionné d'art, de bois et de forêts - qu'il a longuement parcourus à pied (Chemin faisant, Fayard 1973). Considéré aujourd'hui comme un des plus fins connaisseurs de la Grèce, il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, récits de voyages et analyses de mythes antiques, dont: l'Eté grec (Plon), Sourates (Fayard), Un jardin pour mémoire (Nil), Dictionnaire amoureux de la Grèce (Plon, 2001), L'âge des pierres ...

Jean Lacouture

Jean Lacouture est né en 1921.

Il est notamment l'auteur de :

  • Hô Chi Minh (1967)
  • Nasser (1971)
  • André Malraux (1974)
  • Un sang d'encre (1974)
  • Léon Blum (1977)
  • Survive le peuple cambodgien ! (1978)
  • Mauriac, Pierre Mendès France, De Gaulle (3 volumes, 1984-88)
  • Champollion, une vie des lumières
  • Une adolescence du Siècle : Jacques Rivière et la NRF (1994)
  • Mes héros et nos monstres (1995)
  • Montaigne à cheval (1998)
  • Mitterrand : une histoire de Français (1998)
  • Le Témoignage est un combat ( 2000)

Marc Lambron

Marc Lambron est né en 1957 à Lyon. Il est critique littéraire au Point. Il est l'auteur de l'Impromptu de Madrid (1988), la Nuit des masques (1990), Carnet de Bal (1992), l'Œil du silence (1993), 1941 (1997).

Luc Lang

Luc Lang est né le 18 octobre 1956 à Suresnes.

A dix-huit ans, il traverse le nord de la France, et plus particulièrement les terres à betteraves. De cette expérience naîtra son premier roman, Voyage sur la ligne d’horizon. En 1976, il est en Khâgne au lycée Jules-Ferry, à Paris.

Il a séjourné en Italie, en Afrique noire et au Japon. Il est aujourd'hui professeur et enseigne l'esthétique à I'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Cergy-Pontoise. Il roule en moto. Il a publié de nombreux d'articles d'esthétiques sur l'art contemporain dans des catalogues d'exposition, des ouvrages collectifs ou des cahiers de recherche.

En 1988, Voyage sur la ligne d’horizon paraît chez Gallimard : au milieu des champs de betteraves du nord de la France, des personnages modestes rêvent de jazz.

En 1998, il reçoit le prix Goncourt des lycéens pour Mille six cents ventres, publié chez Fayard : " A force de lire Shakespeare, le personnage principal, chef cuisinier de la prison de Stangeways, se voit comme le tyran de mille-six-cents ventres, maître absolu du plaisir comme de la douleur. Bientôt une mutinerie éclate".

Il a publié en 2001 Les Indiens aux éditions Stock : " Dans ce roman, un ingénieur d’EDF, après un dramatique accident du travail, se réveille en réanimation avec les jambes et le bassin paralysés".

Bibliographie

  • Voyage sur la ligne d’horizon, roman – Gallimard, 1988.
  • Liverpool marée haute, roman – Gallimard, 1991,
  • Furies, roman – Gallimard, 1995
  • Mille six cent ventres, roman - Gallimard, 1998. - Prix Goncourt des Lycéens.
  • Les Indiens Stock, 2001

Jacques Lanzmann

Jacques Lanzmann est né le , 4 mai 1927 Naissance à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine). A douze ans il est domestique de ferme : "J'étais incapable d'additionner et de soustraire. En revanche, je n'avais pas mon pareil pour labourer et semer, faucher, faner et moissonner. Je savais traire, tourner la baratte et coucher le fromage sous la cendre après l'avoir arrosé de pipi de veuve [...]. Je reconnaissais mes vaches à leur allure, mes moutons à leur regard."

En 1943, à 16 ans, il rejoint le maquis que son père dirige. Son frère Claude, plus âgé que lui, bachelier, futur directeur des Temps modernes et réalisateur de Shoah, l'y a précédé.

Après la guerre, Jacques Lanzmann retrouve sa mère à Paris. Elle côtoie Eluard, Aragon, Breton... Il assiste à une exposition de Picasso : en toute ingénuité , il prétend pouvoir en faire autant. Sa mère le met au défi. Il le relève et se lance dans la peinture. Il connaît alors ce qu'il décrit comme "l'enfer de la peinture" hésitant entre le renoncement et le suicide. Puis il part pour le Maroc, l'Islande, l'Amérique du Sud, la Californie.

En 1954 , il publie le premier de ses 40 romans: La glace est rompue.

En 1966, Ecrit Et moi, et moi, et moi pour Jacques Dutronc, son premier tube. Il écrira ensuite plus de 100 chansons .

En 1987 Jacques Lanzmann traverse le désert du Taklamakan en Chine.

En 2000, il vient de publier Imagine la Terre promise (tome 2 de la Tribu perdue).

Les principaux ouvrages de Jacques Lanzmann :

  • le Rat d'Amérique (1955)
  • Cuir de Russie (1957)
  • Viva Castro
  • le Têtard
  • les Transsibériennes
  • la Baleine blanche (1982)
  • le Septième Ciel
  • le Jacquiot
  • Café crime
  • Hôtel Sahara,
  • la Horde d'or (1994)
  • le Raja (1995)
  • le Fils de l'Himalaya (1996)
  • la Mémoire des dieux (1998)
  • La Tribu perdue
  • Imagine la Terre promise

Olivier Larizza

Olivier Larizza Olivier Larizza est né à Thionville, en Lorraine, mais toute sa famille vient d’Italie, il a même un grand-père hongrois. Il grandit dans sa région natale jusqu’au baccalauréat et, dès 1991, il s’enthousiasme pour le Tour de France — « L’écrivain traverse ses mois de juillet au rythme du peloton, raconte un journaliste. Le reste de l’année, il ronge son frein. Garçon capable d’œuvrer sérieusement dans le monde de l’édition, il perd toute contenance à l’approche du Tour » (Pascal Coquis, DNA).

