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Les 10 chefs d'oeuvre de la littérature


1. Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline
Acclamé par les uns, sali par les autres, Céline, alors âgé de 38 ans, fait une entrée sur scène pour le moins fracassante avec le Voyage. En cause : son style, semblable à aucune autre. Outre l'alternance constante entre un niveau de langage soutenu et un niveau familier, voire grossier, c'est surtout le fait que le narrateur lui-même use de ce langage qui choqua les consciences, et plus précisément les tenants d'une « correction » littéraire. Aujourd'hui considéré comme LE roman total.

2. En attendant Godot de Samuel Beckett
Samuel Beckett, que l'académisme exaspéra toute sa vie (tant pour la rigidité de ses interprétations que par son pédantisme) et profondément influencé par Joyce dans sa jeunesse, s'opposait à toute lecture univoque de cette pièce, comme du reste de son ouvre. Or c'est justement cette restriction des sens possibles, assortie du scandale soulevé par la représentation de En attendant Godot, qui fit son succès.

3. Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos
Seul l'ennui provoqué par la vie de caserne militaire (surtout à Besançon) peut inspirer des oeuvres aussi bouleversantes que les liaisons dangereuses. C'est ce qui arriva au général de brigade Choderlos de Laclos qui écrivit son fameux roman épistolaire en six mois. Et publia dans la foulée un livre militant pour l'égalité des sexes. La classe.

4. L'Etranger d'Albert Camus
De loin le meilleur roman de Camus dont on est pas par ailleurs très fan. Le détachement du narrateur qui le conduit presque malgré lui au crime crapuleux a fait de cet hallucinant livre une référence pop qui a même inspiré le fameux « Killing an arab » de The Cure.

5. Le portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde
Ce qu'on retient avant tout de ce chef d'ouvre de la littérature victorienne, c'est la figure de l'esthète pervers que devient le jeune et beau Dorian Gray lorsqu'il croise le personnage cynique de Lord Henry et un mystérieux livre jaune accusé de le faire sombrer dans la méchanceté. Malgré un style abandonné excessivement à la flamboyance, le livre garde encore aujourd'hui une dimension mythologique.

6. Du côté de chez Swann de Marcel Proust
Que nous dit Proust ? Qu' il est plus efficace de laisser faire la réminiscence involontaire que de tenter de toutes ses forces de retrouver la mémoire des choses. La quête de soi peut commencer, longue et sinueuse à l'image de la phrase proustienne, qui semble se perdre dans des méandres quand elle est, tout au contraire, d'une construction et d'une précision extrêmes.

7. Huis clos de Jean-Paul Sartre
Une fois la mort advenue, nous n'avons aucune prise sur ce que le reste du monde en fera et la façon dont il les interprètera. Aucune échappatoire même quand la porte est ouverte. Une pièce majeure de Sartre.

8. Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll
Ce conte onirique, qui fait la part belle à l'absurde, aux jeux de mots et d'esprit et aux distorsions de la logique est un monument de la littérature enfantine. Qu'on relit ensuite tous les cinq ans.

9. Gatsby le magnifique de Francis Scott Fitzgerald
"Je suis le produit d'un esprit qui ne sait pas ce qu'il veut dans une génération inquiète." Ainsi se voyait Francis Scott Fitzgerald et ainsi pourrait on voir Gatsby le Magnifique : un roman de la désinvolture et de l'extravagance revendiquée non sans une certaine emphase dans la société de l'après-guerre.

10. L'Attrape coeurs de JD Salinger
L'Attrape coeurs vaut moins pour péripéties de Caulfield (l'histoire est somme toute banale) que pour la voix de son narrateur : une voix très ancienne que tous les adolescents du monde peuvent reconnaître.

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