1606 |
Naissance à
Rouen, le 6 juin, de Pierre Corneille. Il est originaire d'une famille de magistrats et
est l'aîné de cinq frères et surs. Son père est maître des eaux et forets et sa
mère est la fille d'un avocat. Il accomplit ses études secondaires chez les jésuites et
se destine à une carrière d'avocat |
1626 |
Corneille suit
des études de droit. |
1628 |
Son père lui
achète deux modestes charges d'avocat. Timide et peu éloquent, Corneille renonce à
plaider. |
1629 |
Mélite,
sa première création, est une comédie. Il la propose à une troupe d'acteurs
itinérants, ceux qui fonderont plus tard le théâtre du Marais. Cette troupe présente
la pièce à Paris. Cette comédie connaît un succès suffisant pour décider Corneille,
qui n'a alors que 23 ans, à entreprendre une carrière théâtrale.
De 1630 à 1636, Corneille écrit cinq nouvelles comédies et contribue
ainsi à réhabiliter, un genre, jugé secondaire. Alors qu'on reproche alors au genre
comique ses outrances et sa vulgarité, Corneille réussit à emprunter une voie qui
refuse le grotesque pour privilégier la peinture des caractères et des murs |
1632 |
La Veuve,
comédie |
1633 |
La Galerie
du palais, comédie |
1634 |
La Suivante,
comédie |
1634 |
La Place
royale, comédie |
1635 |
Médée,
sa première tragédie
Les succès qu'il connaît avec ces comédies permettent à Corneille
d'être engagé, avec 4 autres auteurs, par Richelieu pour mettre en vers les intrigues
théâtrales que le cardinal se plaît à imaginer |
1636 |
L'Illusion
comique, comédie |
1637 |
En janvier, Le Cid est créé au Théâtre du Marais. La pièce
connaît un succès immense. Paris, qui n'a jamais connu un tel triomphe ne parle plus que
du cas de conscience de Rodrigue, partagé entre son amour pour Chimène et sa volonté de
venger Don Diègue, son père offensé.
Louis XIII accorde au père de Corneille des lettres de noblesse. Ce
triomphe est une date capitale dans la carrière de l'auteur dramatique : pourtant
alors que la pièce fait un triomphe et le consacre comme le maître incontesté de la
dramaturgie, Corneille doit affronter la jalousie de ses rivaux. Ceux-ci déclenchent une
polémique que l'on appellera "la querelle du Cid". Ils lui reprochent
tour à tour d'avoir copié abusivement Guillen de Castro, un auteur espagnol et de
n'avoir pas respecté les règles d'or du théâtre classique, notamment les règles de la
vraisemblance et de la bienséance, ainsi que celle des trois unités ( temps, lieu et
action). Cette querelle va se poursuivre pendant près d'un an. Richelieu apporte tout
d'abord un soutien discret aux adversaires de Corneille, dont Mairet qui en est un des
leaders. Il pousse également l'académie française à publier un texte critique contre
cette tragi-comédie. Mais devant le triomphe durable du Cid, Richelieu joue
finalement l'apaisement en demandant à Corneille et Mairet de se réconcilier.
Corneille va garder le silence pendant près de trois ans. |
1640 |
En mai,
nouveau succès avec Horace, une tragédie romaine. Sous la pression des
défenseurs du théâtre régulier, Corneille s'est-il converti à la tragédie ? Il
écrira en tout 17 tragédies . |
1641 |
Au printemps,
Corneille épouse Marie de Lampérière, fille d'un lieutenant. Ils auront sept enfants |
1642 |
Cinna,
une tragédie, lui apporte la consécration. Corneille apparaît comme le plus grand
poète dramatique de son temps. On le qualifie alors de "Sophocle français".
Les années quarante sont les années de gloire de Corneille.
Célébré par le public, reconnu par ses pairs, financé par le pouvoir, il connaît une
décennie éclatante
Polyeucte, tragédie |
1643 |
La Mort de
Pompée, tragédie
Le Menteur, comédie |
1644 |
La suite du
Menteur, comédie |
1645 |
Rodogune,
tragédie |
1646 |
Théodore,
vierge et martyr, tragédie
Héraclius, tragédie |
1647 |
Corneille est
reçu à l'Académie française |
1648 |
Cette
année-là commence la Fronde . Vont suivre 5 années de vrais troubles et de fausses
trêves. |
1649 |
Echec de Don
Sanche d'Aragon, tragédie |
1650 |
Corneille
reste fidèle à Mazarin et est nommé par ce dernier procureur général des Etats de
Normandie
Triomphe d'Andromède, tragédie |
1651 |
Corneille perd
sa charge de procureur général des Etats de Normandie et se retrouve sans fonction
officielle
Succès de Nicomède, tragédie
Echec de Pertharite qui est boudé par le public parisien . Ce
désaveu
incite Corneille à renoncer au théâtre et à se consacrer à la
traduction de l'Imitation de Jésus-Christ |
1656 |
Publication de
la traduction en vers de l'Imitation de Jésus-Christ qui sera un succès
d'édition |
1659 |
Corneille
revient au théâtre avec dipe, une tragédie écrite à la demande de
Fouquet, le surintendant des Finances. Cette pièce est un succès. |
1660 |
Corneille
publie trois Discours sur l'art dramatique. Parution de son uvre en
recueils. Corneille est alors le seul écrivain vivant à être publié dans ce format,
privilège réservé aux auteurs classiques |
1661 |
Conquête
de la Toison d'or, pièce de commande, à grand spectacle |
1670 |
Depuis
quelques années, Corneille voit apparaître en Racine, un terrible rival. En 1667, Racine
connaît avec Andromaque, un triomphe qui n'est pas sans rappeler celui du Cid,
trente ans plus tôt.
En 1670, les deux auteurs se trouvent en concurrence frontale
lorsqu'ils créent simultanément une pièce sur le même thème. Racine triomphe avec sa Bérénice,
tandis que le Tite et Bérénice de Corneille ne rencontre qu'un succès mitigé. |
1672 |
Pulchérie,
comédie héroïque : Echec |
1674 |
L'échec de Surena,
tragédie, ainsi que celui de Pulchérie, deux ans avant, poussent Corneille à
cesser son activité d'auteur dramatique. |
1682 |
Corneille peut
bénéficier à nouveau de la gratification réservée aux gens de lettres.
Ses pièces les plus célèbres sont rejouées régulièrement à
Versailles, devant Louis XIV. |
1684 |
Corneille
meurt à Paris, le 1er octobre |
1685 |
Son frère
Thomas lui succède à l'Académie française. Racine prononce un superbe éloge du grand
Corneille, dramaturge d'un discernement remarquable |