À partir de 1993, il poursuit des études de littérature et civilisation anglaises à Strasbourg. Il profite de cette période pour beaucoup voyager, surtout aux États-Unis. Il y multiplie les expériences et s’amuse encore aujourd’hui d’avoir posé, à vingt ans, pour la publicité d’une compagnie de téléphone américaine.

Lauréat des concours de l’enseignement en 1998, il travaille deux ans comme professeur d’anglais. Il publie son premier livre en 1999. Il exerce ensuite trois ans à l’université Marc-Bloch de Strasbourg. Il y soutient en 2002 une thèse de doctorat sur les romans du révérend irlandais Charles Robert Maturin, écrivain gothique (1780-1824).

Mais Larizza ne se satisfait pas des méthodes en vigueur dans les facultés françaises de lettres. Aussi entame-t-il, dans la foulée, la rédaction d’un essai percutant, Le Reliquat scintillant : pour une renaissance de la critique littéraire (Nizet, 2005). Il y propose une autre manière de commenter et d’enseigner la littérature. Ce livre se voit d’abord digéré par les tenants du système avant de connaître un certain retentissement dans le monde anglo-saxon. 

« Véritable feu-follet intellectuel, passionné de l’émotion » (Laurence Schmitt, Le Républicain Lorrain), il est nommé en 2003 maître de conférences et choisit de prendre un poste à l’université des Antilles-Guyane. En 2005, il se met en congé une année pour contribuer à animer une maison d’édition implantée dans la capitale européenne et dont il fut l’associé. Aimant les voyages, les rencontres, « le tourbillon des jours », il partage actuellement son temps entre Strasbourg et la Martinique. Mais il retourne régulièrement au silence pour écrire.

Quant à l’œuvre en cours, elle se caractérise par la profondeur et la variété. L’auteur passe du roman ou récit au journal, puis à l’essai et aux contes. De nombreuses pages sont reliées par une vive sensibilité, sensualité, la fulgurance poétique et l’universelle curiosité d’une fraîcheur tournée vers l’enfance (La Théorie de la petite cloche chez Anne Carrière). Sa fiction laisse également deviner une posture existentielle, un regard particulier sur le monde et sur l’humain. Son style est juste, vivant, singulier. On a pu dire que c’est « l’un des romanciers les plus doués de sa génération » (Jean-Christophe Buisson, Le Figaro Magazine).

Ni intello ni feuilletoniste, cet écrivain semble avoir le souci du lecteur et de la postérité. Une voix aussi neuve s’est-elle souvent exprimée dans des domaines aussi différents ? Et si ses contes (24 contes des Antilles, 16 contes de Grande-BretagneTi-Jean et le festin du roi) ont été composés à la demande d’éditeurs (Flammarion ou Nathan), ils attisent le même sens de la précision et de l’inventivité. Voilà en définitive un auteur exigeant, dont les histoires nous touchent, nous transportent tout en nous éveillant, à l’instar du roman Le Choix des âmes (Anne Carrière, 2008).

Source (le site d’Olivier Larizza)

En savoir plus sur Olivier Larizza : www.olivier-larizza.com
Conçu et animé par un professeur de lettres, ce site présente l'écrivain Olivier Larizza. Au menu: notice biographique, description des ouvrages parus, actualité, photos de presse etc.

Camille Laurens

Camille Laurens est née à Dijon le 6 novembre 1957 à Dijon. Agrégée de lettres, elle enseigne en Normandie puis au Maroc, où elle passe douze ans. Elle vit aujourd'hui dans le sud de la France.

En février 1994, elle perd son petit garçon à la naissance. Elle écrit alors Philippe, dont elle évoquera la genèse dans Quelques-uns.

Elle vient de publier Dans ces bras-là, prix Femina 2000

Les romans publiés Chez P.O.L :

  • Index (1991)
  • Romance (1992)
  • Les Travaux d'Hercule (1994)
  • Philippe (1995)
  • L'Avenir (1998)
  • Quelques-uns (1999)
  • Dans ces bras-là (2000)

Camille Laurens sur le site des editions P.O.L

Jacques Laurent

Jacques Laurent est né à Paris le 5 janvier 1919.

Il suit ses études au lycée Condorcet. Un jour, il se décide à écrire à André Gide pour lui signaler une erreur dans l'un de ses livres. L'auteur de La Symphonie pastorale ne lui répondra pas,

Jacques Laurent s'engage en 1936 dans l'Action française, par, dit-il, dépit amoureux.

Pendant la seconde guerre mondiale, il est mobilisé à Poitiers. En 1942, démobilisé, il se rend à Vichy, où il travaillera dans les services de l'information. Il a déjà commencé la rédaction des Corps tranquilles ( qu'il publiera en 1949) lorsqu'il invente Cécil Saint-Laurent et Caroline chérie (1947) . Ce pseudonyme lui permettra de mener une double carrière d'écrivain, le succès commercial de Cécil Saint-Laurent permettant à Jacques Laurent d'écrire libre. Les aventures de Caroline seront lues par des millions de lecteurs et portées à l'écran ( rôle tenu par Martine Carol).

