Présentation
du
Roman
Un projet littéraire audacieux. Yasmina Reza a suivi, dans des
circonstances vraiment inouïes de liberté et d’indépendance,
Nicolas Sarkozy pendant des mois. Ce sera donc là, vu par un grand écrivain,
le portrait d’un homme parti à la conquête du pouvoir.
Source
: dossier de presse de l'éditeur
L’aube, le soir ou la nuit de
Yasmina Reza (Editions Flammarion)

L'auteur
Yasmina
Reza est née en 1959 à Paris.
Elle
est la fille d'une violoniste hongroise et d'un ingénieur des Ponts et
Chaussées juif mi-russe mi-iranien . Elle passe son enfance dans le
milieu cosmopolite des familles juives bourgeoises d'Europe centrale ayant
fui le communisme soviétique pour se réfugier à Paris.
Elle
fait ses études à l'Université Paris X à Nanterre,. Elle suit des
cours de théâtre à l'école Jacques Lecoq, et travaille comme actrice.
Puis
elle se lance dans l'écriture pour la scène. Elle est l'auteur de Conversations
après un enterrement (Prix Molière 1987 du meilleur auteur), de
l'adaptation française de Métamorphose de Stephen Berkoff, de La
Traversée de l'hiver (1989), d'Art (1994) qui connut un
immense succès , de L'Homme du hasard, et de Trois versions de
la vie (2000).
En
1997 , elle a publié un recueil de récits autobiographiques
intitulé Hammerklavier .
Son premier roman, Désolation, qui revêt la forme d'un monologue,
sort en 1999 aux éditions Albin Michel
Yasmina Reza est
également l'auteur d'Une pièce espagnole (2004), Le dieu
du carnage (2007), Nulle part (récit, 2005), et Dans
la luge d'Arthur Schopenhauer (recit, 2005)
Ses oeuvres sont adaptées dans plus de 35
langues et ont reçu les deux prix anglosaxons les plus prestigieux : le
Laurence Olivier Award et le Tony Award.
La presse en
parle
être le
premier, le meilleur, être à l'Elysée, seul contre tous
"La vérité
du livre se trouve dans son titre et cette phrase magnifique: "Il
n'y a pas de lieux dans la tragédie. Et il n'y pas d'heures non plus.
C'est l'aube, le soir ou la nuit." Yasmina Reza a écrit le
portrait d'un homme angoissé par la mort, par l'écoulement du temps, un
homme obsédé par l'action mais aussi par la réalisation non pas de soi
mais peut-être d'un fantasme, être le premier, le meilleur, être à
l'Elysée, seul contre tous".
Patrice
Trapier, le journal du Dimanche , 23 Août 2007
Ce pourrait être obscène ; ce n’est
que sincère jusqu’au ridicule
"Finalement,
Reza est l’écrivain qu’il fallait à ce président-là : sèche, «burnée»,
teigneuse, dure à tout par principe, sans doute ni subtilité aucune,
courte sur phrases comme il l’est sur pattes, elle retrouve en lui son
propre refus du passé et sa ferveur sophistique : on n’est que le
personnage qu’on décide de devenir. L’un et l’autre semblent des
forcenés du lendemain et de l’oubli de la veille, des spécimens
balzaciens et qui en font spectacle en toute occasion : vouloir est leur
joie, leur rédemption. Les dernières pages sont naturellement pleines
d’admiration pour le vainqueur. Ce pourrait être obscène ; ce n’est
que sincère jusqu’au ridicule... "
Philippe
Lançon, Libération, 23 Août 2007
Yasmina Reza voit en Nicolas Sarkozy un
enfant
"Le résultat
est étonnant. Yasmina Reza voit en Nicolas Sarkozy un enfant.
"L'observant à la mairie de Palavas-les-Flots écouter celui qui
introduit son allocution, j'ai l'impression de voir un petit garçon,
debout, mains croisées, écoutant gentiment", écrit-elle,
n'omettant aucun des tics du candidat.
