AMICALEMENT EN POESIE.
ÜZEYIR LOKMAN
CAYCI
© Cayci Uzeyir
NE TOUCHEZ PAS LES FLEURS
POUR QUELLES GRANDISSENT
Quelles saccrochent
Aux fils minces du temps,
Quelles connaissent les profondeurs
De la vie...
Quelles arrivent
Aux vues poétiques...
Dailleurs
Les bruits,
Les amas de poussière
Les mettent mal à laise...
Et ce ne sont pas là
Leur seul doute...
Elles nont pas de quoi résister
Aux insectes agressifs.
Leurs vibrations cachent
Leur identité
Et leurs mouvements
Leur vertu.
Lintuition de leur amitié
Offre des indices...
Cest à leur place
Quelles ne sont belle et significatives
Ce ne sont pas des jouets
Pour les passions.
Ne touchez pas les fleurs
Pour quelles grandissent...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, le 08.03.2000
Traduit par Yakup YURT
DONNER FORME AUX LENDEMAINS
Ils fondent
Dans le tableau de multiplication
Tout en grandissant
Dans le manque de ressources affectives...
On ne remarque pas
Les différences
Dans les miroirs...
Eux
Ils sont cloués
A la solitude.
On ne remarque pas
Les saisons
Dans leur cur...
Les années
Pourrissent
Dans leurs yeux
A eux...
La révolte
N'est pas le résultat
Des dernières minutes...
Dans leur alphabet
Il y a passage
A l'injure.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Mantes la Jolie, le 01.01.2000
Traduit par Yakup YURT
LIDEE DE DIRE BONJOUR
NE TRAVERSE PAS LEUR ESPRIT
Si les règles principales
De lamitié
Fondent,
Les passions simposent
Et vous ne pouvez voir lhumanité
Le racisme devient un canevas
De relations,
Et les coexistences se rident
Lidée de dire bonjour
Ne traverse pas leur esprit
Les portes se ferment
La transparence disparaît
A leurs boussoles
A tous leurs profils
On voit
Les grossièretés
Lopportunisme
Vient au premier plan
Lamitié
Et les airs de camaraderie
Restent lointaines
Lidée de dire bonjour
Ne traverse pas leur esprit
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Magnanville, le 18.05.2000
Traduit par : Yakup YURT
HALIL IBRAHIM GÖCEK
Sa mère :
" Tu es ma fleur " lui disait-elle.
Cest de Yozgat
Quil est venu en France
Il a porté de lamour et de lespoir
Dans son cur
Avec la nostalgie
Il a été mineur de fond pendant des années
Ila respiré les poussières de charbon
Il a emmené la fatigue à sa maison
Ses enfants
Lont attendu
Devant les fenêtres.
A Forbach
Un jour
La mauvaise nouvelle est arrivée à sa maison
Halil Ibrahim GÖCEK
Etait mort en morceaux
Dans la galerie minière
Les larmes
Se sont jointes aux cris
Lamour quon avait pour lui
Est devenu profond dans les curs.
Ses souvenirs
Ont été envoyé par-ci par-là
Sous forme de charbon,
Ils se sont brûlés
Ils sont devenus cendres
Comme lui
Sa mère :
" Tu es ma fleur " lui disait-elle.
Cest de France
Quil est parti pour Yozgat.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Metz 1996
Traduit par : Yakup YURT
ILS ONT OURDI LES FILETS SUR NOUS
Le sentiment de proximité aux souffrances
Dans nos curs
Pendant que nous réduisons les dimensions
De lessence de la lumière
Avec nos yeux
Dans une mêlée focalisée
Eux
Ils ont ourdi les filets sur nous.
En supportant les peines de la vie
Tout en voyant les gens à visages boudeurs
Avec des pensées fatiguées
Tout au long des années
Nous avons écouté les cravaches siffler
Avec des pensées si bien dissimulées
Eux
Nont jamais pensé à nous
Et
sans aucune pitié
Ont ourdi les filets sur nous.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
ISTANBUL
Les oiseaux de quai
Me traînent vers les mers
Comme si je courais vers les souffrances
Istanbul se tord de douleurs
Au fur et à mesure que tombent sur moi
Les solitudes sans toi...
Dans cette ville obscure
Avec mon sang coagulé
Je déborde mes rêves
Les rues vides accentuent ton absence
Istanbul t'emmène de ville en ville...