En 1953, il fonde la revue la Parisienne, puis l'hebdomadaire Arts, qu'il dirige jusqu'en 1959.

En 1961, il publie dans la revue de la Table ronde Paul et Jean-Paul, une charge féroce contre l'existentialisme, où il compare Jean-Paul Sartre et Paul Bourget.

En 1964, il écrit un pamphlet Mauriac sous de Gaulle, où l'écrivain et le l'homme d'Etat ne sont guère épargnés. Il est poursuivi en justice pour offense au chef de l'Etat. Des personnalités de droite comme de gauche le soutiendront . Il est condamné, et son livre est en partie censurée.

Jacques Laurent a été élu à l'Académie française en 1987.

Jacques Laurent est mort le 29 décembre 2000

Les principaux ouvrages de Jacques Laurent :

  • Les Corps tranquilles (1949)
  • Le Petit Canard (1954)
  • La Fin de Lamiel (1966)
  • Les Bêtises ( 1971, prix Goncourt)
  • Histoire égoïste (1976)
  • Les Sous-Ensembles flous (1981)
  • Les Dimanches de Mademoiselle Beaunon
  • Stendhal comme Stendhal (1984)
  • Roman du roman (essai)
  • Le Dormeur debout (1986)
  • Le Français en cage (essai, 1988)
  • Le Miroir aux tiroirs (1990)
  • L'Inconnu du temps qui passe (1994)
  • Moments particuliers (1997).
  • Du mensonge (essai)

Sous le nom de Cécil Saint-Laurent :

  • Caroline chérie (1947)
  • Une sacrée salade (1954)
  • Prénom Clotilde (1957)
  • Les Agités d'Alger (1961)
  • Hortense 1914-18 (1963-67)
  • Les Petites Filles et les Guerriers (1969)
  • La Bourgeoise (1975)
  • La Mutante (1978)
  • L'Erreur (1986)

Jean-Claude Lebrun

 Jean-Claude Lebrun est enseignant et chroniqueur littéraire à l'Humanité. Il participe régulièrement à l'émission littéraire de France Inter Le Masque et la plume. Spécialiste du roman français contemporain, il est chargé de cours à Paris-VII Denis Diderot. Il a publié, en collaboration avec Claude Prévost, Nouveaux Territoires romanesques (Messidor, 1990), ainsi que des entretiens avec André Stil, Une vie à écrire (Grasset, 1993).En tant que collaborateur littéraire des Conseils généraux de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, il est l'auteur de diverses plaquettes, entre autres sur François Bon, Bernard Chambaz, Michel Host. Il a également publié un Jean Echenoz (éditions du Rocher, 1992) et un Jean Rouaud, chez le même éditeur.

Jean-Marie Le Clézio

Jean-Marie Gustave Le Clézio est né le 13 avril 1940 à Nice de parents originaires de l'Ile Maurice. Sa mère est d'ascendance bretonne et son père d'ascendance anglaise.

En 1950, à dix ans, il commence à écrire des albums de Bande dessinée. Il effectue ses études secondaires et supérieures entre Nice et bristol en Angleterre. En 1959, il devient professeur en Angleterre. En 1963, à vingt-trois ans, il obtient le prix Renaudot pour Le procès-verbal . Depuis il mène une carrière littéraire en marge des courants et des modes, poursuivant sa réflexion sur la condition humaine, sa recherche sur ses origines, et ses méditations sur le voyage.

En 1966, il publie Le Déluge et l'année suivante Terra amata.

Au début des années 70, Jean-Marie Gustave Le Clézio séjourne en Amérique du Sud, chez les Waunanas, un peuple indien.

En 1980, il publie Désert et reçoit le prix Paul Morand, pour la totalité de son oeuvre.

En 1994, il est élu le plus grand écrivain vivant de langue française.

Principaux ouvrages de Jean-Marie Gustave Le Clézio

  • Le procès-verbal (1963, prix Renaudot)
  • Le Déluge (1966)
  • Terra amata (1967)
  • Le livre des fuites (1969)
  • La Guerre (1970)
  • Les Géants (1973)
  • Voyages de l'autre côté (1975)
  • Désert (1980)
  • Le chercheur d'or (1985)
  • Voyage à Rodrigues (1986)
  • Sirandanes (1990)
  • Onitsha (1991)
  • Etoile errante (1992)
  • Pawana (1992)
  • Diego et Frida (1993)
  • La Quarantaine (1995)

Jean-Marie Gustave Le Clézio par Fredrik Westerlund (site finlandais)

Daniel Leduc

Daniel Leduc est né à Paris en 1950. Dès l'âge de seize ans, l'écriture constitue pour lui la colonne vertébrale de son existence. Ses intérêts sont multiples : toutes formes d'arts, mais aussi de sciences le passionnent. Il suit des études de cinématographie et collabore à de nombreuses publications en tant que critique littéraire, musical ou de cinéma.
Une quarantaine de nouvelles ont paru dans divers journaux et revues, en France et à l'étranger.
Ses poèmes et autres textes ont été traduits dans une dizaine de langues et figurent dans plusieurs dizaines d'anthologies.
Outre la poésie, son goût présent le porte vers la littérature de jeunesse ainsi que vers le théâtre.
Il a, entre autres, dirigé des ateliers d'écriture en milieu scolaire.
Pour lui, l'écriture est un engagement, une prise de parole, une porte ouverte sur le monde.