Un enfant qui ne
veut "surtout pas la nuit, surtout pas le silence. Encore moins les
pleurs. Rien qui puisse ressembler au temps".
La
Tribune, 23 Août 2007
Un Festival
Un jour, Yasmina
Reza a soufflé à son personnage que si on lui enlevait sa vie sociale,
il dépérirait, et que s'il devait se retirer à Maubeuge, de désespoir
il se jetterait dans la rivière. Non, réplique Sarkozy, «je
deviendrais le roi de Maubeuge en deux ans» ! Shakespeare avait écrit
«le Roi Lear», Yasmina Reza vient donc d'écrire «le Roi de Maubeuge».
Et c'est un festival.
Le
Nouvel Observateur, Jérome Garcin, 23 Août 2007
"Pour
accéder à la fonction suprême, il faut désirer, aimer, et enfin
vouloir."
Pour comprendre ce qui
meut Sarkozy, Reza se servira finalement d'une formule de Mitterrand : "Pour
accéder à la fonction suprême, il faut désirer, aimer, et enfin
vouloir."
Elle ajoute :"Côtoyant Nicolas pendant des mois, je n'ai vu que
le vouloir à l'œuvre. Le désir et l'attrait de la politique, principes
vitaux mais qui n'engagent pas tout l'être, ne l'habitent plus. Ils ont
constitué sa matière en une époque que je n'ai pas connue et dont il ne
cesse d'exprimer le regret. Il est étrange de vouloir, à n'importe quel
prix, au prix des plus grands renoncements, quelque chose qui n'existe
plus et qu'on a cessé d'aimer. Déserté par les formes vitales, il reste
le vouloir. Le vouloir comme résidu. Si puissant cependant."
Tout le livre est ainsi : lucide, maternant. Caustique, parfois cruel.
Savoureux, surtout. Le petit garçon est devenu président. Visiblement,
elle a éprouvé du plaisir à observer cette mue.
Le
Monde, article de Franck Nouchi, 22 Août 2007
C'est beau comme de l'antique
... Pour ce faire, le « petit garçon » a revêtu « les
habits d'homme » politique - « Il ne dit pas : «Je me suis
forgé, ou je me suis construit», il dit : «J'ai créé mon personnage.»
» La campagne a été le passage initiatique vers l'âge adulte.
Mais l'exaltation de l'enfance a du coup disparu : « Je vais me
retrouver avec un palais à Paris, un château à Rambouillet et un fort
à Brégançon. C'est la vie », glisse déjà blasé le futur président
quand la victoire se profile. Et, dès le lendemain, il ajoute : «
Je suis content en profondeur, mais je n'ai pas de joie. » C'est
beau comme de l'antique. A moins que cela ne soit fabriqué et que
Yasmina Reza ne se soit, comme lui-même peut-être, laissé prendre par
le « personnage ».
Les Echos, Cécile Cornudet, le 23 Août 2007
Interview de
Yasmina Reza réalisée par Jérome Garcin dans le Nouvel
Observateur (23 Août 2007)
Le Nouvel
Observateur. – Apprenant que vous étiez en train
d’écrire un livre sur Nicolas Sarkozy, Alain Minc, sceptique, vous a
dit : "Vous avez le choix entre être amoureuse ou être
ambitieuse." Etait-ce vraiment la seule alternative ?
Yasmina
Reza. – Dans ce projet, soyons claire, je n’ai été ni
ambitieuse, au sens où Alain Minc l’entend, c’est-à-dire la réussite
sociale, l’appétit de pouvoir – et pourquoi pas le fauteuil de
ministre de la Culture ! –, encore moins amoureuse. Si j’ai eu
une ambition, une seule, à laquelle évidemment Alain Minc ne pouvait pas
penser, c’est l’ambition littéraire.
... La
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Les
Editions Flammarion