1901 |
André Malraux
naît à Paris le 3 novembre. Son père, Fernand Malraux, est originaire de Dunkerque, où
il est né en 1875. Son grand-père paternel, armateur, est évoqué dans Les Noyers de
l'Altenburg et dans Le Miroir des limbes.
La mère d'André Malraux, Berthe Lamy est originaire de la région
parisienne (elle est née en 1877). Les grands parents maternels d'André Malraux étaient
boulangers à Saint-Maur-des-Fossés. |
1902 |
En décembre,
naissance du petit frère d'André Malraux, Raymond-Fernand, qui ne vivra que trois mois. |
1905 |
Séparation
des parents d'André Malraux. Sa mère s'installe chez sa propre mère, à Bondy. Celle-ci
y tient avec sa seconde fille, Marie Valentine, une épicerie. André Malraux vivra
jusqu'en 1920 avec sa grand-mère, sa mère et sa tante dans cette maison à un étage
(l'épicerie étant située au rez-de-chaussée).
André Malraux ne gardera pas un très bon souvenir de son enfance : "
Presque tous les écrivains que je connais aiment leur enfance, je déteste la mienne"
( Antimémoires, 1967) |
1910 |
André Malraux
passe ses vacances d'été chez ses grands-parents à Dunkerque. Il lit Alexandre Dumas. |
1912 |
Le père
d'André Malraux s'est remarié. Naissance de Roland Malraux, son premier demi-frère. |
1914 |
André Malraux
obtient son certificat d'études primaires
En septembre, il visite avec ses camarades de classe le champ de
bataille de la Marne. Trop jeune pour aller combattre, il vivra la guerre au travers de
l'expérience de son père, sous lieutenant dans les chars.
Il commence à aller au théâtre, et s'évade en lisant Hugo et
Flaubert. |
1916 |
André Malraux
assiste à une représentation du Cid à la Comédie française. Il commence à
fréquenter concerts et expositions et s'essaie, sans grand succès, à la peinture.
Il est alors élève au lycée Turgot. Bien que moyen en composition
française, il se passionne au-delà des romanciers et des poètes français pour la
littérature russe, notamment, Tolstoï et Dostoïevski. |
1918 |
Face au refus
du lycée Condorcet de l'inscrire, il abandonne les études secondaires. Son amour de la
lecture lui permet de se passionner pour Corneille, Hugo, Flaubert, Nietzsche, Tolstoï,
Dostoïevski, Michelet, Baudelaire, Loti, Barrès
et de devenir un véritable
bibliophile. Il commence à gagner sa vie grâce à ses activités de chineur chez les
bouquinistes. |
1919 |
Il travaille
pour le compte de René-Louis Doyon, qui tient la librairie La Connaissance. C'est
grâce à cette activité qu'il entre en contact avec le poète Max Jacob. |
1920 |
René-Louis
Doyon lance sa revue, La Connaissance, et ouvre ses colonnes à André Malraux. Ce
dernier publie un premier article consacré à la poésie cubiste.
André Malraux côtoie les milieux artistiques et littéraires
parisiens : Paul Morand, Jean Cocteau, Raymond Radiguet, André Salmon, Max Jacob, André
Suarès, Pierre Reverdy, Vlaminck, Derain, Léger
René-Louis Doyon lance également une activité d'éditeur à laquelle
Malraux collabore. Il publie aussi des articles dans la revue d'avant-garde, Action,
de Florent Fels, notamment sur les Chants de Maldoror de Lautréamont, Les
Champs magnétiques de Philippe Soupault et La Négresse du Sacré-Coeur
d'André Salmon.
Le libraire Simon Kra lui confie la direction artistique des Éditions
du Sagittaire ; il y publiera notamment : Le Livret de l'imagier de Remy de
Gourmont et Carnet intime de Laurent Tailhade.