Philippe Le Guillou

Philippe Le Guillou est né en 1959 au Faou. Il a publié depuis 1983 une trentaine de livres. Il a reçu en 1997 le prix Médicis pour Les sept noms du peintre.

Christian Lehmann

Christian Lehmann est né le 15 août 1958 à Paris,

Auteur de plusieurs romans pour la jeunesse, dont No Pasaran le jeu, à l'Ecole des Loisirs (1996) , et de romans contemporains dans des collections "adultes", le plus récent étant Une éducation anglaise aux éditions de l'Olivier (2000), Christian Lehmann, à 42 ans, est médecin en région parisienne. Deux de ses précédents romans, L'Evangile selon Caïn, et La folie Kennaway, seront réédités en format de poche en 2001.

Le site officiel de Christian Lehmann

Catherine Lepront

Catherine Lepront est écrivain, auteur de romans, récits, nouvelles, d'une biographie de Clara Schumann, d'un essai sur Caspar David Friedrich, d'une pièce radiophonique et de scénarios. Elle a également travaillé pour le théâtre (dramaturgies, traductions, adaptations) et collaboré à des journaux et revues (Avant-Scène Opéra, NRF, Nouvelle Revue de Psychanalyse, etc.). Elle a obtenu le Prix Goncourt de la nouvelle pour Trois gardiennes (Gallimard 1992) et le Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son œuvre, à l'occasion de la publication de Namokel (Seuil, 1997). Lectrice aux éditions Gallimard pour la littérature française, elle collabore également à la collection du Monde Entier.

Claude Lévi-Strauss

Claude Lévi-Strauss est né à Bruxelles (de parents français), le 28 novembre 1908.
Il effectue ses études secondaires à Paris au lycée Janson-de-Sailly, puis poursuit des études supérieures à la faculté de droit de Paris (licence) et à la Sorbonne (agrégation de philosophie, 1931, doctorat ès lettres, 1948).

Il enseigne durant deux aux lycées de Mont-de-Marsan et de Laon, puis est nommé membre de la mission universitaire au Brésil, professeur à l’université de Sao Paulo (1935-1938).

De 1935 à 1939, Claude Lévi-Strauss organise et dirige plusieurs missions ethnographiques dans le Mato Grosso et en Amazonie.

Il rentre en France à la veille de la guerre, et est mobilisé en 1939-1940.

Après l’armistice, il quitte la France pour les États-Unis. Il enseigne à la New School for Social Research de New York. Engagé volontaire dans les Forces françaises libres, il est affecté à la mission scientifique française aux États-Unis. Puis il fonde avec Henri Focillon, Jacques Maritain, J. Perrin et d’autres, l’École libre des hautes études de New York, dont il devient le secrétaire général.

Rappelé en France, en 1944, par le ministère des Affaires étrangères, il retourne aux États-Unis en 1945 pour y occuper les fonctions de conseiller culturel près l’ambassade. Il démissionne en 1948 pour se consacrer à son travail scientifique, devient sous-directeur du musée de l’Homme en 1949, puis directeur d’études à l’École pratique des hautes études, chaire des religions comparées des peuples sans écriture. Il est nommé professeur au Collège de France, chaire d’anthropologie sociale, qu’il occupe de 1959 à sa mise à la retraite en 1982.

Claude Lévi-Strauss a été élu à l’Académie française, le 24 mai 1973.

(texte provenant du site de l'Académie française)

Principaux ouvrages de Claude Lévi-Strauss :

  • La Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara, 1948.
  • Les Structures élémentaires de la parenté, 1949
  • Race et histoire, 1952.
  • Tristes Tropiques, 1955
  • Anthropologie structurale, 1958.
  • Le Totémisme aujourd'hui, 1962.
  • La Pensée sauvage, 1962.
  • Mythologiques*. Le Cru et le cuit, 1964.
  • Mythologiques**. Du Miel aux cendres, 1967.
  • Mythologiques***. L'Origine des manières de table,1968.
  • Mythologiques****. L'Homme nu, 1971.
  • Anthropologie structurale deux, 1973.
  • La Voie des masques, 1975
  • Le Regard éloigné, 1983.
  • Paroles données, 1984.
  • La Potière jalouse, 1985.
  • Histoire de Lynx, 1991.
  • Regarder écouter lire, 1993.
  • Saudades do Brasil, 1994.
  • Saudades de São Paulo, 1995

En collaboration :

  • G. Charbonnier, Entretiens avec Claude Lévi-Strauss,1961.
  • Discours de réception à l'Académie française et réponse de Roger Caillois, 1974.
  • Discours de réception d'Alain Peyrefitte à l'Académie française et réponse de Claude Lévi-Strauss, 1977.
  • Discours de réception de Georges Dumézil à l'Académie française et réponse de Claude Lévi-Strauss, 1979.
  • De Près et de loin (avec Didier Eribon), 1988.
  • Des Symboles et leurs doubles,1989

Claude Lévi-Strauss sur le site de l'Académie française.

Bernard-Henry Lévy

Bernard-Henri Lévy est né en 1948 à Beni Saf en Algérie. Il est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure (1968) et agrégé de philosophie

De 1971 à 1972 il effectue un long séjour en Inde et notamment au Bangla Desh pendant la guerre de libération contre le Pakistan. Il est alors reporter de guerre pour le quotidien parisien Combat.

En 1973 il enseigne l'épistémologie à l'université de Strasbourg, la philosophie à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm.

