George
Orwell écrit 1984 en 1948 ( linversion
des 2 derniers chiffres serait une des explications du titre) et le publie lannée
suivante.
Ce
roman d'anticipation se déroule, à
Londres, capitale de la première région aérienne de lOcéania, puissance mondiale
avec Eurasia et Estasia. Ces trois empires sont constamment en guerre. Oceania a connu
plusieurs révolutions depuis 30 ans et également un conflit atomique.
Océania vit sous une dictature. Le Parti unique est
commandé par un chef invisible dont les portraits sont partout : Big Brother. Ce dernier surveille cependant les moindres faits et gestes de chacun,
d'où le slogan « Big Brother is watching you !» (Big Brother vous regarde),
qui symbolise le régime.
Trois slogans
régissent cet univers : " La guerre cest la paix ", " La
liberté cest lesclavage ", " Lignorance cest la
force " ; quatre ministères lorganisent Vérité, Paix, Amour,
Abondance -, et la population est répartie en trois classes le Parti intérieur
(les dirigeants), le Parti extérieur (les subalternes), les prolétaires (les ouvriers et
les travailleurs vivant dans les taudis).
Winston Smith, le
personnage principal du roman , travaille au ministère de la Vérité. Il a pour tâche
de retoucher les journaux déjà parus pour corriger les
erreurs du Parti ou de son leader, Big Brother. Car le Parti ne se trompe jamais. Une fois
l'Histoire réécrite, les erreurs ayant été gommées, on a donc la certitude
quelles nont jamais existé
Le roman se déroule
en trois temps: la lente marginalisation de Winston, qui devient progressivement
"criminel par la pensée", "rebelle aux politiques du Parti", son
aventure amoureuse avec une jeune femme, Julia. Winston Smith et
Julia tentent de s'aimer, mais cette forme de résistance se heurte à l'énigmatique
O'Brien, lun des espions du régime.
Finalement Winston
est
arrêté et torturé avant dêtre remis en liberté, totalement brisé. « Dans
cette contre-utopie cinglante, Orwell propose une réflexion sur la ruine de lhomme
par la confiscation de la pensée et la prolifération de la technocratie ».
Chloé
de Soligny