| Lorenzaccio par Jean-Pierre Vincent
Résumé
de Lorenzaccio
Lorenzaccio par Jean-Pierre Vincent
Théâtre des Amandiers à Nanterre,
du 12 octobre au 18 Novembre 2000
Aborder Lorenzaccio est un redoutable privilège, un pari devant lequel
on demeure longtemps songeur, avant de s'y lancer. Quand on s'y lance, c'est une aventure
sur tous les plans.
Alfred de Musset a rêvé en 1833 une pièce excédant toutes les
normes et tous les codes de son temps, y compris ceux de la génération romantique en
pleine ébullition. Il a plongé dans une histoire de l'Histoire, celle de l'assassinat en
1536 du tyrannique Alexandre de Médicis par son cousin Lorenzo. Il a suivi pas à pas les
détails fourmillants des chroniques historiques. Cependant il a produit l'uvre la
plus personnelle et la plus véritablement déchirée de notre romantisme.
Le Léviathan politique que nous présente Lorenzaccio est un monde
luxuriant et noir. Ici, pas d'heureux dénouement qui, malgré la mort du héros, nous
réconcilierait. Du fond de sa solitude Musset nous adresse à tous, encore aujourd'hui,
une série d'avertissements, et nous tend des miroirs. A nous de nous Y regarder, si nous
voulons, nous qui vivons au même titre que lui, en une époque où le passé
est en ruines
et l'avenir en gestation bien incertaine.
La Florence imaginaire de Musset ressemble en bien des points à la
France des années 1830, telle qu'il l'a vécue : cette invasion ecclésiastique, cet
étalement de la corruption, cette humiliation après les gloires napoléoniennes, ce
sentiment d'étouffement de la jeunesse. Mais c'est aussi par là, qu'elle se projette
vers l'avenir et nous rejoint.
Lorenzo, ange et pourriture, concentre en lui la tension centrale qui
traverse toute la pièce et les autres personnages : d'un coté la corruption
omniprésente, de l'autre l'angélisme étouffé qui anime tous ceux qui voudraient '
faire quelque chose". la réponse finale de Musset n'est pas optimiste, mais
avons-nous besoin d'optimisme, ou bien de franchise ? Et avons-nous besoin de théâtre
bien ficelé, ou de ce genre de monstre qui file dans plusieurs directions à la fois, qui
se fiche pas mal des unités de temps, de lieu, qui fonce tête baissée dans les
sécurités de l'écriture classique. Peu importe à Musset ce qui en résultera : son
théâtre est irrecevable en son temps. C'est à l'avenir qu'il prétend s'adresser. son
imprudence/impudence s'est donné quelque chance de vibrer encore longtemps.
Jean-Pierre Vincent
(In Programme Festival d'Avignon.)
Résumé de Lorenzaccio
L'action se passe à Florence en janvier 1537. Depuis peu, la ville a
signé la paix avec Charles Quint, empereur d'Allemagne. Ce dernier avec la complicité du
pape, a remis le pouvoir entre les mains du duc Alexandre de Médicis, issu d'une des
vieilles familles de la cité.
Le duc est jeune et mène une vie débauche. Il règne sur la ville par
la terreur, ne tenant compte ni du peuple, ni des autres grandes familles de Florence. On
le déteste, mais pas autant que son cousin, son âme damnée : Lorenzo de Médicis,
méchamment surnommé Lorenzaccio.
Acte I
Scène 1
Florence est en plein carnaval. La Lune éclaire un jardin. Le duc
Alexandre de Médicis en compagnie de Lorenzo de Médicis attend avec impatience
l'arrivée d'une jeune adolescente de quinze ans; une jeune fille dont Lorenzo vient
d'acheter la vertu à sa propre mère afin de l'amener dans le lit du duc. Emporté par
son désir, le duc s'approche du pavillon où se trouve la jeune fille.
Scène 2
Dans la rue, au lever du jour.