Il publie alors son premier livre : Bangla Desh, Nationalisme dans la révolution

En 1974 il dirige la section " Idées " du Quotidien de Paris et collabore épisodiquement au Nouvel Observateur aux Temps modernes.

En 1977, il publie La Barbarie à visage humain . Invité de Bernard Pivot, sur le plateau d'Apostrophes, les téléspectateurs assistent à la Naissance de "BHL"

C'est avec Jacques Attali, Françoise Giroud, Marek Halter et quelques autres qu'il fonde en 1980 " Action internationale contre la faim " et c'est aussi avec Marek Halter qu'il crée le " Comité Droits de l'Homme " qui milite pour le boycottage des Jeux olympiques de Moscou et qui mettra sur pied l'année suivante Radio Kaboul Libre.

En 1981 Bernard-Henri Lévy publie L'Idéologie française.

En 1984, publication de son premier roman: Le Diable en tête

En 1987, Bernard-Henri Lévy publie Eloge des intellectuels.

En 1994, il réalise Bosna!, un film sur le siège de Sarajevo.

Il vient de publier en 2000 Le Siècle de Sartre.

Marc Levy

Marc Levy est à la tête d’un cabinet d’architecte. Il partage sa vie entre Paris et New York. Il  est l’auteur de 3 romans :

  • Et si c’était vrai ...
  • Où es-tu ? 
  • Sept jours pour une éternité...

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Jean-Claude Liaudet

Jean-Claude Liaudet est né en 1945. Psychanalyste et psychosociologue, il s'intéresse aux relations entre l'individuel et le social. Il est notamment l'auteur de quatre ouvrages qui synthétisent pour le grand public les points clés de la psychanalyse : Dolto expliquée aux parents (L'Archipel, 1998), La Psychanalyse sans complexes (L'Archipel, 2000), Telle fille, quel père ? (L'Archipel, 2002) et La Psychanalyse (Le Cavalier bleu, 2002), Le Complexe d'Ubu ou la Névrose libérale (Fayard, 2004).

Revue de Presse ( 2 articles du Nouvel Observateur et du Monde de l'Économie) sur le Complexe d'Ubu

Pierre Livory

Né à Lyon par hasard, fin de ce fameux Été 42, d'un couple d'Enseignants exemplaires, issus eux-mêmes d'ouvriers de la navale, de paysans, de pêcheurs, aussi bien Italiens que Normands.
Initié tout jeune, par son Père et ses Oncles, à la voile et à la pêche, la passion pour les bateaux s'ancre de bonne heure.
* Après des études classiques quelque peu mouvementées, émaillées de Latin, de Grec, de Musique et de Mathématiques, muni enfin d'un diplôme d'ingénieur et d'un autre de gestion, il intègre, en 1965, le monde de la Petite navale, dans un important chantier de construction de bateaux de plaisance. Il concrétise par-là un des rêves de gosse de son Père : concevoir et réaliser.
Se sentant un peu apatride, la famille a choisi très tôt comme pays la Bretagne Sud, le Bro Gwened, où les passions s'épanouissent.
* Tour à tour architecte et constructeur de bateaux de plaisance, de pêche ou de servitude, pour une clientèle variée, ou pour lui-même ou sa famille, il vit depuis trente ans bientôt à Lorient. Il travaille toujours à ce jour pour la Navale.
* Pour le plaisir de côtoyer la jeunesse et de transmettre, il est chargé de quelques cours de spécialité à l'Université de Bretagne Sud.
* Ses deux fils et leurs épouses, inoculés du même virus, travaillent eux aussi pour la Petite navale, ou pour la Pêche. Sa propre épouse conçoit et fabrique des produits de beauté, dont bon nombre à base d'algues marines.

CONNIVENCES :
Parce que la vie en pays vannetais est faite de subtiles richesses, j'ai voulu partager avec vous quelques épisodes marquants de celle d'un artisan menuisier aux prises avec ses passions. "Connivences" est un roman d'amour : la Femme, la Mer, le Bateau, le Métier, le Pays. Anne et Marc sont en quête de clarté et de sincérité totales, d'engagement complet, sans concession avec eux-mêmes, mais en riche harmonie avec les autres et avec leur milieu. Bref, ils sont de connivence, bien décidés à réduire tous les jours ce qui pourrait les séparer... jusqu'à traquer l'epsilon qui, inévitablement, demeure, et définit leur personnalité propre : le piano ne devient pas pour autant violon dès lors que tous deux jouent à l'unisson ! Chacun sait combien ce n'est pas facile ! Heureusement, il y a les "plaisirs minuscules", pas bénins du tout, les bonheurs au quotidien, et les pierres du chemin avec lesquelles on finit par bâtir. L'osmose avec la Mer, l'emprise des paysages riches et délicats, le sens et le goût de la nuance, l'émerveillement à la découverte d'un coquillage, l'amour de la Musique et de la Couleur, l'engagement dans le Métier, la transparence parfaite pour l'Autre. C'est cette recherche permanente du bonheur de tous les instants, dont seule la réussite donne son sens à une vie, que j'ai voulu communiquer. Un message ambitieux ? Certes, mais en toute modestie, et à ma façon ! Je vous souhaite très amicalement bien du plaisir à la lecture, et de parvenir à croire en refermant "CONNIVENCES" que seule la passion est raisonnable !
Pierre Livory

