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Les affreux de Chloé Schmitt

Actualité littéraire – rentrée 2012

Les affreux

« Voici le journal de guerre d’Alfonse Maubard, né quelque part dans un siècle mou. En temps de paix, croyait-il. Si son récit début au moment de sa blessure, ne vous méprenez pas : sa guerre est bien la vôtre aussi, vous qui êtes encore à peu près entier. Aucune blessure ne peut vous en réformer. Cette guerre n’a d’autre fin que la vôtre. »

Avertissement de Les affreux

Un homme est victime d’un accident cardiovasculaire. Il se retrouve prisonnier de son corps, vissé dans un fauteuil roulant. Débute pour lui une seconde vie dans laquelle ne lui reste qu’une arme : la lucidité. Il regarde et écoute alors le monde qui l’entoure ; un monde cruel, étriqué, irrémédiablement voué à sa perte. Ses amis ne savent plus comment se comporter face à ce qu’il voient comme les restes d’un camarade d’infortune échoué entre la vie et la mort, et laissé de surcroit avec le poids d’un corps devenu socialement inutile et encombrant. Sa femme, perdant son travail et comprenant que son mari avait une maîtresse se suicide. Alphonse est alors envoyé chez son frère qu’il n’avait pas revu depuis des années. Se dessine alors l’échec d’une relation fraternelle en même temps qu’arrive Annabelle, la jeune copine de son frère qui s’occupe de lui avec une tendresse et une prévenance inattendue. Une petite poche d’espoir s’entrouvre. Résistera-t-elle à la violence de ce frère brutal et désabusé, à l’image de ce monde en dérive qui entoure les personnages ?

Les affreux rappelle Le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique Bauby en ce qu’il met en scène cet emprisonnement du corps racheté par une parole et un regard neuf. Ici, le regard, comme la langue est acéré, brut, et cynique. Chloé Schmitt cite Céline comme référence absolue, un auteur dont la noirceur l’a toujours attirée. Chaque tournure, chaque phrase du roman creuse en effet le quotidien dans ce qu’il a de plus abject pour y puiser une beauté sans fard.

Chloé Schmitt

Chloé Schmitt, étudiante à Sciences Po, publie son premier roman

A seulement vingt-et-un ans, Chloé Schmitt, étudiante à Sciences Po, fait la rentrée littéraire chez Albin Michel avec un premier livre coup-de-poing où la force de l’écriture l’emporte sur le désenchantement du monde.

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En savoir plus:

Les affreux de Chloé Schmitt dans les 10 titres en lice pour le prix du premier Roman

 


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