Cette ville si grande se verse dans mes souffrances
Les oiseaux de quai me traînent
A leurs nuits fatiguées
Et là-bas Istanbul fouille de fond en comble
La solitude sans toi.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Aksaray - Istanbul
Traduit par : Yakup YURT
A été publié dans:
1) 09.11.1976 KELEBEK GAZETESI
(TURQUIE)
2) 08.12.1976 NIGDENIN SESI
GAZETESI (TURQUIE)
3) 14.05.1977 SIIRTTE SON SÖZ
GAZETESI (TURQUIE)
4) 06.12.1977 YENI BOR GAZETESI
(TURQUIE)
5) 27.01.1978 YENI ALANYA
GAZETESI(TURQUIE)
6) 15.05.1978 BURSANIN SESI
GAZETESI(TURQUIE)
7) 27.06.1980 IÇEL EKSPRES GAZETESI
(TURQUIE)
8) 00.03.1999 PARIS YENI YORUM
GAZETESI (TURQUIE)
9) 00.07.1999 LE VILAIN PETIT CANARD
(FRANCE)
10) 00.12.1999 TERPSICHORE (FRANCE)
11) 00.03.2000 MULTIPLES (FRANCE)
12) 00.03.2000 TRAVERSEES (BELGIQUE)
13) 01.06.2000 OUSTE (FRANCE)
14) 00.09.2000 PARTERRE VERBAL (FRANCE)
15) 00.10.2000 LE PASSAGER CLANDESTIN (FRANCE)
16) 00.11.2000 POESIE PARTAGE (FRANCE)
17) 00.12.2000 LES CAHIERS DE FRANÇOIS VILLON (FRANCE)
18) 00.12.2000 FEUILLETS ARTISTIQUES ET LITTERAIRES
(FRANCE)
19) 00.02.2001 LECHO DE CHNORD (FRANCE)
20) 00.03.2001 LE JOURNAL À SAJAT (FRANCE)
21) 00.06.2001 http://www.mesaj.org/ulcayci/siirler_tr_2.htm
ISTANBUL DE MES REVES
Tes attentes sont gravées dans mes yeux
Les formes fondent dans mes rêves
Le visage quon voit dans tes photos
Nest pas celui de tes sentiments Istanbul
Vivre séparé na pas dimpact sur tes mers
Les attentes sont tendues dans tes paysages
Les pensées ne restent pas sur place
Istanbul se pose comme du plomb sur mes solitudes
Les poissons blancs vivent dans vivant dans ton passé
Les mouettes flânent dans tes souvenirs
Les amitiés moulues veillent jusquaux matins
LAnatolie se lève de tes horizons Istanbul
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Ankara, le 12.01.1980
Traduit par : Yakup YURT
KAROL ZÜMER
Il y avait des fleurs
Lorsque je lai connu
A Magnanville
Rue Graviers...
Dans son office
Il était lécho des beautés;
Le miroir
Des amitiés...
Aux expositions de peinture
A Lardy
A Elancourt
Unissant son art
Et son talent dadministrateur;
Il avait fusionné
Les gens les uns avec les autres
Comme le fait daller
A son travail
Avec son propre véhicule
Il avait quelques manies.
Mais ses sentiments
Etaient clairs
Et ses attitudes naturelles
Il était quelquun dexemplaire.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
LA CELLULE
En observant une fin
Des souvenirs pénibles se noueront
Dans tes yeux
Les espoirs resteront suspendus un à un
Tes mains ne pourront atteindre
Mes mains
Tu subiras des peines infinies
Tes nuits libres seront tissés
Dans tes rêves.
Le plus blanc de tes espoirs sépuisera
Dans lobscurité la plus affreuse.
Ces obscurités
Seront cousues dans tes pensées
Dans une cellule éloignée
A des milliers de kilomètres
Et
tes yeux ne pourront atteindre
Mes yeux
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
A été publié dans :
1) 21.10.1976 KELEBEK GAZETESI
(TURQUIE)
2) 02.08.1977 SIIRTTE SON SÖZ
GAZETESI (TURQUIE)
3) 13.08.1977 YENI BOR GAZETESI
(TURQUIE)
4) 22.09.1977 AFYON EMIRDAG GAZETESI
(TURQUIE)
5) 02.01.1978 YENI KIROBA GAZETESI
(TURQUIE)
6) 30.10.1978 BURSANIN SESI
GAZETESI (TURQUIE)
7) 07.09.1977 GÜNAYDIN GAZETESI
(TURQUIE)
8) 00.09.2000 OLUSUM / GENESE (FRANCE)
LE MARCHE DE BOR EST ENCORE LA
ATTACHE TON ANE A LARGENT...
