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Evocation du roman
Adaptation de Guerre et Paix
Les 3 personnages principaux :
Le Prince André Bolkonski
Natacha, la fille du comte Rostov
Pierre, le fils illégitime du comte Bezoukhov

Evocation du roman
La Guerre et la Paix
ou Guerre et Paix est un roman de Léon Tolstoï. Il a été
publié entre 1865 et 1869.
L'histoire se déroule entre
1805 et 1820. Tandis que Napoléon conduit sa Grande Armée en Russie, la vie
continue à Moscou.
On y croise le comte Rostov
qui s’apprête à célébrer la fête de sa fille Natacha, le prince André
Bolkonski et sa femme Lise, enceinte ; Pierre, le fils illégitime du comte
Bezoukhov ; Maria Dmitrievna, la tante de Natacha ; et enfin Nicolas Rostov
et sa cousine Sonia, follement épris, l’un de l’autre.
Au cours du bal, un messager
délivre un pli annonçant l’entrée en guerre de la Russie aux côtés de
l’Autriche. Les hommes s’en réjouissent, les femmes s’en inquiètent.
Ce roman de Tolstoï, tant
par la richesse et le réalisme de ses détails que par les descriptions
psychologiques de ses personnages est considéré comme un roman majeur de la
littérature
"Tolstoï y développe
une théorie fataliste de l'histoire, où le libre arbitre n'aurait qu'une
importance mineure et où tous les évènements n'obéiraient qu'à un
déterminisme historique inéluctable".
Adaptation télévisée de Guerre et Paix
A partir du 6 novembre 2007 ,
France 2 diffusera Guerre et Paix, adapté du roman de
l’écrivain russe Tolstoï (1828-1910). Les 4 épisodes de cette
série ont été réalisés par le roumain Robert Dornhelm. Une
véritable production européenne dans laquelle on retrouve
Clémence Poésy, Alessio Boni et
Alexander Beyer.
Premier épisode
Début du XIXe siècle.
Napoléon conduit sa Grande Armée en Russie et la vie continue à Moscou. Le
comte Rostov s’apprête à célébrer la fête de sa fille Natacha. Véritable
garçon manqué, la jeune femme supporte difficilement le corset que sa mère
l’oblige à porter.
Là, se croisent le prince
André Bolkonski et sa femme Lise, enceinte ; Pierre, le fils illégitime du
comte Bezoukhov ; Maria Dmitrievna, la tante de Natacha ; et enfin Nicolas
Rostov et sa cousine Sonia, follement épris, l’un de l’autre. Au cours du
bal, un messager délivre un pli annonçant l’entrée en guerre de la Russie
aux côtés de l’Autriche. Les hommes s’en réjouissent, les femmes s’en
inquiètent. A quelques rues de là, le comte Bezoukhov, à l’agonie, demande à
voir Pierre avant de mourir.
Le comte souhaite lui
remettre une lettre adressée au tsar pour légitimer sa situation. Vassili
Kouraguine qui escomptait bien s’approprier la fortune du comte dispose d’un
autre atout pour reconquérir ces biens perdus : sa ravissante fille Hélène
qui s’est mise à fréquenter Pierre avec assiduité.
Deuxième épisode
Depuis le bal donné par le
tsar, André et Natacha ne cessent de penser l’un à l’autre. Veuf, André
demande la bénédiction de son père pour épouser Natacha. Désapprouvant ce
mariage, le prince impose à son fils un an de réflexion et l’obligation de
rejoindre les armées du tsar, où il a été promu commandant. Des conditions
acceptées par Natacha.
Triste à l’idée de voir partir André, Natacha est soutenue par Sonia, qui
vit une situation similaire avec Nicolas. Malheureux en mariage, Pierre a
épousé Hélène et il doute autant de la fidélité de sa femme que de celle de
son ami Dolokhov. Il se réfugie de plus en plus sur ses terres où il rêve
d’affranchir ses serfs. En Lituanie, André contraint Anatole Kouraguine, le
fils de Vassili, à épouser la paysanne qu’il a mise enceinte. Un affront
dont Anatole est bien décidé à se venger.
Troisième épisode
Difficile
pour Natacha d'oublier les paroles d'Anatole à l'opéra. Elle n'a aucune idée
sur la vengeance orchestrée par Hélène et Anatole. A la suite de la
tentative de suicide d'Anatole et déçue par André, qui n'est pas revenu une
seule fois en un an, Natacha accepte de s'enfuir avec Anatole. Un geste
qu'elle va très vite regretter. Sur le front, l'armée russe est prête à
affronter les assauts français. Une bataille à laquelle André, Pierre,
Anatole, Nicolas et Denisov vont prendre part.
Quatrième et dernier épisode
Après la
défaite de Borodino, les moscovites préfèrent incendier leurs maisons plutôt
que de les laisser aux troupes françaises. Alors que la famille Rostov
s'apprête à fuir, le père de Pieta l'autorise à rejoindre son frère Nicolas
au front. Pierre conduit André blessé, auprès des Rostov sans en informer
Natacha. Il s'est déguisé en paysan dans le but d'assassiner Napoléon. A
Lissi Gori, son père enterré, la princesse Maria Bolkonsky est cloitré par
ses domestiques, jusqu'à l'arrivée fortuite de Nicolas et Denisov qui
parviennent la libérer.
Les 3 personnages
principaux :
Le Prince André Bolkonski
Féru de
littérature russe, Alessio Boni était ravi de devenir le prince André. Un
homme déterminé dans lequel il se retrouve pour partie et, plus loin de lui,
un être rigide et austère aussi. Explications.
“Elevé
dans la foi de la mère patrie par un ancien général un peu fou, le prince
André a appris à toujours placer la Russie avant son bonheur, sa famille et
sa vie de couple... et ce, quoi qu’il en pense”, explique Alessio Boni.
André, ce brillant aristocrate trentenaire, militaire de carrière, uni par
convenance à Lise qu’il n’a jamais aimée, semble indifférent au bonheur et à
l’amour. Décrit comme un homme bravant le danger et prêt à mourir au combat,
il rentre néanmoins marqué par sa première expérience à Austerlitz allant
même jusqu’à avouer à son père, qu’il ne ressent que “peu d’enthousiasme
pour la vie militaire”.