Plusieurs commerçants et bourgeois masqués sortent d'une maison
illuminée. Ils commentent la situation politique de la ville. Il y a le père Mondella,
un orfèvre qui déplore la décadence régnant dans la cité et qui critique Alexandre de
Médicis, un bâtard dépravé et cruel dont les proches multiplient cynisme et outrages.
Une femme, admirative devant les fenêtres éclairées, évoque avec envie le bal
magnifique donné par Nicolo Nasi pour le mariage de sa fille. Déguisé en religieuse, le
duc Alexandre sort du bal en compagnie de son fidèle Salviati. Ce dernier provoque la
belle Louise Strozzi. Il tente de la séduire, mais celle-ci l'éconduit fermement.
Scène 3
Chez le marquis Cibo
Le marquis Cibo quitte Florence pour se rendre sur ses terres, à la
campagne. Il fait des adieux émus à sa femme. Après son départ, le cardinal Cibo, le
beau-frère de la marquise évoque le mariage de la fille Nasi. La marquise regrette que
le duc se soit déguisé en religieuse, ridiculisant ainsi l'église. Elle avoue
également au cardinal ses convictions républicaines, et ceci, bien qu'elle reçoive de
la part du duc Alexandre, des lettres enflammées; lettres auxquelles elle ne donne
d'ailleurs pas suite.
Scène 4
Dans une cour du palais du duc
Le duc reçoit le cardinal Valori, de retour de Rome : ce dernier
l'informe que le pape Paul III est irrité des désordres auxquels se livre Lorenzo, que
le peuple surnomme. Sire Maurice, un chancelier abonde en ce sens Lorenzaccio. Le duc
Alexandre prend la défense de son cousin. C'est à ce moment qu'apparaît Lorenzo. Il se
moque du chancelier, qui le provoque en duel. Ce duel amuse Alexandre. Lorenzo s'évanouit
à la vue de l'épée.
Scène 5
Devant l'église de Saint-Miniato. La foule sort de l'église.
Les belles dames de la Cour discutent, avec les bourgeois et les
favoris du duc, des fêtes du carnaval. Apparaît alors Julien Salviati. Après avoir
scandalisé plusieurs dames, il se vante d'une promesse que lui aurait faite Louise
Strozzi, celle de coucher avec lui.
Scène 6
Le soir, sur les bords de l'Arno.
Marie Soderini, la mère de Lorenzo, est en compagnie de Catherine, la
tante du jeune homme. Elle s'interroge sur l'évolution de son enfant dont elle regrette
la lâcheté ; lui qui tout jeune avait un idéal de vérité et manifestait une grande
générosité pour les pauvres. A présent, son visage semble même enlaidi par ce cynisme
qui l'habite. Catherine, la tante de Lorenzo, prend la défense du jeune homme, tandis que
sa mère, qui imaginait un autre destin pour son fils, souffre de voir ce rêve
s'évanouir. C'est alors que les exilés Florence, au nombre desquels Maffio, qui vit
très mal la débauche de sa sur, partent pour les grandes villes italiennes, en
maudissant une dernière fois, cette ville maudite.
Acte II
Scène 1
Chez les Strozzi
Philippe Strozzi, le père, déplore la déchéance du peuple et
regrette la corruption qui gangrène Florence. Il est également attristé par la
complaisance de la population face à la débauche. Pierre et Thomas, ses deux fils,
apprennent que leur sur Louise a été insultée par Julien Salviati, l'un des
fidèles du duc Alexandre de Médicis. Ils décident, malgré l'opposition de leur père,
de la venger.
Scène 2
Le portail d'une église
Lorenzo est en compagnie du cardinal Valori. Un jeune peintre
enthousiaste, Tebaldeo, montre aux deux hommes une toile représentant le portrait de ses
rêves. Lorenzo le met face à ses contradictions puis finalement lui propose un travail :
"Qu'il vienne demain au palais pour un tableau d'importance".