On ne vend pas
Les poteries cassées...
Cherche des affaires rentables.
Sa bosse sur son dos
Elle bat de la laine
Ta femme Zâra.
Que tes enfants affamés
Et tes animaux en attente de fourrage
Ne te rendent pas pensif...
Le marché de Bor est encore là
Attache ton âne à largent
Tu vendras ta marchandise
Tu gagneras de largent,
Tu niras pas à Nigde...
Ne reste pas sans espoir
Sur les places de marché...
Que tes clients entendent ta voix ;
Quils disent "Halil est encore venu... "
Vends tes pommes
Arrachées à leurs branches,
Quils les mangent à fond...
Le marché de Bor est encore là
Attache ton âne à largent
Tu vendras ta marchandise
Tu gagneras de largent,
Tu niras pas à Nigde...
Que les indifférences
Ne te chagrinent pas
Les affaires truquées,
Et les acrobaties
De toutes sortes
Laisse tout cela
Dun côté,
Ne fatigue pas la tête
Le marché de Bor est encore là
Attache ton âne à largent
Tu vendras ta marchandise
Tu gagneras de largent,
Tu niras pas à Nigde...
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Bor le 09.05.2000
Traduit par Yakup YURT
NDTR : Une explication simpose.
Nigde est une préfecture en Turquie
et Bor est une sous-préfecture dépendant de Nigde.
PENDANT QUE LES EAUX
COULENT A LENVERS
Remplis
Remplis à lenvers
Le temps faisant couler les larmes
A tes attentes !
Qui sen vont
En laissant les roses
Derrière eux ?
Des couleurs multiples disparaissent
Les unes après les autres
Dans ce printemps illimité
Plein de jouissances
Dans les livres sans titre
Les sujets sont sinistres
Tels les commerçants malhonnêtes,
Les assassins de sentiments,
Les ennemis de lamour
Les localités
les villes
les fleuves arrosant les roses
Restent à lombre
De lair pollué
Remplis
Remplis à lenvers
Le temps faisant couler les larmes
A tes attentes !
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Mantes la Ville, le 12.10.2000
Traduit par : Yakup YURT
ROSES BLANCHES
Les chagrins saccrochent
Aux roses blanches
Dans lobscurité nocturne
Les eaux sécoulent avec bruit
Les miroirs se transforment en mer.
Sa couleur sétend aux curs
La terre blanchit à son approche
Létoile du berger se fragmente
Et les obscurités se taisent.
Je ne peux pas larracher de moi
Car elle ma lié à elle à en mourir
Les eaux sécoulent avec bruit
Les miroirs se transforment en mer.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Traduit par : Yakup YURT
A été publié dans :
1) 16.09.1976 KELEBEK GAZETESI
(TURQUIE)
2) 19.11.1976 YESIL BOR GAZETESI
(TURQUIE)
3) 16.06.1977 ÇANAKKALE NIN
SESI GAZETESI
- 00.06.1999 PARIS PAPAGAN GAZETESI (FRANCE)
- 00.03.2000 MULTIPLES ( FRANCE )
- 00.03.2001 LE JORNAL À SAJAT (FRANCE )
- 00.06.2001 http://www.mesaj.org/ulcayci/siirler_tr_2.htm
8) 00.07.2001 LHOMME LIBRE N°168 (FRANCE)
SIL NY A PAS DAMOUR
Des obstacles devant toi
Des crochets derrière
Au nom de rien de tout
Va
et viens
durant 20 ans
Certaines choses ne changent point
Lamour
Est un acte fin
Sil est fait bon usage
Lamour est un remède
A tous les maux
Si les hommes
Ne saiment pas
Certaines choses ne changent point
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Magnanville, le 09.06.2000
Traduit par : Yakup YURT
uzeyir.cayci@wanadoo.fr
poesie.etoile@wanadoo.fr

