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Actualité Septembre 2001

 

Rentrée Littéraire 2001 ( suite)

 

 

Cosmétique de l'ennemi de Amélie Nothomb (Editions Albin Michel)

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" Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime. La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. "

C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé.

Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffi de parler.

Et d’attendre que le piège se referme.

C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toutes façons, le hasard n’existe pas.

 

 

Née au Japon, de parents belges, Amélie Nothomb vit entre Bruxelles et Paris. Elle est l'auteur de neuf romans chez Albin Michel, dont Hygiène de l'assassin, qui, en 1992, lui assure d'emblée notoriété et popularité ; en 1999, Stupeur et tremblements, vendu à plus de 400000 exemplaires et couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française, la consacre comme un écrivain majeur.

D'après dossier de presse de l'éditeur

À ce soir de Laure Adler (Editions Gallimard)


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" Au moment de prendre le bain, j'ai enlevé ma montre, une montre offerte par l'homme que j'aime et où l'artiste a inscrit sur le cadran, en demi-cercle, À ce soir. J'ai constaté que le cadran était totalement embué. On dit que la peur crée des sécrétions toxiques. À ce soir était comme effacé. La date, elle, était bien visible.

Treize juillet. Dix-sept ans après la mort de Rémi.

Le texte qui suit s'est imposé à moi juste après. Il a surgi de la nuit."

 

Laure Adler, journaliste, historienne de formation, est actuellement directrice de France Culture. Elle a obtenu le prix Femina de l'essai pour la biographie qu'elle a consacrée à Marguerite Duras (" NRF Biographies ", Gallimard, 1998).

Laure Adler nous parle d'un livre qu'elle a aimé : Un Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras.

D'après dossier de presse de l'éditeur

Paulette et Roger de Daniel Picouly ( Editions Grasset)
Daniel Picouly est l'auteur, chez Grasset, de L'Enfant Léopard (Prix Renaudot 1999). Depuis Le champ de personne, il est l'un des auteurs français les plus populaires en librairie.
" C'était comment, avant moi ? Qui ne s'est posé cette question ? Qui n'a jamais voulu savoir ? Pas savoir comment c'était, le monde, la vie, ou le coin de la rue. Non, savoir comment était le véritable Avant-moi : les parents. Leur histoire. Leur amour ".
Le 5 novembre 1943, un enfant est parachuté, au sens littéral, dans son propre passé. Cinq ans avant sa naissance, alors que cet enfant mi-témoin mi-voyeur, va trembler, observer, commenter, fréquenter ses parents. Le roman de Daniel Picouly s'ouvre sur un coup de force logique, que le lecteur accepte volontiers.
C'est une enquête généalogique, une réponse à la curiosité que chacun pourrait avoir, non seulement de sa propre enfance, mais surtout du passé dont on surgit. La dame aux bas gris, c'est la M'am. Le Sauveur de Vauzelles, le démineur d'une bombe de 500 tonnes, " nue comme une fumelle ", c'est le P'pa, qui voit sa vie défiler en un centième de seconde. Pourquoi a-t-il le visage brûlé, plus brûlé encore que les gâteaux noircis que la M'am sort du four ? Fait-il de la Résistance ?
Paulette et Roger se lit comme un roman familial, certes, mais aussi comme la reconstitution magique, enfantine, émouvante, épique, de la guerre vue par un garçon en culottes courtes. Dans la Cité-Jardin, la Résistance est un morceau de bravoure, et les allemands parfois des soldats Mokarex. Les avions ont un nom, les bombes une odeur, les brûlés jouent à l'Homme Invisible.

D'après dossier de presse de l'éditeur

De l'air de Raphaële Billetdoux (Editions Albin Michel)

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" Ça vous attend un matin. De l’hiver encore traînant dans votre chair, vous vous êtes laissée glisser sans précaution du lit à la rue, et il fait beau, beau à en crier… Vont et viennent autour de vous les hommes et les femmes… C’est jour de marché, jour de l’amour aussi… L’air de ce samedi vous enroule comme une robe de geisha… Ça vous attend, et il n’y a pas grand-chose que vous puissiez faire. Si vous avez encore votre mère, vous pouvez essayer de l’appeler. Si vous ne l’avez plus, aussi, appelez. "

Le nouveau roman de l’auteur de Mes nuits sont plus belles que vos jours.