"PERLES OCEANES"
Seule la passion est raisonnable ! Peut-être en êtes-vous déjà convaincus. Sinon, à la lecture de ce que je vous offre, ferez-vous sans doute un pas vers cette idée. En tout cas, vous aurez tenté votre chance !
"Perles Océanes" est né après un premier roman, "Connivences", lourd de passions, riche de plaisirs minuscules et de bonheurs au quotidien. « Perles Océanes » est nourri de sourires et de malice, d’acidité et de tendresses. La mer et mon métier, concepteur et constructeur de bateaux, ont exalté toute ma vie. Rassurez-vous, « Perles Océanes » n’est pas un manuel de technique, c’est un recueil de rencontres avec des clients, une galerie de portraits, présentés sous forme d’anecdotes, toutes vécues, à peine colorisées pour passer la rampe. Plaisanciers, Pêcheurs professionnels, Marins de la Royale etc…tous aussi attachants ou marquants les uns que les autres. Sympathiques ou non, ils passent tous au trapèze !
Et vous, connaisseur ou non de ce milieu, ces Caractères vous feront sourire, ou grincer des dents. Concevoir, construire, vendre ou acheter un bateau est toujours une aventure, aussi bien pour les intéressés directs que pour l’entourage, entraîné parfois malgré lui bien plus loin que prévu !
"Perles Océanes " n’est pas non plus un traité de psycho, mais il vous parle de celle des femmes et des hommes : tout métier vaut surtout par la couleur des rencontres qu’il engendre. Je vous souhaite de tout cœur de ressentir ma passion offerte en partage. Et à chacun beaucoup d’amis pour partager le partage !
Pierre Livory

"Gamins  d'la Côte". Un titre qui parle de lui-même !

Voici un inventaire non exhaustif de ce que peuvent inventer des gosses vivant en communion avec un pays, pourvu que les adultes ne soient pas en reste. La mer, les rochers, la lande, la forêt sont leur terrains de jeux, et ils bâtissent eux-mêmes, avec leurs copains et copines, des scénarios surprenants. Certaines de ces anecdotes sont gaies, d'autres tendres ou même poétiques. Certaines enfin sont passées juste à côté du drame. En tout cas, elles sont toutes véridiques, à peine colorisées pour les besoins de l'écrit, et présentées comme une longue veillée entre joyeux drilles, où chacun apporte sa pierre pour le plaisir de tous.

Au-delà du récit, et plus loin que les lieux évoqués, c'est, sans prétention, toute une philosophie de cohésion, d'amour et d'amitié que j'ai voulu faire passer : la faculté de donner leur plein sens et leur profonde richesse à tous ces modestes exploits. L'art de bâtir une vie comme un artisan réalise son "chef d'œuvre" : réflexion avec passion, fantaisie avec rigueur, patience avec fougue … et le goût d'en transmettre le goût.

Je vous souhaite, en compagnie des gamins d’la côte, légèreté et bonheur profond.

Sachez, vous aussi, rester gamins très longtemps, pour votre plaisir, et celui de votre cercle d'enfants et d'amis !

Pierre Livory

Serge Livrozet

Né d'un père inconnu et d'une mère prostituée, Serge Livrozet commence à travailler à 13 ans et demi. Il apprend le métier de plombier. Engagé à 18 ans dans l'armée de l'air, il devient maître de chien.

En 1961, il crée une entreprise de publicité. Escroqué par son associé, il cambriole sa propre société, puis commet des vols sur la Côte d'Azur dans de riches villas. Arrêté, il est condamné à cinq ans de prison.

Incarcéré à 22 ans à la centrale de Loos-les-Lille, il passe le bac et devient instituteur des détenus. Le désir d'écrire pour à la fois témoigner et s'évader commence à le tenailler.

Libéré en octobre 1965, il rencontre sa femme et, tout en continuant d'écrire, exerce le métier de démonstrateur dans les foires. Son casier judiciaire lui interdit de pratiquer toute autre profession commerciale. Dès cette époque, il analyse la délinquance d'un point de vue politique et économique.

En 1967, il adhère à la CNT, affichant par cet engagement, ses idées libertaires. En Mai 1968, il sera l'un des premiers à occuper la Sorbonne et sera blessé par une grenade offensive. La tournure des événements le déçoit, mais il continue de s'affirmer libertaire. Il décide dès ce moment de « politiser son illégalité » et choisit de manière lucide de s'en prendre au capital et à ses coffres-forts, afin de pouvoir créer une entreprise d'édition indépendante lui permettant d'exprimer les idées auxquelles il croit.

Arrêté en décembre 1968, il passe en cour d'assises pour « crime contre la propriété », sans jamais avoir blessé ou menacé qui que ce soit. Il est condamné à quatre ans de prison, la moitié à la Santé, le reste à la centrale de Melun. Il profite de ce nouveau séjour en prison pour écrire, étudier et passer le diplôme d'études comptables supérieures. Ce qui ne l'empêche pas de participer à l'organisation des premières revendications politiques des détenus, notamment dans l'imprimerie de la centrale (deuxième imprimerie d'Etat après l'imprimerie nationale). Un tract appelle les détenus à une grève sans violence.

A sa sortie de prison, en juillet 1972, il rencontre Michel Foucault, avec lequel il correspondait et qui devient son ami.

En novembre 1972, ils fondent ensemble le Comité d'Action des Prisonniers (CAP).

Farouche opposant à la peine de mort, il cesse à la même époque sa collaboration à La Cause du Peuple, dirigée par Serge July, qui réclamait la peine de mort contre le collaborateur Touvier.