Scène 3
Chez la Marquise de Cibo
Le Cardinal Cibo est persuadé que le pape Paul III attend de lui qu'il
influence le duc Alexandre. Il tente de pousser sa belle-sur, la marquise de Cibo,
qu'il entend en confession, à devenir l'amante du duc. Il pourrait ainsi profiter de
l'influence de la Marquise sur Alexandre, pour orienter la politique de Florence.
Scène 4
Au palais des Soderini
Marie Soderini, la mère de Lorenzo, et Catherine, la tante du jeune
homme, évoquent avec nostalgie le passé, lorsqu'arrive Lorenzo. Marie, raconte à son
fils son rêve de la nuit dernière. Elle l'a aperçu, semblable au jeune enfant pur qu'il
était autrefois. Lorenzo se montre troublé et demande à sa tante de lui lire l'histoire
de Brutus. Arrivent alors son Oncle, Bindo, accompagné d'un ami. Tous deux souhaitent
savoir dans quel camp se situe Lorenzo. Soutient-il les Médicis ou se range-t-il du
côté des anciennes familles de Florence ? Lorenzo se met du côté des républicains.
Arrive alors le duc Alexandre, qui passe lui faire une visite. Lorenzo en profite pour
solliciter des privilèges pour son oncle et son ami. Les deux hommes, piégés, se
confondent en remerciement. Le duc reste seul avec Lorenzo. Il lui avoue qu'il a séduit
la marquise Cibo et qu'il souhaiterait maintenant que Lorenzo lui serve d'entremetteur
auprès de sa tante Catherine, une belle femme qui ne le laisse pas insensible.
Scène 5
Une salle du palais des Strozzi
Le vieux Philippe Strozzi observe de sa fenêtre les rues sombres de
Florence. Il a peur pour son fils Pierre qui s'est promis de venger l'honneur de sa
sur Louise. Pierre , justement arrive avec ses deux compagnons. Ils viennent de tuer
Julien Salviati. Louise repousse son frère , couvert de sang. Ce dernier , malgré les
conseils , refuse de se cacher.
Scène 6
Au palais du Duc
Tebaldeo réalise le portrait du Duc Alexandre. Il est à demi-nu, et a
enlevé sa côte de mailles. Lorenzo profite de la situation pour s'en empare
discrètement et la jette dans un puits. Malgré les soupçons de Giomo, l'un de ses
conseillers, le duc Alexandre ne croit pas que ce soit Lorenzo qui ait commis un tel acte.
Scène 7
Devant le palais
Salviati, en train de mourir, se traîne auprès du duc et dénonce ses
assassins. Alexandre promet de le venger et demande à ce qu'on les jette en prison.
Acte III
Scène 1
La chambre à coucher de Lorenzo
Dans sa chambre, Lorenzo s'entraîne avec son maître, Scoroncolo, au
maniement des armes. Lorenzo ne révèle pas l'identité de son ennemi, mais il semble
décidé à l'affronter seul. Il s'essaye à la pratique des armes , en faisant beaucoup
de bruit et en criant, afin que ses voisins puissent s'habituer et ne donnent pas l'alerte
le jour, où il se battra.
Scène 2
Chez les Strozzi
Pierre Strozzi regrette de ne pas avoir réussi à tuer Salviati. Il
décide de préparer un complot, avec ses amis, contre l'ignoble Alexandre de Médicis.
Puis il réussit à convaincre son père de l'accompagner chez les Pazzi, où a lieu un
banquet républicain.
Scène 3
une rue
Alors qu'ils se rendent chez les Pazzi, Pierre et Thomas sont arrêtés
par un officier allemand et conduits en prison. Alexandre de Médicis a décidé de faire
comparaître devant le tribunal les deux fils Strozzi. Leur père se lamente de
l'iniquité de la justice qui va condamner les fils d'une honorable famille. Lorenzo
arrive. Et a une longue discussion avec Philippe Strozzi. Le vieil demande à Lorenzo de
délivrer Florence d'Alexandre de Médicis. Lorenzo évoque alors son destin. Lorsqu'il
était jeune , il était bon et pur, puis un jour fatal, il a promis de libérer la patrie
de ses despotes. Investi de cette mission, il a souhaité tuer le pape, mais il n'en a pas
eu le temps. Il s'est alors infiltré dans l'entourage d'Alexandre de Médicis, c'est pour
cela qu'il fut obligé de devenir son complice de débauche. Nul ne peut agir sans se
compromettre et se salir le mains. Philippe Strozzi loue le courage du Jeune homme.