Ces activités permettent à Malraux de quitter le pavillon de Bondy
pour s'installer à Paris. |
1921 |
Max Jacob le
présente au marchand de tableaux Kanhweiler, qui engage Malraux comme éditeur à la
Galerie Simon. Malraux travaille alors à la publication de textes de Max Jacob, de
Vlaminck, de Radiguet et de Reverdy.
Malraux publie Lunes en papier, son premier livre aux éditions de la Galerie
Simon.
Il rencontre Clara Goldschmidt à un dîner organisé par Florent Fels.
Ils partent ensemble fin juillet en Italie : Florence, puis Venise. Ils doivent rentrer
prématurément en août faute d'argent. Ils profitent de ce voyage pour télégraphier
leurs fiançailles à la mère de Clara.
André Malraux et Clara Goldschmidt se marient en octobre à Paris,
puis partent en voyage à Prague et à Vienne. Ils passent les fêtes de fin d'année à
Magedbourg, berceau de la famille de Clara. |
1922 |
André Malraux
et Clara Goldschmidt poursuivent leur voyage vers Berlin; ils y découvrent
l'expressionnisme allemand. André Malraux entame une collaboration avec la NRF. Il
publie notamment un compte rendu sur L'Art poétique de Max Jacob.
Le couple Malraux voyage en Tunisie et en Sicile. |
1923 |
André Malraux
parvient à échapper au service militaire, en se faisant réformer.
André Malraux qui avait placé la fortune de son épouse en bourse
doit faire face à l'effondrement des valeurs mexicaines qui constituaient la majorité de
son portefeuille boursier. Le couple est ruiné.
Pour se reconstituer rapidement un patrimoine, André Malraux prend
l'étrange décision d'aller s'emparer de quelques statues khmères dans la jungle
cambodgienne pour les revendre ensuite en occident. L'expédition qui est montée avec
Louis Chevasson, l'ami d'enfance, sera un désastre. Ils embarquent en octobre sur
l'Ankgor. À la mi-décembre, ils arrachent sept pierres au temple de Banteaï-Srei . ils
les emballent et les emportent sur des charrettes. De retour à Phnom-Penh, à la veille
de Noël, ils sont arrêtés après la fouille de leurs bagages et assignés à
résidence. |
1924 |
André Malraux
est condamné en juillet à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de
Phnom-Penh. Clara Malraux, elle, bénéficie d'un non lieu et parvient à rentrer en
France. Elle réussit avec l'aide de Marcel Arland à réunir les signatures d'une
vingtaine d'écrivains au bas d'une pétition qui paraît dans Les Nouvelles
Littéraires le 6 septembre (Gide, Mauriac, Breton, Aragon, Gallimard, Max
Jacob
). En octobre, la cour d'appel de Saigon réduit la peine de prison d'André
Malraux et l'assortit d'un sursis.
André Malraux rentre en France en Novembre. |
1925 |
Avant de
repartir pour Saigon, André Malraux signe un contrat pour trois livres avec l'éditeur
Bernard Grasset.
Le couple Malraux fonde, à Saigon, avec l'avocat Paul Monin, L'Indochine
, un journal d'opposition au gouvernement colonial. Le premier numéro de L'Indochine
sort en juin ; Ce journal paraît jusqu'au 14 août. Sa parution doit cesser du fait des
pressions du gouverneur sur les imprimeurs locaux. André Malraux et ses amis parviennent
à acheter des caractères d'imprimerie à Hongkong, et feront paraître L'Indochine
enchaînée de fin novembre 1925 à janvier 1926.
Malade , André Malraux doit rentrer en France. Il s'embarque pour la
France le 30 décembre. De ce séjour en Indochine il garde à la fois l'expérience de
son combat contre la société coloniale et le goût d'un journalisme engagé. |
1926 |
Sur le bateau
du retour, André Malraux commence à rédiger les premiers fragments de La Tentation
de l'Occident, qui paraîtra en juillet chez Grasset. Cet "essai-roman
" est un récit épistolaire entre un jeune occidental et un jeune oriental : le
français A.D qui découvre l'Asie échange ses impressions avec le chinois Ling, qui lui,
visite l'Europe.
