1803 |
Prosper
Mérimée naît le 23 septembre à Paris. Son père, Léonor, est professeur de dessin à
l'Ecole Polytechnique. C'est un peintre reconnu, grand spécialiste des écoles flamande
et italienne. La mère de Prosper, Anne-Louise Moreau, de presque 20 ans moins âgée que
son mari, descend de Marie Leprince de Beaumont, la conteuse qui immortalisa La Belle
et la Bête. Dès son plus jeune âge Prosper Mérimée est en contact avec le monde
de l'art. |
1811 |
Le jeune
Prosper Mérimée suit ses études au lycée Napoléon (Henri IV). C'est un élève moyen,
qui toutefois, se distingue en droit. |
1819 |
Après son
baccalauréat, il commence des études de droit, sur les conseils de son père. |
1820 |
Sous
l'influence de sa mère, il s'intéresse à la littérature anglaise, l'une des sources du
romantisme français naissant. |
1822 |
Mérimée commence une tragédie
( Cromwell) dont il fait une lecture chez son ami Viollet-Le-Duc. Il aimerait
devenir écrivain, mais souffre de 2 handicaps : il n'a ni nom, ni fortune. De plus, ses
positions libérales et religieuses ne lui facilitent pas la tâche. Il a du mal à
intégrer les milieux de la Cour et du faubourg Saint-Germain. Il parvient à force de
patience à faire son entrée dans la vie mondaine et fréquente les salons parisiens.
Il fréquente bientôt Musset et Hugo. Il rencontre Stendhal (Henri Beyle), de 20 ans
son aîné, qui devient l'un de ses amis. |
1823 |
Mérimée
obtient sa licence de droit. Il est exempté de service militaire pour "faiblesse de
constitution" |
1825 |
Mérimée,
passionné par le théâtre espagnol publie une série d'articles anonymes dans le
Globe. Puis il conçoit l'idée d'une mystification : il "crée" une
comédienne espagnole, Clara Gazul, dont un imaginaire M. Joseph Lestrange vient de
traduire les uvres. Il lit ou fait lire chez Delécluze, six pièces qui seront
publiées sous le titre, Théâtre de Clara Gazul. Il y dévoile un esprit
brillant, à la fois fantaisiste et humoristique. Plusieurs revues tombent dans le piège,
cependant Le Globe révèle la mystification. |
1826 |
Mérimée qui
mène une vie de dandy, effectue trois voyages en Angleterre. Le reste du temps, il
fréquente les cercles littéraires parisiens. |
1827 |
Mérimée
rencontre Emilie Lacoste qui deviendra sa maîtresse.
Il persévère dans la supercherie. Il publie La Guzla
(anagramme de Gazul), présenté comme un recueil de chants populaires, qui auraient été
écrits par un certain Hyacinthe Maglanovitch (comme pour le Théâtre de Clara Gazul,
c'est Mérimée qui en est l'auteur). |
1828 |
Mérimée est
blessé en duel par le mari de sa maîtresse Emilie Lacoste.
Il commence la publication de nouvelles qui vont établir sa
réputation. |
1829 |
Mérimée
fréquente le Cénacle.
Ce sont les années de création intense. Il publie Chronique du
règne de Charles IX, un brillant tableau des guerres de religion du XVI ème siècle.
Il publie également des nouvelles : Mateo Falcone, Vision de
Charles IX, Tamango, Federigo, L'Enlévement de la Redoute. |
1830 |
Sa pièce,
Le Carrosse du Saint-Sacrement, est jouée par l'actrice Augustine Brohan, dont
Mérimée est amoureux. La pièce cause un véritable scandale en raison de ses positions
antireligieuses.
Mérimée publie Le Vase Etrusque et la Partie de Trictrac.
La Monarchie de juillet va permettre à Mérimée de faire valoir ses
idées libérales; Elle va lui faciliter les contacts et lui permettre d'obtenir
protection, faveurs et emplois.