 

Raphaële Billetdoux est l'auteur de romans rares et intenses (Jeunes Filles en silence, L'Ouverture des bras de l'homme). Elle a reçu le Prix Interallié 1976 pour Prends garde à la douceur des choses et Prix Renaudot 1985 pour Mes Nuits sont plus belles que vos jours.

D'après dossier de presse de l'éditeur

Ma vie en l'air de Anne Sibran (Editions Grasset)

Roman
Anne Sibran a publié chez Grasset son premier roman, Bleu figuier (1999).
" J'ai d'abord su voler. Je sais que beaucoup l'expérimentent lorsqu'ils vont s'endormir, éprouvant ce vertige irrésistible, quand le corps se débat, tournoie dans un vide sans fin.
Mais pour moi c'était vrai. Tôt le matin, l'après-midi en été, le soir après l'école, un peu avant la nuit : j'affirme avoir volé tous les jours jusqu'à l'âge de huit ans. Et je conserve aujourd'hui encore une mémoire si précise de chacun des voyages, le temps, les rencontres et les sensations, qu'il me semble impossible de ne les avoir point vécues. Le rêve ne marque pas la vie avec une telle précision. Et l'eût-il fait que je m'en remettrais aussitôt à cette réalité paradoxale comme à la seule expérience authentique qui me soit jamais advenue. J'ai existé par le vol. Tout le reste, après, mérite à peine qu'on le dise. "
A.S.
Le vol ou l'art du vide ; le vertige ou l'art de l'abîme ; le fil ou l'art de l'équilibre : une somptueuse symphonie en trois mouvements, ou comment le principe de gravité rappelle à leur destin les âmes brisées par une enfance meurtrie.

D'après dossier de presse de l'éditeur

Avenue de France   de Colette Fellous ( Editions Gallimard)

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" C'est le roman d'un jour. Le roman d'un siècle, mesuré à un jour. Qui veut s'approcher des mariages, des fêtes, des naissances, des ruptures, des glissements politiques, des guerres, des langues oubliées, de la musique dans les maisons, des malentendus, des illusions, des taches de soleil, du battement des secondes, des scènes sans importance, d'un baiser dans l'après-midi, d'un corps qui tombe.
Il veut caresser les échos et les répétitions d'un geste ou d'un prénom dans des familles qui ne se connaissent pas.
C'est un roman qui nomme les carrefours, les angles, les croisements, les couloirs, les grilles d'immeubles, loes escaliers, les portes cochères, les minuscules canaux, tout ce qui trace le cœur d'une ville.
C'est un roman qui a six ans au début de la phase et quatre-vingt-deux au bout de la ligne. Le ciel est rose, il fera chaud demain, les étourneaux se faufilent dans les ficus de l'Avenue, les hommes sont assis au fond des cafés, ils n'ont pas bougé depuis cent ans. C'est l'Avenue de France, à tunis, en 1885, mais c'est aussi Paris, Place de la Nation, en 2001. "

 

Colette Fellous est l'auteur, entre autres, de Rosa Gallica, Amor et Le Petit Casino. Elle est également productrice du Carnet nomade sur France Culture.

D'après dossier de presse de l'éditeur

 

Classe Affaires de Benjamin Berton ( Editions Gallimard)

 

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Depuis deux ans qu'elle travaillait chez Ernst & Young, Éléonore Caribou n'avait connu ni répit ni véritables instants de bonheur. La vie, se disait-elle, c'est ce qui reste quand on a tout oublié : le travail, la ville, la montre-menotte qui contraint le battement du poignet. La vie d'Éléonore était squelettique et sans joie. Éléonore avait trois jours pour se refaire une épaisseur digne de sa classe.
Au bord de la piscine, les cadres supérieurs se relaxaient en fumant. Ils cooptèrent la jeune femme et l'invitèrent à jouer au ballon. Entre les échanges, les manchettes et les passes lobées, ils comparaient leurs cabinet, leurs revenus, leurs potentiels de séduction. Les seins d'Éléonore étaient sans équivalent sur la planète Terre, et elle se demandait comment, dans ces conditions, son imbécile d'ex-copain pourrait lui résister.