Alessio Boni , André Bolkonski
Pourtant
ce personnage austère et rigide se métamorphose au contact de Natacha. “Je
te connais depuis toujours, déclare le personnage de Pierre à André, et je
ne t’ai jamais vu exprimer tes sentiments avec cette force. Tu es un autre
homme.” “C’est magnifique, pour la première fois de sa vie, reprend Alessio
Boni, il tombe amoureux. Face à Natacha, cet homme fort et courageux devient
faible et sensible.” Mais au premier écart de conduite de Natacha, sa
droiture reprend le dessus. Même son ami Pierre n’arrive pas le faire
changer d’avis. Inflexible, il le sera jusqu’aux portes de la mort où il
apprend enfin à pardonner. “Lui, si rigide est devenu à la fi n de sa vie,
un autre homme, attentif à la destinée du monde qui l’entoure”, conclut
Alessio Boni.
S’exprimer à travers un geste,
un regard
Pour
interpréter ce personnage, incroyable à ses yeux, Alessio Boni s’est, bien
entendu, aidé de l’oeuvre de Tolstoï, mais il a aussi puisé dans son
expérience personnelle. De son service militaire, passé dans la police, il
s’est souvenu de la gestuelle et de l’attitude propres à ces corps de
métier. Un maintien conservé pendant le tournage qui donne toute sa froideur
et sa droiture au personnage et qui convenait parfaitement à son histoire
personnelle. “Avec le réalisateur Robert Dornhelm, qui était le plus à même
selon moi pour retranscrire l’univers de Guerre et paix (1), nous sommes
arrivés à la conclusion qu’André intériorise ses sentiments mais que son
regard ou l’expression de son corps peuvent trahir ses pensées”
Et c’est
ainsi qu’Alessio Boni l’a joué.
Natacha, la fille du comte
Rostov
Clémence
Poésy connaissait Tolstoï pour avoir lu “Anna Karenine”. Pour les besoins de
“Guerre et paix”, elle s’est métamorphosée en Natacha.
Plusieurs
semaines passées à partager l’intimité de ce personnage profondément humain,
passionné, libre et sans concession. Explications.
“En
Russie, lorsque les gens prononçaient le nom de Natacha, il y avait une
lueur dans leurs yeux et je trouvais cela très beau”, avoue Clémence Poésy.
Personnage central de Guerre et paix, “Natacha est un livre ouvert dans
lequel je n’ai eu qu’à plonger, une jeune femme vivante, qui ressent et
exprime toutes ses émotions”. Un constat partagé par le personnage du prince
André, qui, étonné par la vitalité et le bonheur émanant de la jeune femme,
ira jusqu’à lui déclarer : “On dirait que vous vivez tout très intensément”.
Natacha qui tient tout à la fois de Tatiana et de Sophie Bers,
respectivement belle-soeur et femme de Tolstoï (1) est un être profondément
humain, dans lequel chacun peut se reconnaître. “Elle n’est pas parfaite,
reprend Clémence Poésy, il lui arrive de commettre des erreurs, de prendre
des coups,” sans pour autant baisser les bras. Entre la demoiselle de
dix-huit ans à la jeunesse éclatante et la femme accomplie, se seront
écoulées plusieurs années marquées par la guerre ; le départ au front de ses
frères, la mort de l’un d’eux ; la perte de son premier amour, le prince
André; la découverte de l’interdit avec Anatole, la déception puis la
culpabilité. Elle, qui a connu l’aisance, qui s’est nourrie de l’amour des
siens, réalise peu à peu que le monde qui l’entoure est différent de celui
dans lequel elle a grandi. “Guerre et paix, c’est aussi l’absurdité de la
guerre, ce qu’elle fait à une société, aux femmes qui attendent, aux hommes
qui partent. Elle ne se réduit pas à des points stratégiques... et Natacha
telle qu’elle apparaît à la fin du quatrième épisode est le fruit de toutes
ses expériences.”