André Malraux, fait maintenant figure, en France, de spécialiste de
l'Extrême Orient |
1927 |
André Malraux
doit garder le lit pendant près de trois mois, en raison d'une grave crise de rhumatisme
articulaire.
Il publie en mars, chez Grasset, son essai : D'une jeunesse
européenne.
Il travaille à son roman Les Conquérants, qu'il publiera en
1928. Il continue de rédiger des comptes rendus à la N.R.F. |
1928 |
André Malraux signe un contrat
chez Gallimard, et entre au comité de lecture . Parution de : Les Conquérants
chez Grasset et de Royaume-Farfelu chez Gallimard.
Il commence à travailler au manuscrit de La Voie royale. |
1929 |
Il devient
directeur artistique chez Gallimard, où il crée la collection des Mémoires
révélateurs
Il va effectuer, de 1929 à 1931, avec Clara, plusieurs voyages en
Orient. Au printemps, ils partent pour la Perse. Ils passent par Naples, Constantinople et
Bakou . Ils reviendront en passant par l'Irak, la Syrie et Beyrouth. |
1930 |
Parution de
La Voie royale (Grasset), qui obtient le prix Interallié. Ce roman
tiré de l'expérience de Malraux dans la forêt cambodgienne, conte les aventures
"métaphysiques" de Claude Vannec, archéologue, et de l'énigmatique Perken,
ancien agent secret. Ces deux personnages effectuent un voyage " au bout de la
nuit", à la recherche d'un autre aventurier, perdu dans la région proche des
temples.
Malraux édite Calligrammes d'Apollinaire et crée la Galerie de
la N.R.F
En décembre, suicide par asphyxie de son père. |
1931 |
André Malraux
organise plusieurs expositions à la Galerie de la N.R.F. sur l'art gothico-bouddhique,
l'art indo-hellénistique, et l'art des nomades de l'Asie centrale.
La N.R.F. d'avril publie La Révolution étranglée,
article de Trotski sur Les Conquérants, suivi de la réponse d'André Malraux.
En mai, nouveau voyage de Clara et André Malraux en Asie. Ils vont à
Ispahan, puis en Afghanistan et en Inde. Grâce à Gaston Gallimard qui finance ce voyage,
celui-ci se transforme en tour du Monde : Birmanie, Singapour, Hongkong, Chine, Japon,
Canada, et Etats-Unis. Ils rentrent en France en décembre. |
1932 |
Mort de la
Mère d'André Malraux en mars
Il rencontre Josette Clotis
Il travaille à la rédaction de La Condition humaine et
s'installe au 44, rue du Bac. |
1933 |
En mars
naissance de Florence Malraux
En avril parution de La Condition humaine en volume chez
Gallimard . Il obtient le prix Goncourt fin 1933.
André Malraux s'engage dans la lutte contre le fascisme. Il prend la
parole lors de la première réunion de l'Association des écrivains et artistes
révolutionnaires présidé par André Gide et prend la défense de Dimitrov, accusé de
l'incendie du Reichstag.
En août, il rencontre Trotski.
Il a une brève liaison avec Louise de Vilmorin qu'il retrouvera dans
les années soixante.
Il commence à partager sa vie entre Clara et Josette Clotis. |
1934 |
En janvier,
André Malraux se rend à Berlin avec André Gide pour tenter d'obtenir la libération de
Dimitrov. Il participe à toutes les manifestations en faveur de sa libération.
Il se lance dans une nouvelle aventure périlleuse. En mars, il part
reconnaître en avion, avec le capitaine Corniglion-Molinier, le site de Mareb, la
capitale légendaire de la reine de Saba au Yémen. Ils survolent les ruines le 7 mars et,
sur le chemin de retour, sont reçus par l'empereur Haïlé-Sélassié à Addis-Abeba.