 

 

 

Benjamin Berton est né à Valenciennes. Après avoir décrit, dans Sauvageons (Prix Goncourt du premier roman, Prix littéraire de le Vocation), la vie des adolescents dans les cités du nord de la France, il s'intéresse ici, au fil d'un récit truculent et féroce, aux mœurs sociales et sexuelles des jeunes cadres.

 

D'après dossier de presse de l'éditeur

Le café Zimmermann de Catherine Lepront ( Editions du Seuil)

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Un ensemble musical vient interpréter le concerto BWV 1052, en ré mineur, pour clavecin et orchestre de Jean-Sébastien Bach, dans une ville de province.

Joséphine Kahane, la femme du directeur d'une radio locale, observe cet événement qui va, sans qu'elle le comprenne tout de suite, bouleverser sa vie.

Le destin de Jean-Sébastien Bach est évoqué en contrepoint, à mesure que se dessine la passion nouvelle que la jeune femme, torturée par un mariage raté, éprouve pour un musicien de l'orchestre.

A partir de cette situation, l'auteur trace de la vie quotidienne des institutions culturelles en province un tableau d'une violence rare, en l a mettant en rapport avec la carrière de Bach. Mais c'est aussi une réflexion sur l'art, la musique, l'amour qui est élaborée par ce roman complexe.

Catherine Lépront est écrivain, auteur de romans, récits, nouvelles, d'une biographie de Clara Schumann, d'un essai sur Caspar David Friedrich, d'une pièce radiophonique et de scénarios. Elle a également travaillé pour le théâtre (dramaturgies, traductions, adaptations) et collaboré à des journaux et revues (Avant-Scène Opéra, NRF, Nouvelle Revue de Psychanalyse, etc.). Elle a obtenu le Prix Goncourt de la nouvelle pour Trois gardiennes (Gallimard 1992) et le Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son oeuvre, à l'occasion de la publication de Namokel (Seuil, 1997). Lectrice aux éditions Gallimard pour la littérature française, elle collabore également à la collection Du Monde Entier.

 

D'après dossier de presse de l'éditeur

 

Rouge Brésil  de Jean-Christophe Rufin (Editions Gallimard)

 

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La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance.
Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux indiens cannibales. Les personnages — et d'abord le chevalier de Villegagenon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion.
   Fourmillant de portraits, de paysages, d'action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l'ironie voltairienne, prend la forme d'un roman d'éducation et d'amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature. D'un côté. La civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l'autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l'harmonie et du sacré, le permanent appel du bonheur...

   Jean-Christophe Rufin est né en 1952. Médecin, pionnier du mouvement humanitaire « sans frontières », il a séjourné plusieurs années au Brésil. Écrivain, il a publié des essais sur le tiers monde et des romans traduits dans le monde entier (L'Abyssin, Sauver Ispahan, Les Causes perdues — prix Interallié 1999).

D'après dossier de presse de l'éditeur

La voix perdue des hommes d'Yves Simon ( Editions Grasset)

