Auteurs français classiques

Auteurs étrangers 

   Œuvres

 

Auteurs Français Contemporains

Coups de cœur

Coup de Pouce

Auteurs Français
Les classiques

Ordre alphabétique

Ordre chronologique

XVIe siècle

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

XIXe siècle

XXe siècle


Auteurs Français Contemporains


Oeuvres


Presse

Forums

Coups de coeur

Coup de Pouce

Contactez-nous

Edition Palm Pilot




droits de reproduction réservés
© alalettre.com 1999- 20022





.

Retour à la page d'accueil


 Les Cinq de Vladimir Jabotinsky 
Traduit du russe par Jacques Imbert 

 

 

Homme politique reconnu, Vladimir Jabotinsky était un  des « pères » fondateurs de l’État d’Israël.

Orateur dont la force de persuasion et l’art rhétorique ont captivé ses plus grands adversaires politiques, il a pourtant toujours écrit sans répit, et sa vocation première est la littérature. Auteur de plusieurs pièces, romans, poèmes, il vit de sa plume.

Les Cinq a été publié pour la première fois en russe en 1934 dans la revue Rassviet à Paris, en feuilleton.

  

Le Roman

 Les Cinq retrace le sort d’une famille juive aisée d’Odessa, le destin de leurs cinq enfants, qui devient le destin de toute la jeunesse juive à l’époque de la première révolution russe.

L’aînée, Maroussia, mystérieuse et d’un charme ensorcelant est la victime de ses propres passions ; authentique spiritualiste, Marco sera trahi par son altruisme incontrôlé ; gâté par les fées qui se sont penchées sur son berceau, Serioja brade ses talents dans des affaires médiocres et douteuses ; la belle Lika se lance tête baissée dans la Révolution et les activités du Parti ; et enfin Torik renie, pour des raisons pratiques, la foi de ses ancêtres et se coupe ainsi de son milieu d’origine.

 

Les destinées de ces personnalités singulières s’inscrivent dans la réalité historique de l’empire russe du début du XXe siècle, avec la guerre, les troubles révolutionnaires, les pogroms, les crises et les quêtes spirituelles de l’intelligentsia. L’écrivain intègre les secousses sociales provoquées, notamment par la guerre russo-japonaise, les actes des partis clandestins, la mutinerie du cuirassé Potemkine. C’est là que s’amorce la dégradation tragique et mortelle de la famille Milgrom. Les causes profondes ne relèvent pas seulement des passions individuelles. L’histoire des personnages est marquée du sceau de l’époque, et l’auteur obtient avec délicatesse un puissant effet de généralisation, qui permet de voir à travers le destin d’une seule famille se jouer la tragédie de toute une génération.

 Odessa, ville natale de Jabotinsky, tient une place particulièrement importante dans son livre. Le roman respire littéralement Odessa, ses paysages urbains, la mentalité originale de ses habitants heureux de vivre, leur inimitable parler haut en couleurs.

 

L'Auteur

Vladimir Zeev Jabotinsky (1880-1940) est né à Odessa. Il commence une carrière journalistique comme correspondant à Berne de deux journaux d’Odessa.

Revenu dans sa ville, il signe dans des revues littéraires.

Le pogrom de Kichinev en 1903 l’incite à se lancer dans des activités politiques. Alors que les sionistes socialistes encourageaient les Juifs à combattre dans leurs pays d’origine, Jabotinsky affirmait que la délivrance de son peuple ne se trouvait qu’en terre d’Israël. En 1914, il lance un appel en faveur de la création d’une force juive qui combattrait aux côtés des alliés pour libérer la Palestine de la domination ottomane.

Après la Première Guerre mondiale, il s’installe en Palestine et devient rédacteur en chef du nouveau journal hébreu, Hadoar. Suite à des dissensions au sein de l’Organisation sioniste il constitue en 1923 une fédération sioniste indépendante fondée sur la « révision » des relations avec la Grande-Bretagne et réclamant un État juif.

À partir de 1925, il donne des conférences afin de promouvoir la cause de l’État juif dans le monde entier. Conscient de l’imminence d’un danger pour son peuple, en 1936 il appela à « l’évacuation » des Juifs d’Europe Orientale vers la Palestine.

Par la diversité de son talent dans de nombreux domaines, Jabotinsky rappelle les grands hommes de la Renaissance. Homme politique courageux, il a laissé un héritage intellectuel très important. Malgré sa vie agitée, il écrit sans répit, parlant plusieurs langues : hébraïque, russe, yiddish, anglaise, française, italienne. Sa vocation première est la littérature, avec le russe comme langue pour son œuvre littéraire. Il est l’auteur de nombreux articles polémiques, discours, poèmes, traductions.

Il a traduit en hébreu Edgar Poe et son Corbeau, traduction inégalée encore aujourd’hui, Verlaine ou  Dante.

En 1901 et 1902 il écrit deux pièces : Le Sang  et  D’accord, jouées au théâtre municipal d’Odessa ; en 1911 il publie L’Étranger  puis le poème  Pauvre Charlotte  sur Charlotte Corday. En 1914, il traduit en russe La légende du pogrom du poète national hébraïque Chaïm Nahman Bialik, traduction qui stupéfait Maïakovski. Deux romans seront édités : Samson le Nazaréen, en 1926 et  Les Cinq, en 1936. Il est également l’auteur de deux drames, Vivre à l’étranger et  Religion. Parallèlement, il s’est employé à trouver un système de transcription de l’hébreu en caractères latins et a commencé un dictionnaire des rimes en hébreu.

  

  COLLECTION : Littérature étrangère — PRIX : 23 €

DATE DE PARUTION : 16 mars 2006

 

 

 

Page d'accueil