De juin à septembre, Clara et André Malraux sont en Union soviétique
; il accorde des entretiens à la Pravda . Lors de ce séjour, il rencontre Staline,
Gorki, Eisenstein, et Pasternak. Il assiste en août au Congrès des écrivains; il y
prononce le discours L'art est une conquête. Il commence à rédiger Le Temps
du Mépris. |
1935 |
En mai , il
publie Le Temps du Mépris chez Gallimard. Ce livre dédié aux victimes du
nazisme, ouvre un nouveau cycle romanesque. Malraux a décidé cette fois de combattre les
fascismes.
André Malraux organise, avec André Gide, le Congrès international
des écrivains pour la défense de la culture, au Palais de la Mutualité. |
1936 |
En mars, il
fait un bref séjour en Union soviétique et rencontre Gorki peu avant sa mort.
Dès le début de la guerre civile espagnole, il apporte on soutien aux
républicains. Il participe à plusieurs combats aériens à la tête de l'escadrille España
qu'il commande.
Il participe au bombardement d'une colonne nationaliste à Medellín et
à la destruction d'un terrain d'atterrissage à Olmedo. |
1937 |
En février,
il participe à une dernière mission pour protéger les réfugiés de Málaga puis il
rentre à Paris.
Il part aux États-Unis pour une tournée de conférences destinée à
aider financièrement la République espagnole. Il se rend ainsi successivement à New
York, Philadelphie, Washington, Hollywood, San Francisco, Toronto et Montréal.
Il travaille à son roman L'Espoir, qu'il terminera à
l'automne.
De retour à Paris, il participe en juillet au congrès des écrivains
pour la défense de la culture puis séjourne dans les Pyrénées avec Josette Clotis.
L'Espoir parait en décembre. |
1938 |
Clara et
André Malraux se séparent.
Il travaille à la préparation du film Sierra de Teruel. Il
commence, fin juillet, le tournage à Barcelone. Le tournage se poursuit à Tarragone et
dans la sierra de Montserrat. |
1939 |
En janvier,
l'équipe du film Sierra de Teruel doit évacuer Barcelone investie par les
nationalistes. Il leur faudra terminer le tournage en France ( Joinville et Villefranche
de Rouergue). Le film sera projeté trois fois pendant l'été avant d'être censuré en
septembre. Il obtiendra après la guerre le prix Louis Delluc sous le titre l'Espoir.
Surpris par la déclaration de guerre, et le pacte germano-soviétique,
qu'il se refuse à dénoncer, il tente en vain de s'engager dans une unité de chars. |
1940 |
Il travaille
à Mayrena second volet des Puissances du désert (dont La Voie royale
constitue le premier volume) et à La Psychologie de l'art, tandis que Verve
publie son Esquisse d'une psychologie du cinéma.
Il parvient enfin à s'engager dans l'armée française comme soldat de
deuxième classe. En avril, il est incorporé au dépôt de cavalerie motorisée de
Provins.
Il est fait prisonnier dès le mois de juin et interné dans la
cathédrale de Sens.
D'août à octobre, il peut travailler à Collemiers; il sera tour à
tour moissonneur, bibliothécaire, bûcheron et instituteur.
Il commence à écrire Les Noyers de l'Altenburg.
En Novembre, grâce à son demi-frère Roland, André Malraux s'évade
en compagnie du poète Jean Grosjean et de Jean Beuret et arrive en zone libre. Le même
jour , Josette met au monde à Neuilly, leur premier fils, Pierre-Gauthier.
La nouvelle famille va s'installer dans le midi. André Malraux reprend
contact avec les écrivains installés sur la Côte d'Azur : Gide, Martin du Gard, Berl
|
1941 |
André Malraux
reste méfiant face à l'influence des communistes sur la résistance. C'est pourquoi
malgré les visites de Wildé, d'Astier, Bourdet, Stéphane, Sartre et Beauvoir qui le
pressent de s'engager contre l'occupant , il refuse de le faire.