Romancier et poète, Yves Simon est l'auteur chez Grasset d'une œuvre importante, notamment de : Le Voyageur magnifique (Prix des Libraires, 1988), La Dérive des sentiments (Prix Médicis 1991), Le Prochain amour (1996).
Dans un Paris où se croisent chaque jour des êtres qui s'ignorent et s'esquivent, un homme prend le temps d'écouter les autres, de les confesser, de leur pardonner. Andrea -; l'atypique héros qu'à choisi Yves Simon -; est un jeune prêtre sans paroisse, qui roule à scooter, pratique l'art de la confession l'oreille collée au portable : se verse alors en lui, comme en un cérémonial où chaque aveu devient une " parenthèse délirante ", le souffle de ses ouailles. " Je fus arpenteur d'âmes alors que tout aurait dû me conduire à en être l'archéologue " résume Andrea. Ce roman tisse ensemble les lambeaux de tous ces secrets arrachés à l'oubli, à la solitude.
Il y a Milos, le peintre d'Europe centrale, qui cicatrise à peine les blessures de l'exil et photographie son vieillissement. Il y a Luis, l'aveugle, amoureux d'une prostituée, Lena, qui n'ose pas lui avouer qu'elle hante les trottoirs de la périphérie. Il y a Ismalia, une infirmière, qui cherche l'homme à étreindre, Ismalia " frêle parmi les frêles, luciole des cités, une éphémère ". Il y a Frédéric, le frère matérialiste d'Andrea, si différent, qui ne croit qu'à l'intimité des corps et à leur commerce.
Il y a surtout Paris, où la nuit s'enchaîne au jour, où se lève pendant le temps où nous rencontrons ces personnages une tempête de sable ocre, Paris sur Sahara, dunes bouchant le périphérique, nuages de boulevards, pollen urbain.
La voix perdue des hommes est l'un des plus beaux romans d'Yves Simon. On y retrouve son lyrisme inquiet, son goût de l'errance urbaine. Il laisse apparaître ici une nostalgie de l'humanisme, une civilisation enfouie sous les sables d'un désert dans la ville.

D'après dossier de presse de l'éditeur

17 ans de Chloé Mary ( Editions de L'Olivier)

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Milena n'aura connu qu'un seul amour : celui qu'elle a perdu pendant sa jeunesse, en Amérique du Sud, avant d'être elle-même arrêtée et torturée. Réfugiée en France, Milena a eu une fille, Francesca, laquelle a donné naissance à quatre enfants : Julia, Line, Gary et Lolita.

Dix-sept ans est l'histoire de cette famille matriarcale et des rencontres qui, au fil des années, transforment profondément la vie des uns et des autres. Tout bascule lorsque Julia rencontre Nicolas, et que l'amour fou fait à nouveau irruption dans la famille.

Ce livre baroque et survolté se lit comme un récit d'initiation. Mais c'est surtout un roman sur l'état amoureux : les corps se cherchent - et se trouvent -, les âmes se rejoignent, les phrases dérapent.

Chloé Mary est née en 1972. Dix-sept ans est son premier roman.

D'après dossier de presse de l'éditeur

Interdit de Karine Tuil (Editions Plon)

 


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Un survivant d'Auschwitz, apprend de la bouche d'un rabbin qu'il n'est pas juif selon la loi de Moïse. Traqué en tant que juif pendant la seconde guerre mondiale, le voici rejeté par les siens. Il se retrouve alors en proie à une véritable crise identitaire.
D'après dossier de presse de l'éditeur

Colloque Sentimental Julie Wolkenstein ( POL)


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Pourquoi Ann Hellbrown a-t-elle brusquement décidé d'arrêter d'écrire après la noyade de son mari ? Pourquoi s'est-elle exilée en Angleterre et n'a-t-elle jamais, jusqu'à sa mort en 1912, rompu son voeu de silence ? De quoi est-elle coupable ?

Une poignée d'universitaires, plus ou moins excentriques, plus ou moins convaincus du sérieux de leur mission, sont réunis par un colloque consacré à la romancière. Dans une petite ville de l'ouest de la France où elle vécut jadis, et dans sa maison même, un manoir à peine rattaché à la côte par une jetée que les marées submergent, ils échangent points de vue - et plus si affinités - forment des hypothèses littéraires et des projets amoureux. De chercheurs, ils se transforment en détectives. Ils ont quatre jours pour mener l'enquête sur la disparue. Leurs témoignages croisés, ainsi que d'autres pièces mystérieusement versées au dossier à leur insu permettront au lecteur de juger. Au rythme des vagues qui menacent le manoir, dans ce va-et-vient qui mêle satire des moeurs universitaires et plongée dans une intimité d'un autre temps, entre aujourd'hui et hier, les secrets engloutis referont surface.

Julie Wolkenstein, née en 1968, enseigne la littérature comparée à l'Université de Caen. Colloque sentimental est son troisième roman.