Il participe à la création de Libération, avec Michel Foucault, Maurice Clavel, Jean-Paul Sartre, Marin Karmiz, Claude Mauriac, Philippe Gavi etc.

Un mois plus tard, Serge July, encore maoïste, arrive au journal. Serge Livrozet cesse alors de participer à la création de Libération.

Début 1973, il publie son premier livre au Mercure de France, De la prison à la révolte, préfacé par Michel Foucault, qui parle à son sujet de « philosophie du peuple ». Pour la première fois, le système carcéral est analysé du point de vue politique, économique et idéologique par un ex-détenu. Depuis cette date, ce livre n'a jamais cessé d'être réédité.

Directeur du centre socioculturel de Bièvres de 1973 à 1974, grâce au soutien de sa femme Annie et de collaborateurs dévoués, il accueille et subvient durant plusieurs mois aux besoins d'une cinquantaine de familles chiliennes réfugiées en France après le coup d'état de Pinochet.

Licencié, Il devient travailleur indépendant et assure la gestion d'une dizaine d'entreprises.

En juin 1974, il est appelé à témoigner à Colmar en faveur d'un détenu accusé d'avoir giflé un juge de l'application qui refusait de l'écouter. Le détenu écope un an de prison ferme qui s'ajoute à sa précédente condamnation. Outré par la démesure de la sentence, Livrozet crie en plein tribunal : « Pourriture de justice française ! » Arrêté sur le champ, loin de se rétracter, ainsi que le lui conseille l'avocat du détenu, il confirme ses propos. Le tribunal le condamne séance tenante à deux mois de prison ferme. Le Canard enchaîné titrera à ce propos : « Les insultés jugent l'insulteur. » il interjette aussitôt appel et demeure libre.

Deux mois plus tard, à l'occasion du jugement devant la cour d'appel, le CAP organise à Colmar dans une salle de cinéma de la ville « les assises de la justice ». Plusieurs centaines de personnes et plus de vingt organisations politiques et syndicales se rendent à Colmar pour le soutenir. Surpris par l'ampleur du mouvement en plein mois d'août, les journaux locaux relèvent qu'il y a plus de CRS dans la ville que durant la guerre d'Algérie.

Dans la salle d'audience archicomble, à la surprise des magistrats eux-mêmes, Livrozet paraît se rétracter : « Je n'aurais pas dû dire pourriture de justice française. » Et d'ajouter dans la foulée : « Mais pourriture de toutes les justices, la française, la russe, l'américaine etc. » Sa peine est ramenée à 213 euros (1.400 francs de l'époque).

En 1975, afin de dénoncer les quartiers de haute sécurité, le CAP organise une marche sur Mende (qualifiée à cette occasion de « chef lieu de la Lozère et de la torture »).

En 1976, Le CAP coordonne la première manifestation contre la peine de mort. Elle rassemble 10.000 personnes à Paris.

Enumérer les actions auxquelles il a participé depuis 1968 sortirait du cadre forcément restreint de cette biographie sommaire. Mais, ainsi qu'il se plaît à le dire : « l'heure de mes mémoires n'a pas encore sonné. »

Au cours des années, il a collaboré à divers journaux et contribué à la création de nombreux mouvements de libération et de lutte pour plus de justice sociale.

Il a participé à des centaines de débats, à de nombreuses émissions radiophoniques et télévisées en France et en Europe, ainsi qu'à plusieurs commissions. La dernière en date concerne la réforme de la Cour d'assises.

Réhabilité en 1983, il continue de militer, d'écrire, d'animer divers débats, de rédiger et de dire des sketches, de mener des actions en faveur d'une humanisation des conditions de détention et d'une analyse économique et politique des causes réelles de la délinquance.

Il a animé durant plusieurs années une émission hebdomadaire (Humeur Noire) sur Radio Libertaire.

En 1981, il crée une maison d'édition qui fonctionne selon une conception qui lui est chère : l'absence de hiérarchie salariale.

Accusé en 1986 d'être le « cerveau » d'une contrefaçon de billets de banque pour un montant de 70 millions de francs. En 1989, il passera une nouvelle fois devant la cour d'assises pour « crime », mais sera acquitté. Les neuf mois de détention provisoire qu'il effectue à cette occasion entraîneront la perte de sa maison d'édition. En dépit de son acquittement et sans aucune explication, il ne percevra aucune indemnisation. Ce qui ne fait que le conforter dans la piètre idée qu'il se fait de la justice lorsqu'elle concerne les plus modestes, surtout lorsqu'ils osent afficher leur contestation.

Il anime des ateliers d'écriture dans des milieux défavorisés. Ce qui a permis à des élèves du lycée de Saint-Ouen de co-écrire Le Poulpe au lycée, édité aux éditions Baleine.

Il côtoie le milieu cinématographique en assurant la fonction de conseiller technique dans le film Femme de voyou réalisé par Georges Birchansky et tiré du livre du même nom écrit par sa femme.

En 2000, remarqué à la télévision par Laurent Cantet, le réalisateur de Ressources humaines, il tourne dans L'Emploi du temps, et obtient à ce titre aux Etats-Unis, en 2002, le prix du meilleur second rôle au festival du film étranger.

Il collabore actuellement à divers journaux sous forme de nouvelles ou d'articles d'humeur, tout en préparant un nouveau livre.