Bientôt Lorenzo va donc tuer le duc, mais il ne croit pas que les républicains seront
capables de profiter de cette situation pour libérer Florence de la tyrannie. Son crime
sera peut-être inutile, mais il servira au moins, à le venger, lui , qui ne peut
retrouver sa pureté perdue.
Scène 4
Au palais Soderini
Catherine, la tante de Lorenzo, vient de recevoir la déclaration
d'amour que lui a fait parvenir Alexandre. Il lui demande un rendez-vous et insinue que
Lorenzo cautionne cette rencontre. Marie, la mère de Lorenzo est désespérée. Elle
annonce qu'elle va mourir de chagrin.
Scène 5
Chez la marquise
La marquise est chez elle et attend Alexandre. Elle éconduit le
cardinal qui annonce qu'il reviendra lors d'un moment plus favorable.
Scène 6
Le boudoir de la marquise
La marquise reçoit le duc et essaie de le convaincre de prendre la
tête des républicains . Il pourrait ainsi libérer Florence de la domination allemande.
Elle lui conseille de s'affranchir de ses mauvais conseillers et essaie de l'émouvoir en
évoquant la postérité. Alexandre n'est guère réceptif aux discours vertueux de sa
maîtresse , et il préfère prendre congé. Tandis que la marquise aide son amant à
remettre son habit, apparaît le cardinal.
Scène 7
Chez les Strozzi
Philippe a invité les quarante Strozzi à souper. Ses deux fils,
emprisonnés, sont absents. Le vieil homme demande aux convives de l'aider à les
libérer. Durant le dîner, Louise Strozzi meurt empoisonnée. C'est un émissaire des
Salviati qui a commis ce forfait. Les convives crient vengeance. Désespéré, Philippe,
annonce qu'il renonce à la lutte et qu'il quittera Florence dès le lendemain.
Acte IV
Scène 1
Au palais du duc
Le duc Alexandre indique ignorer qui a empoisonné Louise Strozzi.
Lorenzo vérifie une dernière fois que le duc ne porte pas sa cote de mailles et lui
annonce que sa tante Catherine accepte de le recevoir. Il souhaite attirer le duc dans la
chambre de Catherine et ainsi mettre en uvre son projet.
Scène 2
Une rue
Relaxés par le Tribunal de Florence, les deux fils Strozzi reviennent
chez eux. Ils apprennent que leur sur a été empoisonnée et que leur père a
quitté Florence. Pierre jure de se venger
Scène 3
Une rue
Lorenzo donne rendez-vous à Scoroncolo pour le soir même. Il lui
demande juste d'être présent et de n'intervenir que si l'ennemi se défend. Resté seul,
Lorenzo médite sur son destin. Faut-il vraiment tuer Alexandre ? est-il si mauvais ce duc
qui s'est montré généreux envers lui? Doit-il aller au bout de ce dessein qui a ruiné
toute sa vie ?
Scène 4
Chez le marquis de Cibo
Le cardinal menace sa belle-sur de révéler à son mari sa
liaison avec le duc. Il lui reproche d'avoir irrité Alexandre en lui tenant des discours
républicains. Sarcastique, elle lui indique qu'elle aimerait bien voir comment un prête
se comporte en de telles circonstances. Le cardinal souhaite qu'elle reprenne ses
relations avec le duc. La marquise juge indécent cette incitation à la débauche . Le
cardinal menace de mettre sa menace à exécution. C'est à ce moment qu'apparaît le
marquis qui rentre de la campagne. La marquise se jette à ses pieds et lui avoue tout.
