Cendrillon d’Eric Reinhardt (Editions Stock)

Résumé du Roman

C’est un livre d’amour. C’est un livre d’amour dédié à une saison, l’automne. C’est un livre d’amour et de guerre sur la mondialisation, les dérives du capitalisme moderne. Laurent Dahl prend la fuite, abandonnant femme, enfants, appartement londonien et domestiques. Son ascension fulgurante dans une société d’investissements vient de s’achever en faillite.

Patrick Neftel roule à vive allure vers un studio de télévision, des armes cachées dans le coffre de sa voiture, pour accomplir le geste radical et désespéré qui lui donnera enfin le sentiment d’exister. Thierry Trockel conduit son épouse vers un manoir isolé aux environs de Munich. Ils doivent y retrouver un couple rencontré sur Internet.

À travers ces trois personnages issus d’une classe moyenne toujours malmenée par l’auteur du Moral des ménages, c’est la société dans toute sa rudesse qui se révèle : traders bourrés de cocaïne, laissés pour compte de la promotion sociale, parents soumis et humiliés, adolescents rageurs, jeunes gens avides et ambitieux, arrogance et dégradation des people, mépris des intellectuels de gauche pour les déclassés.

Cendrillon est le roman que l’on attendait sur notre monde, un monde qui agonise et ressuscite d’un marché financier à l’autre : documenté, précis, captivant. On se passionne pour les paris périlleux des spéculateurs qui jouent avec l’argent des autres, au risque de tout perdre.

Cendrillon d'Eric Reinhardt

 

L’auteur

Éric Reinhardt est né en 1965 à Nancy. Il vit et travaille à Paris. Il est éditeur de livres d’art. Il est l’auteur de Demi-sommeil (Actes Sud, 1998), du Moral des ménages (Stock, 2002) et de Existence (Stock, 2004).

Source : dossier de presse de l’éditeur (Stock)

La Presse en parle

le Monde ( 30 Août 2007)

Roman global, roman d’amour, conte social et politique satirique contenant un puissant antidote poétique contre la violence et l’obscénité de notre époque, Cendrillon est aussi une formidable odyssée mentale dans l’univers d’un homme et d’un écrivain qui s’interroge sur ce qu’il serait devenu s’il n’avait rencontré Margot, sa femme reine, à laquelle il rend un vibrant hommage.

Christine Rousseau

Telerama ( 1er septembre 2007)

Ce livre est un combat. Un mille-feuille. Un concentré d’énergie. Une tentative d’embrasser le monde tel qu’il va. Un auto portrait désarmant. Un remake labyrinthique du Moral des ménages, publié en 2002. Le lecteur est à la fête, passe de l’effroi à l’éclat de rire, se perd, court derrière le récit, bluffé par son architecture, bousculé par les changements de rythme et de ton.

Michel Abescat

Libération : Cendrillon», le carrosse des humiliés ( 23 Août 2007)

Cendrillon met en scène, alternativement, un écrivain nommé Eric Reinhardt et trois de ses «avatars synthético-théoriques» : des êtres imaginaires fondés sur les mêmes souvenirs d’enfance et d’adolescence que les siens, ou inspirés par eux. En Inde, les avatars sont les multiples incarnations des dieux. Les dieux sont joueurs, ils sont morts, l’écrivain leur survit et il continue à se prendre pour l’un d’eux. Ce n’est ni sans vanité, ni sans énergie. L’écrivain rêve avec ces avatars. Il déploie en eux ses passions, ses fantaisies et ses peines. Ce sont des drapeaux d’un drap un peu lourd qui flottent au vent du récit.

Philippe Lançon