Bibliographie

  • Au Mercure de France
  • De la prison à la révolte, essai ( 5 éditions) (1)
  • Diégo ou la vie d'un chien de guerre, roman
  • la Rage des murs, roman, (épuisé)

Aux Presses d'Aujourd'hui (Gallimard)

  • Hurle ! essai, (épuisé)

Chez Hachette

  • Aujourd'hui, la prison, document, (épuisé)
  • repris en livre club (épuisé)

Aux Lettres Libres

  • le Sang à la tête, roman, (épuisé)
    repris en livre club (épuisé)
  • Lettre d'amour à l'enfant que je n'aurai pas, pamphlet, (2 éditions) (épuisé)
  • Rue aux Ours, contre-enquête sur la première "affaire Pesquet" (épuisé)
  • Jéva de Nazareth, roman fantastique, (épuisé)
  • la Dictature Démocratique, essai (3 éditions), (épuisé)

A la Brèche

  • l'Empreinte, récit (épuisé)

Chez Manya

  • l'Outrage en plus, roman, (épuisé)

Chez Encrage

  • La Femme truquée, roman noir

Edition Baleine

  • Nice, baie d'aisance, roman
  • Le Poulpe au lycée, roman collectif

Edition l'Esprit Frappeur

  • (1) De la prison à la révolte, essai (réédition en poche, 2000)

Edition L'Eglantine

  • Le Quartier, Nouvelle

Jean-Marc Loubier

Né à Paris en 1953, fils d'une couturière et d'un chimiste, Jean-Marc Loubier fut d'abord professeur de lettres avant de devenir journaliste puis écrivain. Biographe de Louis Jouvet, Michel Simon, Louis de Funès , Pierre Brasseur et de Mata Hari, il a reçu le prix Saint-Simon 1997 pour son livre d'entretiens avec Simone Valère et Jean Desailly ("Un destin pour deux").

Jean-Marc Loubier est également auteur d'un roman, De verre et d'éclats et d'un livre de recettes de cuisines écrit en collaboration avec le Docteur Françoise Halphen intitulé "150 recettes gourmandes pour garder la forme".

Il a publié en 2001 une édition augmentée et corrigée de sa biographie de Louis Jouvet .

François Lourbet

 François Lourbet, polygraphe infatigable.

"Né à Paris le 12 septembre 1933. Hétérosexuel, 180 cm, pilote privé, cycliste, père et grand-père multiple, endetté comme une mule (hommage à mon feu ami Eric Losfeld), alcoolique et grand amateur de vélocipède.

Mille métiers, mille misères, puis, après de bizarres débuts comme auteur fantôme dans une revue de confessions féminines, entrée en écriture officielle, si on peut dire, en 1960.

Ma vie personnelle ne présentant qu'un intérêt restreint, je vous livre ma bibliographie".

Ouvrages personnels :

Deux romans de SF, "Sortilège temporel" et "Les bagnes de l'espace", aux éditions Daniber. Paris 1960.

Un roman policier "La clé de l'abîme" aux mêmes éditions en 1961.

Un ouvrage pour la jeunesse : "Vingt histoires de voiliers", publié à Alger !

Plus de trente-cinq ouvrages de commande sous divers pseudonymes pour les éditions de l'Arabesque, Ditis (futur J'ai Lu) et autres. Entre 1961 et 1963.

Plusieurs livres en collaboration :

Pourquoi Prague (éditions Publications Premières/Tallandier, Paris 1969)

Magie à Marsal (avec Gérard de Sède) Julliard, 1969.

Moi, j'aime pas Giscard (en collaboration avec Chantal Dupille, unique signataire) Balland, Paris 1975, avec une couverture de Wolinski.

Bon appétit, Messieurs (en collaboration avec Charles Cohen-Salmon, pseudonymé Alain Cohen), Balland, Paris 1977.

Ismaël-Israël, en collaboration avec Patrick Mercillon, unique signataire, éditions EPA, vers 1980.

Ouvrages personnels sous pseudonymes :

Pour un érotisme conjugal, signé Bertrand Barinque, Balland, CFL, France-Loisirs etc, Paris 1976.

Les performances amoureuses, signé Bertrand Barinque, Balland, Paris, 1977.

Ouvrages totalement personnels :

L'amour réussi, Balland, Paris, 1974, variations françaises sur 600 illustrations deV.Incio.

Le chef de village, roman. Balland, France-Loisirs, Paris, 1975.

La vérification, roman, sans nom d'auteur, mais avec une couverture du cher, mais feu, Topor, Balland, Paris, 1987.

Très nombreuses traductions pour Daniber, Ditis, Plon, Laffont, Albin Michel, Presses de la Cité, 10-18 (pour qui je travaille encore). J'ai traduit,
entre autres, Sheridan Le Fanu, Clifford D. Simak, the Pentagon Papers, Philip K. Dick, et tant d'autres, dont Ian Fleming (On her Majesty's Secret
Service).

Des dizaines de rewritings qui ont aidé n'importe qui ou personne à devenir quelqu'un.

Journalisme :

Rédacteur "Atlas", Tallandier - anonyme. Il en fallait.
Rédacteur "Historia Magazine Deuxième Guerre Mondiale", 1966-1968.
Rédacteur en chef "Femmes et médecine", 1969.
Rédacteur en chef "L'Actualité", 1969-1970.
Collaborateur de "Parents" 1975-1980
Collaborateur dans les années 80-90 de diverses revues informatiques
Piges diverses dans quantité d'organes de presse.

Nombreuses préfaces...

Producteur délégué à France-Musique (Radio-France) en 1982. Merci, René Koering.

Un roman en cours de rédaction : "Dieu brûle les tièdes".