André Malraux se consacre à la rédaction de deux récits Le
Règne du malin et Le démon de l'Absolu , ouvrages restés inachevés et qui
ne seront publiés qu'après sa mort. Il travaille également aux Noyers de l'Altenburg. |
1942 |
Après un
séjour en septembre dans l'Allier, où il prend peut-être un premier contact avec des
réseaux résistants, il s'installe dans le Cantal où Josette Clotis le rejoint avec leur
fils. |
1943 |
En mars,
Josette met au monde leur second fils, Vincent.
Roland , le demi-frère d'André Malraux, le présente au réseau de
résistance auquel il appartient.
Parution des Noyers de l'Altenburg ( Lausanne).
André Malraux consacre la majorité de son temps à l'écriture du Démon
de l'Absolu. |
1944 |
André Malraux
rentre en résistance au printemps sous le pseudonyme de colonel Berger.
Ses deux frères, Claude et Roland, résistants de la première heure,
sont arrêtés. Roland est conduit au camp de concentration de Neuengamme en Allemagne.
Il meurt le 3 mai 1945 lors du naufrage du Cap Arcona.
André Malraux qui souhaite fédérer les différents maquis de
Corrèze éprouve de grandes difficultés, tant auprès des résistants gaullistes que
communistes (ils le considèrent comme un transfuge tardif). André Malraux ne parvient à
s'imposer que dans un groupe d'Alsaciens.
En juillet, sa voiture tombe dans une embuscade à Toulouse : blessé,
il est arrêté, interrogé, et transféré à la prison Saint-Michel de Toulouse. Il ne
doit sa libération, en août, qu'à un départ précipité des allemands.
En septembre il prend le commandement de la Brigade Alsace-Lorraine, et
s'engage activement dans la bataille des Vosges.
Le 12 Novembre, Josette Clotis meurt accidentellement , les jambes
broyées par un train.
La Brigade Alsace-Lorraine participe activement à la libération de
Strasbourg. |
1945 |
André Malraux
s'installe avec sa belle-sur Madeleine (l'épouse depuis janvier 43 de son frère
Roland), le fils de Madeleine, Alain, (né en juin 44), et ses deux fils à lui, dans un
appartement à Boulogne-Billancourt.
En août, André Malraux rencontre le Général de Gaulle. Il se crée
une grande admiration réciproque entre les deux hommes. Malraux accepte de devenir
son conseiller technique à la culture et devient un éphémère ministre de l'Information
( novembre 1945 à janvier 1946). André Malraux confie la direction de son cabinet à
Raymond Aron.
Le film Sierra de Teruel, rebaptisé Espoir, est à
nouveau projeté en salle à partir d'août et reçoit le prix Louis Delluc en décembre. |
1946 |
En janvier,
son divorce avec Clara est prononcé. Fin de l'expérience ministérielle , André Malraux
restera fidèle au Général de Gaulle pendant sa traversée du désert (jusqu'en 1958).
En novembre, André Malraux prononce un discours à la Sorbonne pour la
naissance de l'Unesco. |
1947 |
Un Volume de
ses Romans parait dans la bibliothèque de la Pléiade.
Le Général de Gaulle crée le Rassemblement du Peuple Français (RPF)
, André Malraux prend la direction du service de presse. C'est lui qui organise les
interventions publiques du Général.
André Malraux prononce un discours au premier meeting du RPF au
Vélodrome d'hiver en juillet.
Parution du premier volume ( il y en aura 3) de La Psychologie de
l'art : Le musée imaginaire . |
1948 |
André Malraux
prononce en mars, à la salle Pleyel, une conférence: Appel aux intellectuels ,
qui deviendra la postface des Conquérants.
Il épouse Madeleine, la veuve de son demi-frère Roland Malraux.
Il publie le deuxième volume de La Psychologie de l'art (La
Création artistique) et Les Noyers de l'Altenburg. |
1949 |
Il collabore
à la revue mensuelle du RPF, Liberté de l'esprit, dirigée par Claude Mauriac.