 

 

Substance de Lorette Nobécourt (Editions Pauvert)

 

Un homme se nomme saint et forçat mais il n’a pas de nom. Il est incontestablement de l’espèce humaine et sa quête n’a d’autre but que cela : découvrir l’humain en lui, autour de lui, être l’humain par excellence. Alors il peut accepter le terrible souvenir de sa femme crucifiée par les barbares , accepter, oublier, il peut écouter les paroles de l’Afghan le sage, reconnaître le singe blanc signifiant la mort , accepter, oublier. Il peut se défaire du passé et se défaire également de l’espérance, accepter ce qui est, ne plus chercher et dire que cela est assez. Substance. Trouver la joie d’être. Il peut recevoir tant d’amour et donner de cet amour à ceux qui n’en ont guère.
L’homme de Lorette Nobécourt est à la fois le chevalier de la foi et le chevalier du renoncement. Il fait le bilan de l’humanité qui s’est éloignée de l’humain : les foules meurtrières , la barbarie, l’innocence pervertie, les bêtes abattues et la nature pourrie. Tout cela doit être assumé et transfiguré.
" Et la substance est le verbe conjugué de l’univers " , " le plein infini ". Ce texte devient alors époustouflant, qui fait le constat de notre essence pour nous conduire à la fusion du corps et du verbe.
Lorette Nobécourt, née à Paris en 1968, est l’auteur de trois romans : La Démangeaison (1994), La Conversation (1998) et Horsita (1999), tous chez Grasset et au Livre de Poche.

Trois jours chez ma mère de François Weyergans (Editions Grasset)

François Weyergans est né en 1941. Il a été critique de cinéma et réalisateur. Il est l'auteur, entre autres, de : Je suis écrivain (1989), Rire et pleurer (Grasset, 1990), La démence du boxeur (Grasset, Prix Renaudot 1992), Franz et François (Grasset, 1997).
Le héros de ce roman, un homme très désemparé, décide, le jour de ses cinquante ans, d'annuler tous ses rendez-vous afin d'essayer de savoir où il en est. Il voudrait changer de vie, de métier, de femme, de ville, et même d'époque ! " Je refuse, se dit-il, le côté vomitoire de celui qui se penche sur son passé, je veux m'élancer vers le futur. " Cependant, il ne peut pas abolir ce passé dont il voudrait se délivrer.
Il se souvient d'un voyage de deux mois, en Italie et en Grèce, avec sa femme. Ce voyage a failli les séparer, mais le souvenir qu'il en garde le rend amoureux d'elle. Et pourtant, affirme-t-il, " j'aurai passé ma vie à souhaiter vivre avec d'autres femmes qu'elle ! "
Ce roman, que l'auteur a voulu amer, ironique, cruel, drôle, est finalement une déclaration d'amour à la vie.
Le personnage principal, un romancier, ressemble comme un frère aux personnages d'autres romans de Weyergans, et bien sûr à François Weyergraf, le héros de Franz et François...

D'après dossier de presse de l'éditeur

Le Voyage en France de Benoît Duteurtre (Editions Gallimard)

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Un jeune Américain, épris de culture française, part à la découverte du " pays des peintres et des poètes ". Il débarque dans la France d'aujourd'hui, s'égare dans les quartiers touristiques et la ZUP Claude-Monet, arpente les plateaux télé et les coulisses de l'édition puis s'enfuit dans un monastère spécialisé en nouvelles technologies…
L'itinéraire de David croise celui d'un Français quadragénaire qui a longtemps rêvé d'Amérique. Tandis que l'Américain s'éprend d'une prétendue reine de la Bohème, le Français tombe amoureux d'une vidéaste branchée. Conte, récit de voyage, autobiographie et fiction s'agencent dans ce crescendo romanesque qui glisse parfois de l'hyperréalisme au fantastique loufoque.

 

Benoît Duteurtre est notamment l'auteur de Gaieté parisienne, Drôle de temps, Les Malentendus et À propos des vaches.

D'après dossier de presse de l'éditeur

 

 

 

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