Clémence Poésy,
Natacha
Devenir Natacha
Comme
toujours, Clémence Poésy a cherché une musique sur laquelle appliquer sa
propre partition. Quoi de plus naturel et de plus beau en l’occurrence que
les phrases de Tolstoï décrivant les états d’âme de Natacha pour étayer ses
notes. Et puis, pour parvenir à lui donner corps, Clémence Poésy s’est aussi
aidée des costumes créés par Enrica Biscossi. “Avec Enrica, nous avons
cherché à raconter le trajet de Natacha à travers ses vêtements. Au fil du
temps ses tenues s’assombrissent, sa taille s’affine. Il fallait que les
jours qui passent et la guerre se ressentent sur elle. Et comme il était
important de lui garder la liberté de mouvement qui correspond à sa liberté,
à sa modernité et à son côté sans concession, j’ai insisté pour qu’elle ne
porte pas de corset, à l’exception de la première scène.”
Pierre,
le fils illégitime du comte Bezoukhov
Pour être
né en ex-Allemagne de l’Est, Alexander Beyer était familier de la culture,
de la littérature et de la langue russes. Une aide non négligeable pour
aborder Pierre, le plus visionnaire des personnages de Tolstoï.
Pierre,
étudiant tout juste rentré de France, est le fils illégitime du comte
Bezoukhov. Un homme qui n’a jamais daigné voir son fils, au grand désespoir
de ce dernier. “Quand j’étais enfant, je rêvais de le rencontrer, mais [pas
lui], confie le personnage de Pierre à son amie, Natacha. Il ne sait même
pas qui je suis, ni à quoi je ressemble.”
Mais à
l’approche de la mort, le vieil homme qui a souhaité lui parler, en fait son
héritier unique en le reconnaissant. “Pierre se retrouve à la tête d’une
immense fortune, de propriétés et de serfs”, explique Alexander Beyer. Tombé
sous l’emprise des Kouraguine, Pierre ne semble plus maître de sa destinée.
Pourtant, “il se désintéresse progressivement des futilités aristocratiques
pour se consacrer au bien-être de ses paysans. Il cherche à moderniser le
système, à entamer des réformes. Il leur construit des écoles, des églises,
des hôpitaux”. De tous les personnages imaginés par Tolstoï, Pierre et André
sont les plus proches de leur créateur. Si André est en partie ce qu’il
aurait voulu être, Pierre semble être l’auteur tel qu’il se voyait (1). Tout
comme Tolstoï, Pierre est capable de s’enflammer pour une cause ou une idée,
telle que l’émancipation de ses serfs. Un enthousiasme qui aurait pu le
perdre à maintes reprises. N’a-t-il pas prétendu à son retour de France et
devant un parterre de Moscovites, que “Napoléon Bonaparte avait ouvert les
fenêtres de l’Europe, qu’il y avait fait entrer le souffle de la raison”
avant de financer quelques années plus tard un régiment pour bouter l’ennemi
hors de Russie ? N’a-t-il pas défi é en duel son ami Dolokhov alors qu’il
n’a jamais tenu une arme de sa vie ? Pierre sait reconnaître ses erreurs
comme il sait aussi défendre ceux qui lui sont chers. Natacha, après
qu’André l’a rejetée, trouve à ses côtés réconfort et soutien.

Alexander Beyer, Pierre
Pierre
Pour
Alexander Beyer, “l’aventure de Pierre peut être comparée à celle des héros
de Jules Verne ou d’explorateurs comme Alexander von Humboldt et Aimé
Bonplant. Elle est l’occasion pour le lecteur de découvrir la vie russe dans
toute sa diversité.” Pour se glisser dans la peau de Pierre, le comédien a
puisé dans Guerre et paix — une lecture entamée à l’école, laissée de côté
faute de temps et reprise à la proposition du rôle —, ainsi que dans La
Sonate à Kreutzer et La Tourmente de neige, deux nouvelles écrites par
Tolstoï. Sans oublier une biographie sur l’auteur. “Des ouvrages que Robert
Dornhelm et moi lisions pendant le tournage. La curiosité inépuisable de
Robert Dornhelm à propos des personnages et de leurs passés a eu tendance à
rejaillir sur nous.” Et Alexander Beyer de conclure : “Tout le monde peut
s’identifier à ce personnage attachant et honnête, qui a eu le courage de
prendre les armes contre Napoléon quand tout semblait perdu”.
Sources bibliographiques
Wikipedia
Le Dossier de Presse de Guerre et Paix ( France 2)

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