Il publie le troisième volume de La Psychologie de l'art (La
Monnaie de l'absolu). |
1950 |
André Malraux
travaille à une seconde version de La Psychologie de l'art. |
1951 |
André Malraux
publie Les Voix du silence, nouvelle version modifiée de La Psychologie de
l'art.
Il travaille à un ouvrage consacré à la sculpture. |
1952 |
Il abandonne
ses activités au sein du RPF.
Parution du premier volume du Musée imaginaire de la sculpture
mondiale (La Statuaire).
Il voyage avec Madeleine en Grèce, en Égypte et en Iran. |
1953 |
Il se consacre
à la suite du Musée imaginaire,
Il collabore au Malraux par lui-même de Gaëtan Picon.
Pendant l'été, il se rend à Lucerne avec Madeleine, son épouse. |
1954 |
André Malraux
est invité à New York avec son épouse, pour l'inauguration des nouvelles galeries du
Metropolitan Museum.
En été, il voyage en Italie : à Florence, en Toscane et en Ombrie.
Parution du deuxième volume du Musée imaginaire.
Il accorde plusieurs entretiens à L'Express. |
1955 |
Parution du
troisième volume du Musée imaginaire.
Il voyage avec Madeleine en Égypte.
Il travaille à la suite des Voix du silence, intitulée La
Métamorphose des dieux. |
1956 |
Discours à
Stockholm pour le 350e anniversaire de la naissance de Rembrandt.
Il voyage à Rome et en Sicile avec son épouse et Alain.
Il travaille à La Métamorphose des dieux. |
1957 |
Parution, en
novembre, du premier tome de La Métamorphose des dieux. |
1958 |
André Malraux
adresse avec plusieurs écrivains (Martin du Gard, Mauriac et Sartre) une lettre au
Président de la République contre la torture en Algérie.
En juin, il devient Ministre de l'Information du Général de Gaulle.
En juillet, il est chargé de l'expansion et du Rayonnement de la Culture française.
Il prononce trois grands discours : en juillet (Fête Nationale), août
(Anniversaire de la Libération de Paris) et septembre (Référendum sur la nouvelle
constitution). |
1959 |
Malraux
devient ministre d'État chargé des affaires culturelles en janvier.
Discours à Athènes Hommage à la Grèce pour la première
illumination de l'Acropole .
Tournée en Amérique du Sud en août et septembre, Malraux visite le
Brésil, le Pérou, le Chili, l'Argentine et l'Uruguay.
En octobre, il assiste avec le Général de Gaulle à la première de Tête
d'Or, créé par la compagnie Renaud-Barrault, au Théâtre de France. |
1960. |
Malraux prononce un discours à
l'occasion de l'Indépendance des colonies d'Afrique noire. Malraux rompt avec sa fille
Florence, suite à la signature par celle-ci du manifeste des 121, en faveur de
l'insoumission des jeunes appelés en Algérie. Ils ne se réconcilieront qu'en 1968.
Malraux voyage au Mexique, prend part à la campagne de sauvegarde des
monuments de Nubie (discours à l'Unesco). |
1961 |
Mort
accidentelle de ses deux fils, Vincent et Gauthier, tués dans un accident de voiture sur
une route de Bourgogne : ils ont dix-huit et vingt ans. |
1962 |
En février,
son domicile est plastiqué, sans doute par l'OAS. Malraux s'installe quelques mois plus
tard avec Madeleine et Alain à Versailles.
Le 4 août est adoptée par le Parlement la loi dite loi Malraux
assurant la sauvegarde des quartiers anciens et la création des maisons de la culture.
Il commande à Chagall un nouveau plafond pour l'Opéra de Paris. |
1963 |
Malraux
prononce en janvier, en présence du président Kennedy , un discours pour l'exposition de
La Joconde à la National Gallery de Washington.
En septembre, il prononce l'oraison funèbre de Georges Braque.