Scène 5
La chambre de Lorenzo
Marie, la mère de Lorenzo qui ne peut supporter les avances du duc à
la jeune Catherine, est tombée malade. Lorenzo est en discussion avec Catherine sur les
avances du Duc. Il se rend compte qu'il ne peut encourager la débauche de sa tante.
Resté seul, il pleure la mort de Louise Strozzi et le sort que pourrait connaître sa
tante.
Scène 6
Une vallée avec un couvent dans le fonds
Pierre Strozzi rejoint son père dans le couvent où il s'est retiré.
Il tente de le convaincre de se joindre aux conspirateurs qui ont obtenu le soutien de
François 1er et qui sont maintenant aux portes de Florence. Le vieil homme
refuse de prendre les armes contre sa propre patrie.
Scène 7
Un quai sur le bord de l'Arno
Lorenzo avertit les républicains qu'il va bientôt tuer Alexandre.
Personne ne veut le croire.
Scène 8
Dans la plaine
Pierre Strozzi rejoint les conspirateurs . mais Philippe , son père ,
ne s'étant pas joints à eux, ils renoncent à marcher sur Florence.
Scène 9
Une place, la nuit
Seul dans la nuit, Lorenzo prépare une dernière fois, dans les
moindres détails, le crime qu'il s'apprête à commettre.
Scène 10
Chez le duc
Le cardinal Cibo, et Giomo, l'un des favoris du duc, préviennent ce
dernier que Lorenzo prépare un complot contre lui. Alexandre refuse de les croire.
Scène 11
La chambre de Lorenzo
Le duc a suivi Lorenzo , persuadé que celui-ci le conduit vers
Catherine. Il arrivé dans la chambre de Lorenzo et se prépare à accueillir sa nouvelle
maîtresse. Lorenzo tue alors le duc et son maître d'armes, Scoroncolo, découvre
l'identité de la victime. Lorenzo savoure ce bonheur , puis il s'enfuit après avoir
caché le cadavre d'Alexandre dans sa chambre.
Acte V
Scène 1
Au palais du duc
Le cadavre d'Alexandre vient d'être découvert dans la chambre de
Lorenzo. Le cardinal Cibo propose qu'on nomme très rapidement un successeur. Le conseil
des Huit ne sait quel homme désigner. Le cardinal Cibo propose le nom de Côme de
Médicis.
Scène 2
A Venise
Lorenzo rejoint Philippe Strozzi et lui apprend qu'il a tué le duc de
Florence. Le vieil homme se réjouit de cette chance qui est donnée à Florence, mais
Lorenzo doute du sursaut des républicains. Puis Lorenzo découvre que son sa tête est
mise à prix par le conseil des Huit. Il est accusé d'être un traître à la patrie.
Scène 3
Une rue, à Florence
Une conversation de rue nous apprend que le marquis Cibo a pardonné à
sa femme son infidélité.
Scène 4
Une auberge
Pierre Strozzi, reçoit d'un messager le soutien du roi de France. Il
souhaite encore organiser un coup de force , mais sans trop savoir comment.
Scène 5
Une place à Florence
Le marchand et l'orfèvre que nous avions lors du premier acte
évoquent la mort du duc. Ils annoncent que Côme de Médicis a été désigné comme
nouveau du de Florence.
Scène 6
Une rue, à Florence
Des étudiants appellent les citoyens de Florence à ne pas laisser
désigner un duc sans voter.
Scène 7
Venise, le cabinet de Strozzi
Lorenzo apprend la mort de sa mère. Ils déplorent tous deux, la
nomination de Côme de Médicis en remplacement d'Alexandre. Malgré les mises en garde de
Philippe, Lorenzo décide de braver le danger et de se promener dans Venise. A peine
est-il sorti , qu'un domestique annonce sa mort. Un homme, caché derrière la porte l'a
assommé et la foule a jeté son corps dans la lagune.
Scène 8
Florence, la grande Place
Le peuple acclame Côme de Médicis tandis que le cardinal Cibo lui fait prêter
serment . Le nouveau duc promet au cardinal de toujours respecter ses conseils.

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