Lors d'un voyage en Espagne, Mérimée fait la connaissance du futur
Comte de Montijo, le père de la future épouse de l'empereur Napoléon III. Eugénie, la
future impératrice n'est alors âgée que de 4 ans. |
1831 |
Grâce à
diverses protections, Mérimée entre dans la haute administration. Il est nommé chef de
cabinet du Comte d'Argout, Ministre du Commerce. |
1832 |
Mérimée est chargé des mesures
prophylactiques pendant l'épidémie. Il publie Lettres à une inconnue. |
1833 |
Mérimée a une liaison
éphémère avec George Sand Il publie La Double Méprise. |
1834 |
Mérimée devient inspecteur
général des monuments historiques. Sa passion pour l'archéologie et son goût des
voyages peuvent ainsi s'épanouir pleinement. Il publie les Ames du
Purgatoire |
1835 |
Mérimée
publie ses notes d'un voyage dans le Midi de la France. Ces notes seront le point
de départ de La Vénus d'Ille qu'il publiera
2 ans plus tard |
1836 |
Début de la
liaison entre Mérimée et Mme Delessert
Mort de son père
Mérimée publie ses notes d'un voyage dans l'Ouest de la France |
1837 |
Mérimée
publie La Vénus d'Ille |
1838 |
Mérimée
publie ses notes d'un voyage en Auvergne |
1839 |
Mérimée
voyage en Italie avec Stendhal |
1840 |
Mérimée
publie ses notes d'un voyage en Corse qui lui inspirent Colomba. Cette nouvelle, l'un de ses chefs d'uvre
parait en juillet dans La revue des Deux Mondes. |
1841 |
Mérimée
visite la Grèce et la Turquie |
1842 |
Mort des son
ami Stendhal |
1844 |
Mérimée
publie Arsène Guillot, une nouvelle dans La revue des Deux Mondes.
Il est reçu à l'Académie française |
1845 |
Mérimée
publie Carmen. Cette nouvelle ne connait
qu'un faible succès, elle doit beaucoup sa gloire à Bizet (1875). Il apprend le russe. |
1849 |
Mérimée
traduit Pouchkine. Il est l'un des premiers à s'intéresser à la littérature russe. La
revue des Deux Mondes publie La dame de Pique qu'il a adapté de l'auteur
russe.
Il publie H.B, en l'honneur de son ami Stendhal (Henri Beyle),
mort en 1842. |
1852 |
Mérimée est
emprisonné 15 jours à la Conciergerie pour l'affaire Libri. Il avait défendu la cause
d'un bibliothécaire indélicat, faussaire, qui était le mari d'une de ses anciennes
maîtresses. |
1853 |
Mérimée
publie des Monuments de France.
Mérimée est nommé sénateur à vie. Il devient un familier de
Napoléon III et de son épouse Eugènie de Montijo. Il devient l'une des cibles des
opposants à l'Empereur. Hugo, de retour d'exil, s'exclamera : "Le paysage était
plat comme Mérimée."
Il voyage en Espagne. |
1854 |
Rupture avec
Mme Delessert |
1856 |
Atteint dès
1856, de graves troubles de la respiration, il commence à se rendre dans le midi, à
Cannes, sans cesser pour autant de voyager.
Il traduit le coup de Pistolet de Pouchkine |
1858 |
Mérimée fait
faire à Napoléon III et à l'impératrice sa fameuse dictée. Ils font respectivement 54
et 90 fautes. |
1862 |
Mérimée sert
de nègre à Napoléon III pour la rédaction d'une Histoire de Jules César.
Mérimée achète une maison à Cannes pour tenter de soigner une grave
bronchite chronique. |
1863 |
Il se partage
entre l'Angleterre, Cannes, Paris et Biarritz.
Il refuse le Ministère de l'Instruction publique
Il rédige la préface de Pères et Enfants de son ami
Tourgueniev. |
1865 |
Il rencontre
Bismarck le 18 septembre |
1866 |
Il lit la
Chambre bleue et Lokis à Mme Delessert |
1868 |
Mérimée
publie Lokis |
1869 |
Son l'asthme
le fait terriblement souffrir |
1870 |
Mérimée
reste très attaché au régime impérial. Il essaie en vain de s'opposer à sa chute en
août 1870. Profondément affecté par la déroute de la France dans la guerre
franco-prussienne et par la défaite de Sedan, il meurt à Cannes le 23 septembre. Il est
enterré au cimetière anglais de Cannes. |
1871 |
Sa maison de
Paris est incendiée pendant les troubles de la Commune. |
1873 |
Publication
posthume de Dernières Nouvelles |