Malraux commande le nouveau plafond de l'Odéon à André Masson. |
1964 |
Inauguration
de la Maison de la culture de Bourges par le Général de Gaulle
Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon. Malraux y prononce
un discours resté célèbre : "Entre ici, Jean Moulin..." |
1965 |
Fin juin, il
embarque avec Albert Beuret sur Le Cambodge à destination de l'extrême-orient.
Début août, il est en Chine, où il rencontre Mao Tsé Toung.
Funérailles de Le Corbusier, il prononce son éloge funèbre dans la
Cour carrée du Louvre. |
1966 |
Malraux
inaugure la maison de la culture d'Amiens en mars.
Inauguration du 1er festival mondial des arts nègres à Dakar, en
compagnie de Senghor.
Il organise la rétrospective Picasso aux Grand et Petit Palais.
Madeleine et André malraux se séparent.
Pour lutter contre une profonde solitude , il se consacre complètement
à la rédaction des Antimémoires. |
1967 |
En septembre,
parution des Antimémoires . Malraux multiplie les interviews.
Il travaille à la suite des Antimémoires.
Il se rapproche de Louise de Vilmorin |
1968 |
Malraux se
rend en U.R.S.S. en mars et se réconcilie avec sa fille Florence. |
1969 |
Il prononce
ses derniers discours politiques pour le Oui au référendum. Suite à la démission du
Général de Gaulle, il s'installe à Verrières-le-Buisson avec Louise de Vilmorin .
Il signe aux côtés de Mauriac et de Sartre une pétition en faveur de
Régis Debray, détenu en Bolivie.
Il rend une dernière visite à Colombey au Général de Gaulle, qui
mourra l'année suivante.
Mort de Louise de Vilmorin. |
1970 |
Il travaille
à la rédaction des Chênes qu'on abat...
Malraux préface les Poèmes de Louise de Vilmorin.
Mort du Général de Gaulle. |
1971 |
Parution de : Les
Chênes qu'on abat... |
1972 |
En février.,
Malraux est invité par Richard Nixon à Washington qui le consulte avant de se rendre en
Chine.
En avril diffusion de la première série d'émissions La légende
du siècle (réalisées par Françoise Verny et Claude Santelli).
Début novembre, Malraux est victime d'un grave malaise. Il est
hospitalisé à la Salpêtrière. |
1973 |
En avril ,
Malraux se rend au Bangladesh en compagnie de Sophie de Vilmorin. |
1974 |
Parution de La
tête d'obsidienne.
Malraux soutient la candidature de Jacques Chaban-Delmas aux élections
présidentielles.
Il séjourne au Japon et à New Delhi avec Sophie de Vilmorin. Parution
de L'Irréel, seconde partie de La Métamorphose des dieux, et de Lazare (
méditation sur la vie et la mort suite au grave malaise dont il fut victime en novembre
1972). |
1975 |
Il inaugure en
janvier le centre culturel André-Malraux à Verrières-le-Buisson.
En mai, il prononce un discours à la
Cathédrale de Chartres pour le trentième anniversaire de la libération des camps de
concentration.
Parution de Hôtes de passage en
octobre. |
1976 |
Parution de L'Intemporel,
tome II de La Métamorphose des dieux .
En octobre, les Antimémoires et leurs suites entrent dans la
bibliothèque de la Pléiade sous le titre Le Miroir des limbes.
En novembre, il est victime d'une congestion pulmonaire. Il est
hospitalisé à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Il y meurt le 23 novembre. Il est
inhumé le 24 Novembre à Verrières-le-Buisson.
Le 27, il reçoit un hommage national dans la cour carrée du Louvre. |
1977. |
Parution posthume de L'homme
précaire et la littérature. Parution de la version définitive du
premier volume de La Métamorphose des dieux : Le Surnaturel. |
1996 |
23 Novembre,
20 ans après sa mort, transfert de ses cendres au Panthéon. |